Kinshasa - RD Congo : mercredi, 02 décembre 2020 -

Information continue en RD Congo et dans le monde

Faune et Flore
Google se réorganise et devient «Alphabet» : 
Ne dites plus Google mais « Alphabet ». Toutes les sociétés du géant des nouvelles technologies seront désormais représentées sous ce nouveau nom. Alphabet devient la « maison-mère » de toutes les activités de l'entreprise américaine. L'objectif affiché de ses dirigeants est d'être plus transparents et plus inventifs. Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio Lorsque Google devient « Alphabet », les fées de la finance se penchent sur le berceau de la nouvelle entité. Ce changement de nom marque une restructuration du géant des nouvelles technologies. Le monde entier connaît le moteur de recherche, la messagerie Gmail ou encore la pateforme de vidéos YouTube. Mais la société se diversifie en permanence avec certains produits que l'on n'associe pas forcément à Google, comme Calico qui travaille sur des médicaments contre le vieillissement ou la recherche contre le cancer. La dernière innovation du géant internet américain, la Google Car, la voiture sans chauffeur, est expérimentée en ce moment aux Etats-Unis. La Bourse salue cette annonce Google est donc une société en permanente évolution, et qui craignait de perdre en visibilité. C'est ainsi, expliquent les fondateurs, que l'idée d'Alphabet est née. L'objectif affiché de la direction en Californie est la transparence, qui doit permettre de rassurer le monde de la finance et d'attirer les investisseurs. C'est manifestement pari gagné. Car si cette annonce-surprise a été faite, comme c'est la tradition, à la fermeture de Wall Street lundi, le titre Google a bondi de plus de 7% après la clôture. Le nouveau Google conservera notamment le moteur de recherche, les activités publicitaires, YouTube, le système d'exploitation mobile Android, les cartes Maps ou encore Gmail. Les activités annexes, plus éloignées de son cœur de métier comme Calico ou Nest (objets connectés), seront elles regroupées au sein d'Alphabet. La holding Alphabet sera dirigée par Larry Page, le co-fondateur et directeur général actuel de Google qui cèdera sa place à l'actuel vice-président du groupe Sundar Pichai. Et elle sera cotée en Bourse en lieu et place de Google. Avec RFI.fr
(mardi 11 août 2015.)
Le titulaire d'un compte Facebook peut désormais choisir un e-héritier : 
Facebook annonce ce 12 février 2015 le déploiement d'une nouvelle fonction : celle-ci permet aux membres du réseau social de désigner une personne qui sera chargée de gérer leur compte après leur décès.   Cette fonction, Legacy Contact, n'est pour le moment accessible qu'aux Etats-Unis mais Facebook va la déployer petit à petit dans d'autres pays. Elle apparaît dans la partie sécurité des paramètres du compte et permet de choisir un contact qui « héritera » dudit compte. Cette personne peut être un membre de la famille ou un ami, peu importe. Une fois désignée, elle sera avertie par un message et devra donner, ou non, son accord.   Dès que Facebook sera averti du décès d'un de se membres, sa page sera transformée en mémorial et l'expression « Remembering » (en souvenir de) apparaîtra au-dessus du nom du titulaire du compte. Son contact désigné pourra alors y épingler un dernier message en haut de sa Timeline, accepter de nouvelles demandes « d'amis », mettre à jour les photos de profil et de couverture.   Il ne pourra en revanche pas se connecter comme le titulaire de la page et voir ses messages privés. Enfin, si le titulaire du compte l'y autorise, le contact « héritier » pourra aussi récupérer une archive de tout ce qui aura été partagé sur ce compte Facebook (photos, messages et contenu du profil).   Cette nouvelle possibilité s'ajoute à ce que proposait déjà Facebook : à savoir la suppression pure et simple du compte ou sa transformation en mémorial.   @01net.com
(jeudi 26 février 2015.)
Microsoft Word et Powerpoint accessibles gratuitement depuis les mobiles : 
Microsoft a annoncé jeudi la mise à disposition gratuite sur les smartphones et tablettes d'une version allégée de ses produits vedettes, la suite Office regroupant le traitement de texte Word, le tableur Excel et les présentations PowerPoint. L'ouverture d'Office à l'écosystème du grand rival Apple avait été l'une des premières grandes ruptures imposées par le nouveau patron du groupe informatique américain, Satya Nadella: une application Office pour la tablette iPad avait été lancée fin mars. Payer pour des fonctionnalités élargies uniquement Son utilisation nécessitait toutefois jusqu'à présent le paiement d'un abonnement à Office 365, la version dématérialisée en ligne de la suite de bureautique.L'application mobile d'Office sera désormais utilisable gratuitement, même si Microsoft souligne dans l'un de ses blogs officiels que l'abonnement à Office 365 permettra d'accéder à «des fonctionnalités d'édition et de collaboration élargies, un stockage illimité sur OneDrive, une intégration avec (le service de stockage en ligne concurrent) Dropbox et une série d'autres avantages». Une version adaptée à l'iPhone L'abonnement reste également nécessaire pour utiliser les logiciels d'Office sur un ordinateur classique. Outre l'application pour iPad qui, selon Microsoft, a déjà été téléchargée plus de 40 millions de fois, une version adaptée à l'iPhone d'Apple est également lancée jeudi.Microsoft promet aussi pour l'an prochain une autre application Office pour les tablettes de diverses marques utilisant le système d'exploitation Android de Google, ainsi qu'une version optimisée pour son prochain système d'exploitation Windows 10. Plus d'un milliard d'utilisateurs Microsoft revendique plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde pour Office, qu'il vendait traditionnellement sur supports physiques (disquettes, puis CD) mais qu'il s'efforce de plus en plus de proposer sous forme d'abonnement en ligne (Office 365) car cela représente une source de revenus plus régulière (Avec 20minutes.fr)  
(samedi 08 novembre 2014.)
L'ambitieux projet anti-cancer de Google : 
Pour permettre de diagnostiquer le cancer avec précision, le géant internet américain Google a dévoilé mardi un nouveau projet de recherche. Il sera question pour une équipe de scientifiques d'étudier la possibilité d'utiliser les nanoparticules dans la détection de la maladie. "Les nanoparticules pourraient être ingérées sous la forme de comprimés afin de pénétrer dans le sang," explique la firme américaine dans une note de présentation du projet. "Elles seraient conçues pour repérer et se fixer sur un type particulier de cellules, comme les cellules tumorales." L'étape suivante, le diagnostic à proprement parler, consistera à associer les nanoparticules ingérées "à un objet connecté équipé de capteurs spéciaux". Selon les précisions de Google, différentes techniques de transmission non invasives, comme les ondes radio ou lumineuses, sont étudiées dans le cadre de la recherche. "Nous proposerons la technologie sous contrat de licence à des partenaires, afin qu'il développent des produits dont l'efficacité et la sécurité pourront être testés lors d'essais cliniques", indique encore le groupe américain. Le projet est piloté par "Google X", la branche du géant internet travaillant sur des projets futuristes comme les voitures sans chauffeur (Google Car), les lunettes interactives (Google Glass), ou le projet Loon utilisant des montgolfières comme relais internet. (Avec BBC)
(mardi 28 octobre 2014.)
Le nom de domaine "Ebola.com" vendu pour plus de 170 000 euros : 
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. L'épidémie d'Ebola a permis aux propriétaires du nom du site internet Ebola.com de réaliser une belle opération financière en revendant leur nom de domaine pour plus de 200 000 dollars (170 000 euros), vendredi 24 octobre. Le vendeur du nom Ebola.com est l'entreprise Blue String Ventures, basée dans le Nevada, qui se décrit comme une société investissant dans des noms de domaine et de marques sur internet. L'acheteur est une société établie en Russie, appelée WeedGrowthFund, connue auparavant sous le nom de Ovation Research.  Le site Ebola.com contient des articles sur la maladie et des réponses aux questions les plus fréquentes sur la fièvre hémorragique qui a causé la mort de près de 4 900 personnes depuis le début de l'année. La société a déboursé 50 000 dollars (40 000 euros) en liquide, ainsi que 19 192 actions de la société Cannabis Sativa, qui promeut l'usage médical de la marijuana, pour un montant de près de 170 000 dollars (134 000 euros). Les raisons derrière la vente du nom de domaine ne sont pas connues, mais le patron de Cannabis Sativa, l'ancien gouverneur du Nouveau-Mexique GaryJohnson, a déclaré publiquement penser que le cannabis pourrait être utile dans les traitements pour soigner le virus de la fièvre hémorragique. (Avec francetvinfo)
(samedi 25 octobre 2014.)

Super User

En marge du centième anniversaire du défunt Antoine-Roger Bolamba, l’Association sans but lucratif regroupant les écrivains : poètes, essayistes, nouvellistes, romanciers, dramaturge et autres (PN-RD. Congo) a organisé le samedi 3 août 2013, au centre culturel « Le Zoo », une journée d’hommages à cet écrivain décédé depuis le 9 juillet 2002. C’était sous le haut patronage du ministre de la jeunesse, des Sports et Loisirs, de la Culture et des Arts, Banza Mukalay que cette journée a été organisée. Au cours de cette cérémonie de commémoration, les hommes qui n’ont que le stylo comme arme de bataille, ont rappelé à l’assistance les œuvres immortelles de leur pair Antoine-Roger Bolamba.

Prenant la parole à cette occasion, le Directeur général du centre culturel « Le Zoo », Ignace Joseph Maloba Mwaluka Kalunga a, d’entrée de jeu, souligné qu’Antoine Bolamba fut un passionné du métier d’écrivain dès 1913 et fut aussi auteur de plusieurs œuvres d’esprit qui ne cessent d’aider ses compatriotes congolais jusqu’aujourd’hui. Révélant le parcours de cette grande personnalité de la littérature congolaise, le Directeur du centre culturel « le Zoo » a rappelé que Bolamba a été, de son vivant, nommé successivement secrétaire d’Etat à l’information et Affaires culturelles par le tout premier Premier ministre, Patrice Emery Lumumba. Sous le Gouvernement du Premier ministre Cyril Adoula, le baobab Bolamba fut, une fois de plus, nommé ministre de l’Information. Pour clore ses propos, le DG Ignace Joseph Maloba s’est fait le devoir de saluer, à sa juste valeur, la première visite du ministre de la Culture dans les installations du centre culturel « le Zoo ». L’occasion faisant le larron, le numéro Un de ce centre a réitéré ses vifs remerciements et profonde gratitude pour cette confiance renouvelée.

Le président de PN-RD.Congo, Emmanuel Mateso Locha a remercié, pour sa part, le ministre Banza Mukalay pour l’attention et l’intérêt qu’il a accordés à cette grande manifestation.

En outre, il a salué la portée de cette activité qui, selon bon nombre de gens, immortalise cet écrivain de renom qui a laissé des traces ineffaçables dans les bibliothèques congolaises. Au fond, le président de PN-RD. Congo Asbl a souligné que le vœu le plus ardent de leur association est que les écrivains apparemment délaissés par les gouvernants, trouvent leur place aux côtés des autres acteurs socioculturels.

« Nous prônons que les écrivains rayonnent comme les autres acteurs du secteur de la culture. Le gouvernement congolais doit prévoir une enveloppe consistant pour le bon fonctionnement de ces chevaliers de la plume qui font un travail de titan en livrant à la jeunesse congolaise les œuvres de l’esprit. A ce sujet, le PN-RD. Congo compte immortaliser l’immanence des œuvres de l’esprit », a laissé entendre le président de PN-RD. Congo.

Au-delà des activités ducentenaire d’Antoine-Roger Bolamba, le PN-RD. Congo exhorte la jeunesse congolaise à lire et relire les œuvres de Bolamba, consacré miroir évolutif de la République démocratique du Congo qui parlait au fond du cœur des congolais. Des remerciements ont, par ailleurs, été adressés à tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à cette manifestation d’hommage à Antoine-Roger Bolamba par Emmanuel Losha.

De son côté, le ministre de la Culture, Sports et Loisirs, Culture et Arts, Banza Mukalay a salué l’initiative des écrivains congolais qui a consisté à rendre hommage à ce pionnier, ce grand penseur formé par les écoles belges. Il a souligné à cette même occasion que Bolamba occupe une place parmi les grands de la République.

« Bolamba fut un partisan irréductible de l’unité nationale. Il a été soucieux d’établir un pont entre le Congo et l’Afrique par ses œuvres sans insanités », a martelé le ministre de la Culture.

Pour rappel, Antoine-Roger Bolamba avait fait ses études moyennes et d’assistant médical, avant d’être engagé au FOREAMI, dans la commune de Kintambo. Cependant, sa vocation de journaliste et écrivain se traduisait déjà par sa passion d’écrire dans des revues, dont Brousse, organe des Amis de l’Art indigène.

Ce film est l’œuvre d’un réalisateur congolais, Djo  Tundawa Munga. Pour sa première projection en France, plus de 17.000 entrées dans la salle du cinéma. Du côté vente, « Viva Riva ! » a fait un carton plein.

Parlant du film en question Viva Riva ! de Djo Tundawa Munga, un film congolais dont le nom sonne comme un cri de guerre. En fait, ce portrait de Kinshasa est le premier long-métrage de fiction congolaise en salle depuis 25 ans. Réalisé avec un budget de 1,8 millions d’euros.

Pour l’histoire, « C’est un polar sec et nerveux, situé à Kinshasa. Sa trame est aussi simple qu’efficace. Riva rentre au pays au volant d’un camion plein de carburant volé qu’il espère écouler à prix d’or.

Flambeur et ambitieux, distribuant les dollars à tour de bras, ce petit truand a toutes les cartes en main pour devenir le Maître de la Ville. Tout semble lui réussir jusqu’à ce qu’il rencontre dans une boite de nuit une splendide créature, Nora, la femme du caïd local. Viva Riva ! a tous les ingrédients d’un film de gangsters classique : un héros surpuissant, une fille belle à se damner, des mafieux prêts à tout pour se venger et des flics pourris…

Les références de ce film brutal et sexy sont à chercher du côté du cinéma afro-américain des années 1970, mais Viva Riva ! dessine aussi un portrait inoubliable de Kinshasa, ville au bord de la décomposition, et pourtant débordante d’énergie » raconte la technique de ce dernier. »

Note du réalisateur

« Avec Viva Riva !, je voulais trouver une autre façon de montrer à quoi ressemble aujourd’hui la vie à Kinshasa. Ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas dans ma ville natale. Le temps est venu d’évoquer certains aspects de la vie kinoise dont l’existence est connue de tous mais dont personne ne parle ouvertement », explique t-il dans la note du réalisateur.

Et d’ajouter que ces vingt dernières années ont été mouvementées pour les Kinois, qui ont enduré tout ce qu’on peut imaginer de pire ; la guerre, le crime, la corruption, le manque de nourriture et d’énergie, la misère et la dissolution de la structure familiale. Mais le temps passe, et la vie continue.

« Viva Riva ! » est un film résolument moderne. En plongeant avec une telle franchise dans la dureté de certaines situations, l’espoir est de contribuer à en finir avec les visions passéistes de l’Afrique et plus particulièrement de l’art africain. Son intention était tout simplement d’arriver à travailler sans craindre ni avoir honte de montrer qui sont les kinois et à quel genre de problèmes sont-t-ils confrontés actuellement.

Artiste comédien, directeur artistique de l’Ecurie Maloba et directeur du Festival international de l’acteur, Jean Shaka Tshipamba est compté parmi ceux-là qui n’ont pas froid aux yeux pour dire la vérité.

L’opinion lui reconnaît la « qualité » d’appeler le chat par son nom. Dans cet entretien, il est revenu sur les frais que les artistes congolais payent au ministère de la Culture et des Arts avant de sortir du pays. « Droit de sortie », c’est sa nomenclature. Pour lui, ce fait justifie qu’on considère les artistes congolais comme des prisonniers. Et les artistes congolais doivent sortir de cette prison.

D’entrée de jeu, il a tenu à faire le parallélisme suivant : « Un prisonnier, avant de sortir de sa cellule, il lui faut un papier d’autorisation. Donc, il ne peut jamais quitter là sans une autorisation. Or actuellement, on peut dire que cette situation est comparable à celle des artistes congolais en général. Et cette décision est venue de notre gouvernement, il faut avant d’aller se produire à l’étranger acheter un papier avant de sortir, ça veut dire quoi ? »

Par ailleurs, il a regretté qu’à Kinshasa, « les gens m’appellent artiste, mais pour ça, est-ce qu'il me faut une carte biométrique ? » et de dire que cette carte, on l’exige à tous les artistes congolais pour une année, cela veut dire quoi ? Un artiste est-il artiste pendant une année seulement ou pendant toute sa vie ? Et alors pour ceux qui sont à Kasumbalesa au Katanga ou à Kasongo Lunda au Bandundu ? Doivent-ils venir à Kinshasa pour se faire enregistrer ? « On dirait que ces décisions ne s’arrêtent qu’à Kinshasa. Nous, les Kinois, nous regrettons le fait que nous ne gagnons pas beaucoup dans ce que nous faisons, mais on nous rançonne. »

Et puis une carte. « La carte biométrique, bio géométrique… à une période, c’était les blancs qui nous avaient emmené le concept contemporain avec une écriture contemporaine, tout était devenu contemporain : théâtre, danse, musique… on n’a pas pu respirer avec cette affaire mais pour le moment c’est Biométrique, tout le monde est là dedans. Tout est devenu biométrique, qu’on prenne aussi le fufu pour que ça devienne biométrique ».

Répondant à la préoccupation s’ils se sont constitués en un bloc pour aller le faire voir au nouveau ministre, il rétorque que « vous pensez que le ministre ne connaît pas ce problème ? Il doit nous rencontrer et nous dire ce qu’il compte apporter dans ce secteur ».

Parlant du dernier atelier des artistes musiciens avec le nouveau ministre de la Culture et des Arts, il s’est lamenté sur le fait que beaucoup croient que la culture congolaise ne se résume qu’à la musique. Et d’ajouter que « là-bas, il y a l’argent dans l’affaire de Soneca. Je pense qu’il doit aussi rencontrer toutes les autres corporations des artistes. Et nous entendons voir ses projets pour les artistes congolais, surtout pour la culture congolaise en général ».

En guise de conclusion, il a dit sans mâcher les mots : « Il y a eu plusieurs états des lieux, plusieurs résolutions ont été écrites, des recommandations ont été faites, mais rien n’a été fait jusque-là. On est toujours au point de départ. Quand on pose la question sur le statut de l’artiste, on vous dira que c’est en voie d’être élaboré ».

La pérenne crise à l’Est du pays s’envase de plus en plus. L’ubiquiste Rwanda a une fois de plus trouvé combine et alliés pour « envahir » la République Démocratique du Congo. Pour cette fois, la question que l’on se pose est simple : « Pourquoi» ?

Lassez-moi vous parler de l’école. Oui, cette vieille école où nous allions chaque matin, cette corvée qui prend plus de vingt ans de notre vie, celle-là même qui nous obligeaient autre fois à se réveiller tôt… bref celle qui nous rebutait tant. Mais au sortir de cette pénitence, nous avons au moins acquit de choses, comme par exemple : le fait de douter.

Oui, douter sur une infirmation pourtant évidente, tel est l’esprit même de celui qu’on appel un intellectuel. Et comme nous le sommes tous, nous douterons alors. Nous douterons d’une chose, nous douterons d’une imputation, de celui qui affirme : « notre pays est attaqué par des inciviques manipulés par des forces obscures, nationales et internationales ». Une évidence, diriez-vous ! Mais nous savons aussi que ce n’est pas parce que quelqu’un crie au voleur qu’il en est de moins.

Comme le Père qui nous amener des sveltes libérateurs, pour les qualifier d’agresseurs plus tard, le fils, au nom du père, nous fait savoir que les alliés de 2009, avec qui l’on traquait les FDLR, faudra-t-il les présenter ceux-là, ne sont autres que ceux qui appuient les nouveaux ennemis de la nation. L’heure serait donc à la mobilisation générale, derrière notre guide, pour bouter hors notre cher beau pays, le même que celui de Lubumba, ces inciviques… Mende sort de ce corps, ai-je envie de dire. Quoi de plus normal que de se lever derrière ce cicérone, comme un seul homme, unir nos forces et engranger un soulèvement populaire conduisant à la… révolution de la modernité ?

Mais non, attention. Nous sommes intellectuels, nous avons été à l’école, nous posons d’abord de questions, nous doutons et nous nous engageons sur la thèse trouvant concordance à notre pensée.

D’abord, d’où viennent ces agresseurs ? Comment sont-ils chez nous ? Qui les a invités ? Que réclament-ils ? Ce n’est qu’après avoir trouver réponses à ce questionnement que nous, peuple de la République démocratique du Congo, du moins les intellectuels, se rageront derrière le guide. Car dit-on, la fumée sans feu serait de la magie, et notre Raïs est loin d’égaler Harry Houdini.

La guerre reste néanmoins réelle, le patriotisme aussi, au point de pousser au bon questionnement. Face à des pertes en vies humaines, pourtant sacrées, sensées être sacrées, je ferais comme les Mamans de Bunagana, le 7 juin dernier, tapant sur leurs casseroles, « Vous nous amenez la mort encore à Bunagana », scandaient-elles devant Matata Ponyo… « Vous nous amenez la mort encore au Congo», chers compatriotes de dirigeants. Cette chronique destinée aux intellectuels congolais s’achève ainsi.

dimanche, 28 juillet 2013 23:43

Comprendre le groupe armé M23

Pour le profane, l’émergence du groupe armé M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) peut sembler insignifiante. N’est-ce pas là qu’un groupe d’hommes armés parmi tant d’autres, contrôlant quelques kilomètres carrés de savane dans un pays grand comme l’Europe de l’Ouest ?

« Ce [M23] représente un changement de configuration et une évolution qu’il faut prendre au sérieux. [Ce mouvement] a déplacé plus de 200 000 personnes depuis avril, » a dit à IRIN Rupert Colville, un porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en poste à Genève.

Fin mars 2012, le général Bosco Ntaganda, commandant dans les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a mené une mutinerie de 300 à 600 soldats, qui manifestaient ainsi leur mécontentement face au non-paiement de leurs soldes et à leurs mauvaises conditions de vie.

M. Ntaganda (surnommé « terminator ») avait été inculpé pour crime de guerre par la Cour pénale internationale (CPI) en 2006. Le 3 mai 2012, le colonel Sultani Makenga a fomenté une révolte apparemment distincte. Les deux hommes étaient pourtant membres du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), une milice créée en RDC par Laurent Nkunda avec le soutien du Rwanda voisin, avant qu’elle ne soit intégrée aux FARDC dans le cadre de l’accord de paix du 23 mars 2009.

M. Makenga aurait nié tout lien entre les deux mouvements. Pourtant, selon les analystes, ces deux mutineries, condamnées par le Conseil de sécurité des Nations Unies, pourraient avoir été déclenchées en réaction à des indications selon lesquelles le président de la RDC, Joseph Kabila, était sur le point d’honorer ses obligations envers la CPI en arrêtant M. Ntaganda.

M. Colville a rapporté que de « sérieuses allégations » d’atrocités pesaient sur le haut commandement du M23, dont le nom fait référence à la date de l’accord de paix de 2009. Selon lui, c’est pour cette raison que la Haute Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a « mentionné le nom des responsables, contrairement à ses habitudes … Elle a mis en garde contre les dangers du M23. »

Des « assassins notoires »

Dans un podcast des Nations Unies intitulé UN human rights chief fears more rapes, killings in Congo by M23 (la Haute Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme craint que le M23 entraîne une recrudescence des viols et des meurtres en RDC), M. Colville a dit que le M23 était « réellement un regroupement — au moins en ce qui concerne les dirigeants — de personnes bien connues pour avoir violé les droits de l’homme en RDC au cours des dix dernières années… une belle collection d’assassins notoires ».

Les commandants du M23 ont notamment recruté des enfants-soldats (récemment, 20 enfants-soldats de l’unité du M23 du colonel Innocent Zimurinda ont été libérés par les troupes des FARDC), et M. Colville craint que l’on assiste bientôt aux pires violations des droits de l’homme par le M23.

Le secrétaire général des Nations Unies a dit, dans un rapport publié en janvier 2012 sur la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) : « La majorité des actes de violence sexuelle commis dans l’est de la République démocratique du Congo sont le fait des groupes armés, surtout les FDLR [Forces démocratiques de libération du Rwanda — créées par des responsables du génocide de 1994 au Rwanda], ainsi que des éléments intégrés dans les FARDC, notamment les transfuges du CNDP et d’autres groupes armés congolais ».

Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale d’International Crisis Group, a dit à IRIN : « Le M23 inquiète tout le monde, à cause de ses dirigeants et de leur implication dans des homicides. D’autant plus que l’accès à ces zones [contrôlées par le M23] est impossible pour le moment. »

Les responsables mentionnés par Mme Pillay sont, entre autres : M. Makenga, ancien commandant du CNDP impliqué dans le massacre de 67 civils à Kiwandja en 2008 ; le colonel Baudouin Ngaruye, soupçonné d’être mêlé au massacre de 139 civils à Shalio en 2009, alors qu’il était commandant des FARDC et, précédemment, du CNDP ; le colonel Innocent Zimurinda, accusé d’avoir « commandité les massacres de Kiwandja et de Shalio » ; et le colonel Innocent Kaina, qui aurait été impliqué dans une série de violations des droits de l’homme dans le district d’Ituri, dans la province Orientale, en 2004, lorsqu’il était membre — comme M. Ntaganda — de l’Union des Patriotes Congolais (UPC) et de son aile militaire, à savoir les Forces Patriotique pour la Libération du Congo (FPLC), dirigées par Thomas Lubanga Dyilo.

M. Lubanga a été la première personne reconnue coupable de crime de guerre par la CPI pour « l’enrôlement et la conscription » d’enfants-soldats.

L’accord de paix du 23 mars 2009 a entraîné une période de relative stabilité pendant quelques années dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, au cours de laquelle des milliers de combattants du CNDP ont intégré les FARDC. La plupart des commandants du M23 étaient membres du CNDP, qui était soutenu par le Rwanda voisin pour mener une guerre par procuration contre les FDLR en RDC.

M. Nkunda a cependant refusé d’autoriser à ses soldats à participer au programme de désarmement, démobilisation, et réinsertion de la mission des Nations Unies en RDC (MONUC, ancêtre de la MONUSCO). Il a préféré leur permettre d’intégrer les troupes des FARDC, sous réserve qu’il n’y ait pas de recyclage ni de transferts hors des provinces du Kivu. M. Nkunda se trouve actuellement au Rwanda.

Une chaîne de commandement parallèle

Selon un analyste qui a préféré garder l’anonymat, en raison de l’intégration des milices du CNDP dans les FARDC, il existe désormais deux chaînes de commandement. Par ailleurs, la demande des membres du CNDP de rester dans les provinces du Kivu peut être considérée comme une manière pour eux de remplir leur rôle de « protecteurs des Banyamulenge » — des migrants rwandais tutsi arrivés en RDC dans les années 1880 et reconnus comme citoyens congolais.

« Le processus d’intégration du CNDP en 2009 permet de comprendre la crise actuelle », a dit M. Vircoulon. « La hiérarchie militaire [du CNDP] n’a jamais été démantelée. Nous revenons à la situation d’il y a quelques années et l’histoire se répète. »

Dans un rapport publié le 4 juin 2012, intitulé Le Rwanda doit cesser d’aider un criminel de guerre présumé, Human Rights Watch a déclaré que le M23 était taillé dans la même étoffe que le CNDP et que le Rwanda aidait activement le nouveau groupe armé, comme elle aidait le CNDP auparavant. Le gouvernement rwandais de Paul Kagame a toujours nié ces allégations.

Un rapport du groupe d’experts des Nations Unies sur la RDC devrait être publié très prochainement. Cependant, la publication d’une section traitant des allégations de liens entre le Rwanda et le M23 sera vraisemblablement reportée en raison d’un veto posé par un membre du conseil de sécurité.

Échec de la réforme du secteur de la sécurité

Selon un rapport élaboré en 2012 par un grand nombre d’organisations non gouvernementales internationales et congolaises, intitulé Prendre position sur la réforme du secteur de la sécurité, les cycles de violence dans l’est de la RDC sont la conséquence d’un « manque de volonté politique » de la part du gouvernement congolais pour mener à bien la réforme du secteur de la sécurité (RSS) et de la « mauvaise coordination » des partenaires internationaux de la RDC.

Selon le rapport, l’aide publique au développement consacrée à la question du conflit, de la paix et de la sécurité ne s’est élevée qu’à 530 millions de dollars de 2006 à 2010, soit environ six pour cent de l’aide totale hors allègement de la dette. « Les dépenses affectées directement à la gestion et à la réforme du système de sécurité sont encore moindres, s’élevant à 84,79 millions de dollars US sur la même période, soit à peine plus de 1 %. »

La RDC est aux prises avec de nombreux groupes armés — de l’Armée de résistance du seigneur à l’Alliance des forces démocratiques dirigée par Jamil Mukulu, un rebelle musulman ougandais, en passant par les milices communautaires d’autodéfense Maï-Maï — et certains analystes considèrent les FARDC comme « un autre groupe armé » en raison de leur manque de discipline et de leurs violations attestées des droits de l’homme.

Un rapport publié en 2011 par le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP) intitulé Small Arms in Eastern Congo, A Survey on the Perception of Insecurity (armes légères dans l’est de la RDC, enquête sur le sentiment d’insécurité) a montré que les FARDC étaient considérées comme la deuxième plus grande menace pour la sécurité, après les groupes armés.

Le rapport ‘Prendre position sur la RSS’ a révélé que l’opinion « dominante » selon laquelle il était trop dangereux d’envisager une RSS efficace devait être tempérée par les conséquences du maintien du statu quo et que « le plus gros risque de voir naître de nouveaux conflits provient du cœur-même des services de sécurité congolais, surtout des FARDC ».

« Il ne fait aucun doute que la réforme du secteur de la sécurité sera pénible à court terme mais, à long terme, les risques causés par une inaction seraient bien plus grands. Un nouvel effondrement de la RDC dans la guerre aurait un coût humain, politique et financier inimaginable, » précise le rapport.

go/cb- ld/amz

Les combats ont repris lundi dans la province du Nord-Kivu, située dans l’Est de la République démocratique du Congo. Une situation instable qui pousse certains habitants à se réfugier à Rwanguba, dans la région de Rutshuru, pour se mettre à l’abri. Un exode qui n’est pas sans conséquence puisque 150 cas de choléra sont à déplorer.

Au lendemain de l’élection présidentielle contestée du 28 novembre 2011, le président réélu Joseph Kabila avait décidé de réintégrer les rebelles, soutenant Etienne Tshisekedi, dans l’armée régulière. La réconciliation entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les ex-rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) n’aurait été qu’un leurre ?

Toujours est-il que, depuis le mois de mai, les combats entre les FARDC et les mutins ex-rebelles ont repris de plus belle dans la province du Nord-Kivu. Après une courte accalmie, la province s’embrase à nouveau lundi alors que tous les élèves passent leur examen d’État (équivalent du Bac).

200 000 déplacés

A en croire les ex-rebelles, repliés sur une colline proche de Mbuzi, les FARDC auraient fait feu à l’arme lourde. Les mutins ex-rebelles affirmaient lundi, vouloir attendre l’intervention de la Monusco (Mission de l’ONU au Congo) avant de riposter.

Selon l’AFP, plus de 200 000 Congolais auraient fui ces violences. Parmi eux, certains se sont refugiés à Rwaguba, dans la région de Rutshuru, pour se mettre à l’abri. Un exode qui n’est pas sans conséquence puisque 150 cas de choléra sont à déplorer. Les ONG et autres associations humanitaires restent mobilisées pour venir en aide aux déplacés.

150 cas de choléra à déplorer

La situation humanitaire se dégrade chaque jour un peu plus. Selon les ONG et associations humanitaires actuellement sur place parmi les déplacés, 150 réfugiés seraient atteints du choléra. Ces associations travaillent en collaboration avec le ministère congolais de la Santé pour endiguer cette épidémie détectée chez les déplacés qui ont fui la reprise des combats entre les mutins du Mouvement du 23 mars (M23) et les FARDC.

Ces combats entre les FARDC et les ex-rebelles du CNDP feraient suite à une série d’arrestations arbitraires des membres de l’opposition. Selon l’Association africaine des droits de l’Homme (Asadho), plusieurs membres de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti d’Étienne Tshisekedi, en ont été victimes depuis le début de l’élection présidentielle. Pis, d’autres auraient été détenus illégalement. L’organisation dénonce une violation des lois nationales et internationales.

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