Kinshasa - RD Congo : vendredi, 30 octobre 2020 -

Information continue en RD Congo et dans le monde

Faune et Flore
Google se réorganise et devient «Alphabet» : 
Ne dites plus Google mais « Alphabet ». Toutes les sociétés du géant des nouvelles technologies seront désormais représentées sous ce nouveau nom. Alphabet devient la « maison-mère » de toutes les activités de l'entreprise américaine. L'objectif affiché de ses dirigeants est d'être plus transparents et plus inventifs. Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio Lorsque Google devient « Alphabet », les fées de la finance se penchent sur le berceau de la nouvelle entité. Ce changement de nom marque une restructuration du géant des nouvelles technologies. Le monde entier connaît le moteur de recherche, la messagerie Gmail ou encore la pateforme de vidéos YouTube. Mais la société se diversifie en permanence avec certains produits que l'on n'associe pas forcément à Google, comme Calico qui travaille sur des médicaments contre le vieillissement ou la recherche contre le cancer. La dernière innovation du géant internet américain, la Google Car, la voiture sans chauffeur, est expérimentée en ce moment aux Etats-Unis. La Bourse salue cette annonce Google est donc une société en permanente évolution, et qui craignait de perdre en visibilité. C'est ainsi, expliquent les fondateurs, que l'idée d'Alphabet est née. L'objectif affiché de la direction en Californie est la transparence, qui doit permettre de rassurer le monde de la finance et d'attirer les investisseurs. C'est manifestement pari gagné. Car si cette annonce-surprise a été faite, comme c'est la tradition, à la fermeture de Wall Street lundi, le titre Google a bondi de plus de 7% après la clôture. Le nouveau Google conservera notamment le moteur de recherche, les activités publicitaires, YouTube, le système d'exploitation mobile Android, les cartes Maps ou encore Gmail. Les activités annexes, plus éloignées de son cœur de métier comme Calico ou Nest (objets connectés), seront elles regroupées au sein d'Alphabet. La holding Alphabet sera dirigée par Larry Page, le co-fondateur et directeur général actuel de Google qui cèdera sa place à l'actuel vice-président du groupe Sundar Pichai. Et elle sera cotée en Bourse en lieu et place de Google. Avec RFI.fr
(mardi 11 aot 2015.)
Le titulaire d'un compte Facebook peut désormais choisir un e-héritier : 
Facebook annonce ce 12 février 2015 le déploiement d'une nouvelle fonction : celle-ci permet aux membres du réseau social de désigner une personne qui sera chargée de gérer leur compte après leur décès.   Cette fonction, Legacy Contact, n'est pour le moment accessible qu'aux Etats-Unis mais Facebook va la déployer petit à petit dans d'autres pays. Elle apparaît dans la partie sécurité des paramètres du compte et permet de choisir un contact qui « héritera » dudit compte. Cette personne peut être un membre de la famille ou un ami, peu importe. Une fois désignée, elle sera avertie par un message et devra donner, ou non, son accord.   Dès que Facebook sera averti du décès d'un de se membres, sa page sera transformée en mémorial et l'expression « Remembering » (en souvenir de) apparaîtra au-dessus du nom du titulaire du compte. Son contact désigné pourra alors y épingler un dernier message en haut de sa Timeline, accepter de nouvelles demandes « d'amis », mettre à jour les photos de profil et de couverture.   Il ne pourra en revanche pas se connecter comme le titulaire de la page et voir ses messages privés. Enfin, si le titulaire du compte l'y autorise, le contact « héritier » pourra aussi récupérer une archive de tout ce qui aura été partagé sur ce compte Facebook (photos, messages et contenu du profil).   Cette nouvelle possibilité s'ajoute à ce que proposait déjà Facebook : à savoir la suppression pure et simple du compte ou sa transformation en mémorial.   @01net.com
(jeudi 26 fvrier 2015.)
Microsoft Word et Powerpoint accessibles gratuitement depuis les mobiles : 
Microsoft a annoncé jeudi la mise à disposition gratuite sur les smartphones et tablettes d'une version allégée de ses produits vedettes, la suite Office regroupant le traitement de texte Word, le tableur Excel et les présentations PowerPoint. L'ouverture d'Office à l'écosystème du grand rival Apple avait été l'une des premières grandes ruptures imposées par le nouveau patron du groupe informatique américain, Satya Nadella: une application Office pour la tablette iPad avait été lancée fin mars. Payer pour des fonctionnalités élargies uniquement Son utilisation nécessitait toutefois jusqu'à présent le paiement d'un abonnement à Office 365, la version dématérialisée en ligne de la suite de bureautique.L'application mobile d'Office sera désormais utilisable gratuitement, même si Microsoft souligne dans l'un de ses blogs officiels que l'abonnement à Office 365 permettra d'accéder à «des fonctionnalités d'édition et de collaboration élargies, un stockage illimité sur OneDrive, une intégration avec (le service de stockage en ligne concurrent) Dropbox et une série d'autres avantages». Une version adaptée à l'iPhone L'abonnement reste également nécessaire pour utiliser les logiciels d'Office sur un ordinateur classique. Outre l'application pour iPad qui, selon Microsoft, a déjà été téléchargée plus de 40 millions de fois, une version adaptée à l'iPhone d'Apple est également lancée jeudi.Microsoft promet aussi pour l'an prochain une autre application Office pour les tablettes de diverses marques utilisant le système d'exploitation Android de Google, ainsi qu'une version optimisée pour son prochain système d'exploitation Windows 10. Plus d'un milliard d'utilisateurs Microsoft revendique plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde pour Office, qu'il vendait traditionnellement sur supports physiques (disquettes, puis CD) mais qu'il s'efforce de plus en plus de proposer sous forme d'abonnement en ligne (Office 365) car cela représente une source de revenus plus régulière (Avec 20minutes.fr)  
(samedi 08 novembre 2014.)
L'ambitieux projet anti-cancer de Google : 
Pour permettre de diagnostiquer le cancer avec précision, le géant internet américain Google a dévoilé mardi un nouveau projet de recherche. Il sera question pour une équipe de scientifiques d'étudier la possibilité d'utiliser les nanoparticules dans la détection de la maladie. "Les nanoparticules pourraient être ingérées sous la forme de comprimés afin de pénétrer dans le sang," explique la firme américaine dans une note de présentation du projet. "Elles seraient conçues pour repérer et se fixer sur un type particulier de cellules, comme les cellules tumorales." L'étape suivante, le diagnostic à proprement parler, consistera à associer les nanoparticules ingérées "à un objet connecté équipé de capteurs spéciaux". Selon les précisions de Google, différentes techniques de transmission non invasives, comme les ondes radio ou lumineuses, sont étudiées dans le cadre de la recherche. "Nous proposerons la technologie sous contrat de licence à des partenaires, afin qu'il développent des produits dont l'efficacité et la sécurité pourront être testés lors d'essais cliniques", indique encore le groupe américain. Le projet est piloté par "Google X", la branche du géant internet travaillant sur des projets futuristes comme les voitures sans chauffeur (Google Car), les lunettes interactives (Google Glass), ou le projet Loon utilisant des montgolfières comme relais internet. (Avec BBC)
(mardi 28 octobre 2014.)
Le nom de domaine "Ebola.com" vendu pour plus de 170 000 euros : 
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. L'épidémie d'Ebola a permis aux propriétaires du nom du site internet Ebola.com de réaliser une belle opération financière en revendant leur nom de domaine pour plus de 200 000 dollars (170 000 euros), vendredi 24 octobre. Le vendeur du nom Ebola.com est l'entreprise Blue String Ventures, basée dans le Nevada, qui se décrit comme une société investissant dans des noms de domaine et de marques sur internet. L'acheteur est une société établie en Russie, appelée WeedGrowthFund, connue auparavant sous le nom de Ovation Research.  Le site Ebola.com contient des articles sur la maladie et des réponses aux questions les plus fréquentes sur la fièvre hémorragique qui a causé la mort de près de 4 900 personnes depuis le début de l'année. La société a déboursé 50 000 dollars (40 000 euros) en liquide, ainsi que 19 192 actions de la société Cannabis Sativa, qui promeut l'usage médical de la marijuana, pour un montant de près de 170 000 dollars (134 000 euros). Les raisons derrière la vente du nom de domaine ne sont pas connues, mais le patron de Cannabis Sativa, l'ancien gouverneur du Nouveau-Mexique GaryJohnson, a déclaré publiquement penser que le cannabis pourrait être utile dans les traitements pour soigner le virus de la fièvre hémorragique. (Avec francetvinfo)
(samedi 25 octobre 2014.)
samedi, 01 novembre 2014 17:06

RDC-Présidentielle: Tshisekedi se prépare

En République démocratique du Congo (RDC), Etienne Tshisekedi, l’un des principaux leaders de l’opposition, s'est remis de ses problèmes de santé et veut réorganiser son parti, en vue de la prochaine élection présidentielle.

"M. Tshisekedi participera au congrès de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), en décembre 2015. Il veut réorganiser son parti, afin de remporter la présidentielle de 2016", a expliqué à l’AFP l’un de ses militants, le docteur Oly Ilunga Kalenga.

Etienne Tshisekedi se trouve depuis le 17 août à Bruxelles, où il est en convalescence.

Il avait contesté en 2011 sa défaite face au président Joseph Kabila et dénoncé des fraudes.

Kabila, au pouvoir depuis 2001, ne peut pas être candidat à la présidentielle de 2016, selon la Constitution actuelle du pays.

(Avec BBC)

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Cela fait plus de deux mois que l'opposant congolais Etienne Tshisekedi est en convalescence à Bruxelles. Sa famille assure qu'il va bien, mais son absence prolongée de la scène politique alimente les spéculations et a déclenché une véritable bataille pour sa succession à l'intérieur de son parti, l'UDPS. Un parti tiraillé entre les pros et les anti-Félix Tshisekedi, le fils de l'opposant, accusé par certains de profiter de la situation pour écarter de potentiels concurrents.

La bataille n'est pas officiellement déclarée, mais « elle est acharnée », assure un cadre de l'UDPS. Parmi les principaux protagonistes, Felix Tshisekedi, accusé par détracteurs de « séquestrer » son père à Bruxelles, et de profiter de sa maladie pour mieux capter son héritage. En témoigne selon eux cette tournée dans l'intérieur du pays qu'il effectue depuis plusieurs semaines. Une tournée aux allures de « pré campagne électorale », estiment certains.

« L'UDPS a besoin d'être redynamisé », rétorque Félix Tshisekedi. Lui assure ne pas chercher à se positionner comme le dauphin, mais se dit prêt à « servir les intérêts de son parti en cas de besoin ». Reste que ces derniers mois, plusieurs concurrents potentiels ont été écartés. Albert Moleka, ex-directeur de cabinet d'Etienne Tshisekedi. Et également Claude Kiringa, le représentant de l'UDPS au Canada, accusé par Félix Tshisekedi d'avoir fait fuiter un rapport interne dans la presse. Un rapport qui préconisait justement l'organisation d'un congrès anticipé au sein du parti pour préparer la succession.

Claude Kiringa conteste son éviction et accuse Félix d'usurper les pouvoirs de son père. « Personne ne peut usurper les pouvoirs du président », s'insurge Claude Kiringa. Plusieurs représentants de l'UDPS à l'étranger ont prévu de se réunir dans les semaines qui viennent pour organiser leur riposte. « Quand on va en guerre, il faut bien mesurer ses forces », prévient l'un d'entre eux.

Kinshasa, 18/10/2014 (Rfi via Aucongo.cd)

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Il n’a plus de titre, ni qualité, pour engager Tshisekedi wa Mulumba et l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Udps en sigle. C’est par une note circulaire que les instances dirigeantes de ce parti phare de l’Opposition politique congolaise, ont  choisi de mettre les points sur les ‘’i’’, en brisant le mythe qui, depuis un certain, entourait  l’état de relations devenues tumultueuses entre le lider maximo et son Directeur de Cabinet.

En effet, d’après cette note signée Bruno Mavungu, Secrétaire Général de l’Udps, M. Albert Moleka n’est plus membre de Cabinet d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Par conséquent, il n’est plus habilité à parler en son nom, ni à l’engager, ni encore moins à engager l’Udps devant les tiers.  Cette note ne précise pas, cependant, si M. Albert Moleka peut encore se prévaloir de sa qualité de membre du parti ou pas.

Mais, tout compte fait, il ne serait pas exagéré de penser qu’en vertu d’une certaine pratique érigée en règle au sein de l’Udps, M. Moleka Albert dont aucun grief n’est repris sur cette  note circulaire, soit considéré d’ores et déjà  comme étant  ‘’exclu ou auto-exclu’’. C’est donc là, un divorce consommé entre Tshisekedi et l’un de ses ex-disciples parmi ceux qui, jusqu’il y a peu, ceinturaient encore son pré-carré.  

A chacun de cerner les contours de cette nouvelle affaire et d’en tirer, si ce besoin en était encore, les conclusions sur la suite de cet énième nettoyage des écuries d’Augias, sur  un ordre péremptoire et indiscutable de Tshisekedi, lui-même. 

Kinshasa, 22/05/2014 (La Prosperité via Aucongo.cd)

 

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Un dirigeant régional du principal parti d'opposition en République démocratique du Congo, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a été déféré à la justice vendredi, plus de quatre mois après son arrestation, a-t-on appris samedi de source officielle.

Président fédéral de l'UDPS au Kasaï oriental, Bruno Kabatshi avait été arrêté le 2 janvier à Mbuji-Mayi, capitale de cette province du centre du pays. Vendredi, il a été mis "à la disposition de son juge naturel", c'est-à-dire devant un tribunal de Mbuji-Mayi, ville où ont été commis les faits qui lui sont reprochés, a indiqué à l'AFP un haut responsable congolais sous le couvert de l'anonymat.

M. Kabatshi avait été arrêté à la suite d'un débat télévisé avec un membre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti du président de la République, Joseph Kabila. Les autorités lui reprochent d'avoir manqué de respect au chef de l'État, d'avoir "incité la population à la haine" et les forces de l'ordre à la désobéissance, a indiqué le haut responsable congolais.

"Atteinte à la liberté d'expression"

Interrogé par l'AFP, Samy Badibanga, chef du groupe UDPS à l'Assemblé nationale, a contesté les fait reprochés à M. Kabatshi, estimant que les poursuites contre lui relevaient "d'une atteinte à la liberté d'expression". M. Kabatshi, a-t-il dit, a participé "à une émission tout à fait normale dans laquelle il a donné son point de vue sur les élections de 2011", qui ont permis au président Kabila, au pouvoir depuis 2001 de se maintenir à son poste pour un nouveau mandat de 5 ans. "Chacun peut donner son avis sur ce qui s'est passé en 2011" sans être inquiété, a ajouté M. Badibanga.

Pour l'opposition congolaise et la communauté internationale, la présidentielle et les législatives de 2011 ont été marquées par des irrégularités massives.

Rejetant les résultats officiels l'ayant placé en deuxième position derrière M. Kabila, le président de l'UDPS, Etienne Tshisekedi, aujourd'hui âgé de 82 ans, estime depuis lors être le "président élu" de la RDC.

Conduit à Kinshasa après son arrestation, M. Kabatshi avait été détenu par l'Agence nationale du renseignement (ANR) puis emprisonné au centre pénitentiaire de Makala, la grande prison de la capitale congolaise, jusqu'à son transfèrement à Mbuji-Mayi vendredi.

Kinshasa, 18/05/2014 (AFP/Jeuneafrique via Aucongo.cd)

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jeudi, 10 avril 2014 01:12

RDC : comment va Étienne Tshisekedi ?

Au moment où des rumeurs folles circulent à Kinshasa sur l'état de santé d'Étienne Tshisekedi, ses proches tentent de rassurer. Selon eux, l'état de santé de l'opposant historique congolais s'améliore, mais ce dernier a encore besoin du "repos"…

Des rumeurs folles sur l'état de santé d'Étienne Tshisekedi circulent ces derniers jours à Kinshasa. Le président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), arrivé deuxième à la dernière présidentielle, est malade. "Comme tout être humain", précise un membre de son entourage. "Mais lorsqu'on a affaire à une légende, il n'est pas surprenant de voir certaines personnes se laisser aller dans des fantasmes", ajoute-t-il.

>> Lire aussi : Etienne Tshisekedi en observation aux Cliniques universitaires

"Tshisekedi est-il mort ?" "Va-t-il être transféré d'urgence en Afrique du Sud, en France ou aux États-Unis pour des soins appropriés ?" "Il n'arriverait plus à communiquer ?" Dans les rues de la capitale congolaise en effet, chacun y va de son commentaire. Mais Étienne Tshisekedi, 81 ans, "se porte aujourd'hui mieux qu'il y a quelques semaines", selon un de ses proches qui a requis l'anonymat, soulignant qu'il s'agit là d'un "dossier qui relève du domaine médical et familial".

Des audiences suspendues à "durée indéterminée"

Que sait-on vraiment aujourd'hui sur l'état de santé actuel de l'opposant historique congolais (il a commencé sa lutte politique en 1982) ? "Le président a des ennuis de santé", reconnaît un cadre du parti. Et "tout peut arriver", lâche un autre. Conséquence : depuis le 3 mars, Étienne Tshisekedi ne reçoit plus dans son cabinet de travail, selon nos informations. "Toutes les audiences ont été suspendues pour une durée indéterminée car le Vieux a besoin du repos", précisent nos sources.

>> Lire aussi : où est passé Étienne Tshisekedi ?

Mais de quoi souffre-t-il ? Silence radio. "De la goutte notamment", à en croire certaines indiscrétions autour du "sphinx de Limeté".

Début mars, Étienne Tshesekedi avait pourtant quitté sa résidence pour aller s'incliner devant la tombe de Louis-Michel Bilia alias "Louis XIV", un de ses compagnons de lutte de la première heure. À ce jour, c'est sa dernière sortie publique. Depuis, plus rien. Sa dernière prise de parole remonte, elle, plus loin encore : fin janvier 2012. Mais "il a continué à recevoir et à discuter avec plusieurs émissaires nationaux et internationaux, nuance-t-on à l'UDPS. Il est d'ailleurs toujours attendu aux États-Unis".

Kinshasa, 10/04/2014 (Jeuneafrique via Aucongo)
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lundi, 17 mars 2014 07:06

RDC: L'UDPS en quête de stratégie

L’UDPS a-t-elle décidé de sortir de son silence ? Dans un entretien à Afrikarabia, Félix Tshisekedi promet une nouvelle stratégie pour contrer le régime de Joseph Kabila et la fin du « mutisme » de l’UDPS.

Le principal parti d’opposition congolais apparaît plus affaibli que jamais. Depuis la réélection contestée de Joseph Kabila en novembre 2011, l’UDPS s’est muré dans un silence assourdissant, pratiquant le boycott de l’Assemblée nationale, ou des Concertations nationales initiées par le pouvoir. Une politique de la chaise vide qui n’a pas permis au leader du parti, Etienne Tshisekedi, 81 ans, de s’imposer comme le patron de l’opposition. Le « sphinx de Limete » s’est autoproclamé président de la République démocratique du Congo en lieu et place de Joseph Kabila. Et même si le scrutin chaotique de 2011 est considéré comme « non crédible » par la communauté internationale, Tshisekedi s’est isolé dans son rôle de « président » sans pouvoir, que tout le  monde a fini par ignorer. Certains de ses cadres ont préféré quitter le navire pour siéger à l’Assemblée nationale ou participer aux Concertations.

Pendant ce temps, deux « jeunes loups » de l’opposition ont profité de ce vide médiatique pour s’imposer sur le devant de la scène. Le premier s’appelle Martin Fayulu. Le chef de l’Ecidé a lancé une pétition, « Sauvons le Congo« , demandant la démission du président de la commission électorale (Ceni), Apolinaire Malu-Malu, avec un certain retentissement. Le second est Vital Kamerhe, le président de l’UNC,  qui s’est taillé un costume de « super opposant » après les mésaventures de sa « caravane pour la paix » dans l’Est du pays. Dans ce contexte, l’UDPS et son leader vieillissant cherchent à rebondir. Le fils d’Etienne Tshisekedi, Félix, nous a accordé un entretien depuis Bruxelles sur l’avenir du premier parti d’opposition congolais.

- Afrikarabia : L’UDPS n’est plus vraiment audible aujourd’hui dans l’opposition congolaise. Allez-vous continuer votre stratégie du silence ?

- Félix Tshisekedi : Nous allons désormais nous faire entendre. Il y a deux semaines, ici en Belgique, nous avons réuni tous les responsables de l’UPDS de l’extérieur. Nous avons passé en revue tous nos problèmes. Très bientôt nous enverrons une délégation à Kinshasa, que je vais conduire, et qui va rencontrer le président (Etienne Tshisekedi, ndlr) pour voir ce qu’il y a lieu de faire. Je vous le promets, on entendra parler de nous.

- Afrikarabia : Vous avez refusé que les députés de l’UDPS siègent à l’Assemblée nationale ainsi qu’aux Concertations lancées par le président Joseph Kabila. Allez-vous continuer à tout boycotter ?

- Félix Tshisekedi : C’est pour ces raisons que nous nous sommes réunis à Bruxelles,  pour analyser toutes ces prises de position et voir dans quelles mesures on peut en revoir certaines ou en requalifier d’autres. Ce n’est pas à moi de dire ce qu’il faudra faire, cela reviendra à notre président. Mais je peux vous certifier qu’à l’avenir la position de l’UDPS sera entendue et défendue.

- Afrikarabia : Le silence de l’UDPS c’est donc fini ?

- Félix Tshisekedi : Le mutisme c’est fini. Nous allons communiquer, expliquer pourquoi il y a eu ce mutisme. Nous communiquerons beaucoup plus.

- Afrikarabia : Dans le contexte d’un nouveau gouvernement d’union nationale, l’UDPS pourrait-elle y participer ?

- Félix Tshisekedi : Il n’est pas question pour nous d’entrer dans un quelconque gouvernement d’union nationale. Nous sommes toujours sur le contentieux électoral de 2011. Nous estimons avoir gagné les élections et tout ce que fait Kabila et son camp n’est qu’imposture. Ce nouveau gouvernement d’union nationale sera illégitime pour nous.

- Afrikarabia : Allez-vous vous rapprocher d’autres partis d’opposition comme le MLC de Jean-Pierre Bemba, toujours détenu à la Cour pénale internationale de La Haye ?

- Félix Tshisekedi : Pour le moment, c’est une option qui n’est pas levée avec le MLC ou tout autre parti. L’UDPS est ouverte à toutes les discussions pour voir si cela vaut la peine de constituer des alliances ou pas.

- Afrikarabia : Pourriez-vous vous rapprocher de l’UNC de Vital Kamerhe ?

- Félix Tshisekedi : Je vous ferais la même réponse. Nous échangeons de temps et temps, mais il n’y a pas d’alliance formelle.

- Afrikarabia : Il paraît peu probable qu’en 2016, votre père, Etienne Tshisekedi qui a 81 ans, décide de se représenter à l’élection présidentielle. Comment allez-vous aborder ces nouvelles échéances électorales ?

- Félix Tshisekedi : Peu probable, c’est vous qui le dites. L’avenir appartient à Dieu. Mais que ce soit Etienne Tshisekedi ou un autre, l’UDPS prendra rendez-vous aux prochaines élections, si elles sont démocratiques et transparentes.

- Afrikarabia : Un congrès du parti est fixé pour 2015, la succession d’Etienne Tshisekedi est-elle à l’ordre du jour ?

- Félix Tshisekedi : Pour le moment, non. Notre prochain congrès n’a pas pour vocation de trouver un successeur à Etienne Tshisekedi, mais de lever les grandes options politiques.

- Afrikarabia : Vous seriez prêt pour assurer la relève à la tête de l’UDPS ?

- Félix Tshisekedi : La relève, ce n’est pas qu’une seule personne. La relève ce sont toutes les personnes qui ont accompagné Tshisekedi dans son combat. La relève reposera sur les épaules de toute une génération : la génération Tshisekedi.

- Afrikarabia : Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2016, souhaitez-vous un positionnement plus clair de Joseph Kabila, que la Constitution actuelle interdit de briguer un nouveau mandat ?

- Félix Tshisekedi :  Pour nous Kabila est éliminé depuis 2011, il n’a plus à se représenter. Mais nous avons des informations qui nous indiquent que Joseph Kabila est en train de préparer un référendum pour soumettre à la population une modification de la Constitution. C’est une manoeuvre politique supplémentaire destinée à provoquer les Congolais et nous en tirerons les conséquences qu’il faudra.

Kinshasa, 17/03/2014 (Afrikarabia via Aucongo)

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Le 20 février dernier, profitant de ses vacances parlementaires, l’Honorable Samy Badibanga s’est retrouvé au Parlement Européen. Sur place, il s’est exprimé sur le processus électoral en RD. Congo, en sollicitant l’implication de l’Union Européenne, en amont, pour prévenir tous les ratés  du passé,  dans l’organisation de cet exercice démocratique au pays.

Il ne le savait, peut-être, pas. Sa démarche et sa vision des choses ont été  appréciées à la maison mère : Union pour la Démocratie et le Progrès Social (Udps). Pour s’en convaincre, la dernière intervention télévisée de Félix Tshisekedi Tshilombo, Secrétaire National de l’Udps en charge des Relations extérieures, sur Télétshangu. Dans un entretien accordé à ce média de la diaspora rd. congolaise, Félix Tshisekedi a soutenu la démarche  du Président du groupe parlementaire Udps & Alliés qui se marie parfaitement bien avec la vision de la formation politique chère à Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Par ricochet, il s’est inscrit en faux contre toute idée passionnelle faisant état de l’exclusion du parti, de Samy Badibanga et de tous les autres  Députés Udps ayant accepté de siéger à l’Assemblée Nationale. Pour lui, ils sont toujours membres du parti, tant qu’aucune décision de leur exclusion n’a  été signée. Voilà un éclairage susceptible de donner du baume au cœur du groupe de Samy Badibanga et, même, de  le rapprocher, une nouvelle fois, de  la 10ème rue Limete.      

« Samy Badibanga a parlé exactement comme tout membre de l’Udps pouvait le faire. Je ne peux que partager les propos qu’il a tenus », a déclaré le Secrétaire National de l’Udps en charge des Relations Extérieures, Félix Tshisekedi Tshilombo, au micro de Télétshangu. Cette déclaration du fils du lider maximo sonne comme une validation de la démarche politique et diplomatique que ne cesse d’entreprendre l’ancien Conseiller Politique de son père, aujourd’hui Député National à la tête du groupe parlementaire Udps & Alliés. Il épouse donc son initiative du 25 février dernier, d’aller frapper à la porte du Parlement Européen, pour solliciter l’implication de l’Union Européenne  dans la concrétisation des élections combinées locales et provinciales, en lieu et place des scrutins à suffrage indirect que proposait, derechef, Malumalu.  En effet, Samy Badibanga avait, devant une centaine de personnes dont les congolais de la Belgique, étalé toutes ses préoccupations par rapport à la réussite des prochaines élections en RD. Congo. Il avait, pour ce faire, sollicité l’implication de l’UE, dès le début du processus, pour espérer en des élections réellement crédibles et transparentes, après le fiasco de 2011. Un point de vue que Félix Tshisekedi épouse, lui qui est très présent dans les activités du parti. Ce qui laisse croire que, c’est toute la grande famille politique de l’Udps qui acquiesce, au fait, cette  démarche.

Non exclus !

Depuis le mot d’ordre lancé par le parti, de boycotter les travaux de l’Assemblée Nationale après les élections législatives de 2011 jugées « frauduleuses », Samy Badibanga et tous les autres Députés élus sous l’étiquette de l’Udps sont présentés comme des « auto-exclus » du parti, pour ‘’non-respect de la consigne’’. Dans cet entretien, Félix Tshisekedi, élu également Député National, mais qui a refusé de siéger à l’hémicycle, apporte la précision. « Jusque-là, il n’y a pas encore eu exclusion de ces amis-là. (…).  Pour moi, ils sont toujours membres du parti, bien que n’ayant pas obéi à un mot d’ordre », a-t-il déclaré. Pour lui, c’est une question qui nécessite d’être traitée « dans la sérénité et dans la fraternité » au sein du parti. 

Samy Badibanga et consorts, qui se sont toujours sentis appartenir au parti du Sphinx de Limete, ont continué, malgré une interdiction stricte d’y mettre le pied, à défendre ses couleurs à l’Assemblée Nationale. Cette déclaration de Félix Tshisekedi, bien que n’ayant aucun pouvoir décisionnel, passe véritablement pour un grand réconfort moral et une lampe témoin des relations non agitées qui règnent entre l’Udps, leur parti d’attache,   et tous  ses députés qui, quoi qu’il en soit,  mènent encore et continueront à se battre dans cette  lutte somme toute coriace,    à l’intérieur du circuit institutionnel. 

Kinshasa, 07/03/2014 (La Prosperité via Aucongo)

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Léon Kengo wa Dondo continue à  tenir la dragée haute, en dépit de ses multiples charges et du poids de l’âge. Président du Sénat, Co-Présidium des Concertations nationales, Co-Présidium du Comité de Suivi des Recommandations des Concertations  nationales, Kengo, Président de l’Union des Forces du Changement, UFC en sigle, est, aujourd’hui, bardé d’un nouveau titre sur l’agora politique.

Depuis ce week-end, en effet,  il a été porté à la tête - comme Autorité Morale-de l’Opposition Républicaine. C’est une toute nouvelle plateforme créée et imaginée, sous sa cohorte, pour jouer au contrepoids  de  la Majorité, ancienne formule.  Concrètement, l’acte constitutif de cette Opposition Républicaine a été signé par plusieurs personnalités politiques, le vendredi 14 février 2014, dans la salle de conférence de Notre Dame de Fatima, à la Gombe. Elle  réunit uniquement les formations politiques de l’Opposition  qui avaient pris part aux Concertations nationales. L’objectif affiché, selon les signataires, est d’unir les efforts,  pour le respect des conclusions de ce grand forum national mais  aussi,  l’instauration d’une véritable démocratie et d’un Etat de droit en RD. Congo.  Cela, dans le cadre d’un processus permanent  axé  sur la  quête  de la ‘’vraie’’   cohésion nationale. Aussitôt créée, cette plateforme souffrirait-elle   de quelques  contestations ? Telle est la question, au regard de l’absence constatée  du Mlc et des Fonus de Joseph Olenghankoy, deux des principales  formations politiques de l’Opposition ayant  participé aux travaux des Concertations mais qui, malheureusement, auraient, peut-être,  une autre vision que celle de Kengo.  3 organes forment l’ossature essentielle  de l’OR, à savoir :   l’Autorité morale,  le Conseil national et la Coordination.

Jean-Baptiste Bomanza, un des signataires de l’acte, indique que les autres partis et plateformes de l’opposition seront approchés pour qu’enfin, soit formée, plus tard,  une seule structure. «De par les lois qui nous régissent, l’opposition est plurielle. Nous, nous nous sommes intéressés à l’aspect ou à la branche de l’opposition qui a été aux concertations nationales et,  même,  au conclave de Limete. Voilà pourquoi,  nous n’avons pas peur de  certaines observations qui pourraient être faites», a déclaré cet ancien Conseiller politique de Jean-Pierre Bemba et ex-transfuge de l’Udps de Tshisekedi.   Mais,  il est resté, pourtant,  optimiste,  quant à l’union de l’opposition.

«Opposition Républicaine», Kengo l’avait déjà prédite,  dans son message d’échange de vœux prononcé au  Chapiteau du Complexe GB, le 28 janvier 2014. Aujourd’hui, la structure vient de voir le jour sans quelques partis de l’opposition qui, pourtant, avaient bel et bien pris part aux assises des Concertations nationales de septembre 2013. Le MLC et les  FONUS, par exemple,  ont brillé par leur absence. Les vraies raisons de ce refus n’ont pas été avancées jusqu’ici. Mais,  toujours est-il que ces deux familles politiques n’ont pas adhéré à cette  démarche bien qu’elles soutiennent l’idée de l’union de l’opposition politique. D’ailleurs, Thomas Luhaka Losendjola, Secrétaire Général du Mouvement de libération du Congo, était le premier à lancer cet appel à l’Union de l’Opposition. L’homme l’avait souligné, dans son discours prononcé le 18 janvier dernier, en marge de la cérémonie d’échange de vœux organisée au bureau du MLC, à la Gombe. Faut-il penser que le  parti cher à Jean-Pierre Bemba Gombo qui avait eu cette primeur d’annoncer la restructuration de l’Opposition,  s’est-il senti driblé par le patriarche du Sénat ? Y a-t-il des nouvelles frustrations ? Rien n’est encore sûr. Mais,  ce qui est évident, est que le Mlc entend, néanmoins, entreprendre la même démarche en vue de créer, avec les autres forces politiques de l’opposition, ce qu’il a qualifié de «Plan pour une alternance crédible en 2016». L’idée était, pour cette deuxième force politique de l’opposition parlementaire, de rapprocher les partis de l’opposition en vue de  préparer,  ensemble,  la victoire des forces du changement,  lors des élections de 2016.

Une question reste, cependant, suspendue sur toutes les lèvres. C’est celle  de savoir si au-delà des visées liées au suivi des conclusions du forum national, cette plateforme, ainsi créée, par le Président national de l’Union des Forces du Changement (UFC), subsistera jusqu’en 2016.

Kinshasa, 17/02/2014 (La Prosperite via Aucongo)

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C’est une idée-force qui, certainement, va pousser la CENI et la classe politique à enrichir davantage   la réflexion, au lieu  de s’engager, à l’aveuglette,  sur la voie des élections projetées, pour cette année 2014, en RD. Congo et, qui, plus tard, susciteraient des vagues de contestations.   

Tout récemment, en effet, Malumalu avait  promis de publier un  calendrier électoral, sur recommandation de l’Assemblée Nationale. Mais, pour être réaliste, il devrait, normalement, se prémunir de la caution morale des acteurs politiques  qui, naturellement, sont les plus intéressés aux joutes électorales. C’est dans ce contexte que Samy Badibanga Ntita, Président du Groupe Parlementaire Udps & Alliés, propose le consensus comme voie de sortie, pour l’adoption dudit calendrier électoral.  Ceci éviterait, à son avis,  des accrochages, ratés ou  boycotts inutiles.  Et,  surtout, le gaspillage du temps, dans des tiraillements sans fin, ni espoir d’un processus électoral crédible et  aux résultats acceptables par tous. Il l’a dit et répété hier, dans la soirée, au téléphone, en réponse à toute  une kyrielle  de préoccupations parmi celles qui, désormais, défrayent la chronique de  l’actualité en RD. Congo. Substantiellement, l’élu de Mont-Amba, se dit favorable à la tenue  des élections locales et provinciales combinées.     

Premier groupe parlementaire de l’opposition parlementaire, l’UDPS et Alliés vient de donner de la voix sur le calendrier électoral tel qu’annoncé par le président de la CENI, l’abbé Apollinaire Muholongo Malumalu. A la suite  d’un entretien téléphonique, Samy Badibanga, a tenu à donner le point de vue des siens.

Controverse

«Après la débâcle électorale de novembre 2011 et les graves divisions qu’elle a engendrées, seul l’esprit de consensus qui a prévalu au sein de la classe politique et du Parlement, a permis le vote de la nouvelle loi portant  Organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ainsi que la désignation, en juin 2013, de ses nouveaux animateurs», a ainsi commenté M. Samy Badibanga, en  affirmant, par ailleurs,   que depuis cette date, la vision  opérationnelle et la façon d’envisager la suite du processus électoral adoptées par le président de la CENI «soulèvent, paradoxalement,  une très vive controverse dans le pays et mettent à mal le consensus politique initial,  comme l’a parfaitement illustré le débat intervenu à l’Assemblée Nationale autour de la présentation,  par la CENI,  de la feuille de route du cycle électoral 2013-2016».

Devoir de mémoire

Le Député élu de Kinshasa/Mont-Amba rappelle, en effet,  qu’en février 2006, à l’issue d’une transition de trois années soutenue par l’ensemble de la communauté internationale et après un referendum populaire, la RD.  Congo s’est dotée d’une nouvelle Constitution et a mis en place des institutions démocratiques. «Cette Constitution prévoit qu’à tous les niveaux, local, provincial et national, les citoyens congolais désignent, à travers des élections libres et transparentes, leurs  représentants  légitimes dans les institutions. Le texte est parfaitement clair et n’a nul besoin d’interprétations ou d’exégèses, surtout venant de personnes qui ont en charge sa stricte mise en œuvre»,  a déclaré substantiellement,  le président du groupe parlementaire UDPS et Alliés.

Goût d’inachevé

«Aujourd’hui, dans quelle situation se trouvent nos institutions ?», s’interroge-t-il, avant de répondre : «Du fait d’un cycle électoral incomplet et défaillant en 2011, la République ne dispose toujours pas de responsables élus au niveau local ; ceux qui sont en place au niveau provincial (Députés et Gouverneurs),   ont terminé leur mandat,  depuis plus de deux ans et ont perdu leur légitimité. Au niveau national, le mandat des sénateurs  étant, lui aussi, dépassé, la légitimité de la Chambre Haute s’en trouve, de facto, affectée».

Selon lui, le nouveau cycle électoral 2013-2016 doit impérativement répondre à ces graves préoccupations.  C’est-à-dire, doter,  enfin,  les villes et les communes de responsables élus, redonner aussitôt que possible leur légitimité aux institutions qui l’ont perdue et respecter les échéances législatives et présidentielles de décembre 2016.  

Doigt pointé sur la CENI

Samy Badibanga  accuse la CENI  de préparer  le tripatouillage du mode de scrutin des élections à venir. « Au lieu de se concentrer sur ses tâches prioritaires, la CENI et son président,  planchent sur des scenario où il est question, comme en 2010, de modification des modes de scrutin, qui passe nécessairement par la révision de certains articles de la Constitution, en l’occurrence,  l’article 197 de la Constitution qui stipule  que les élections provinciales s’organisent au suffrage universel direct. La CENI prétend, pour d’obscures raisons,  faire élire les Députés Provinciaux par un corps électoral restreint et priver le peuple congolais de l’acquis démocratique de 2006 incarné dans  l’élection des députés provinciaux au suffrage universel direct», se plaint-il.

Respect des principes républicains

Le parlementaire congolais réaffirme son attachement aux principes républicains, et appelle les partenaires extérieurs à veiller au grain : «L’expérience montre qu’il ne peut y avoir  d’avancées  démocratiques durables,  sans un respect strict de la Constitution, des échéances électorales,  du nombre et de la durée de  mandats.  C’est la voie que la CENI doit suivre et la communauté internationale devrait conditionner son soutien au respect de ces principes».

Voie de sortie

Comme à leur habitude, les parlementaires de l’UDPS et Alliés proposent leurs solutions concrètes. «Concrètement, nous sommes donc tenus  d’organiser quatre scrutins universels directs avant la fin de l’année 2016. Des regroupements de scrutins paraissent indispensables», Ils proposent donc, que les élections locales et provinciales soient organisées ensemble, au début de l’année 2015 ou fin 2014. Cela permettra,  d’une part,  l’économie des ressources administratives, financières et logistiques et,  d’autre part,  le règlement du dysfonctionnement institutionnel majeur que nous vivons. C’est aussi primordial dans la perspective des scrutins d’enjeu national qui devront se tenir au plus tard,  en novembre 2016. Il souligne également, qu’un tel calendrier nous laisse largement le temps d’organiser l’élection indirect des Sénateurs et des Gouverneurs avant novembre 2015 et tout ceci sans modification de la constitution », fait-il  observer.

Préalables

L’homme d’Etat congolais insiste également sur «la révision et la fiabilisation du fichier électoral» qui, à l’en croire, conditionnent la réussite de l’ensemble du processus devront être engagées au plus tôt et menées conjointement aux autres préparatifs des scrutins.  «La bonne conduite de cette opération préalable permettra au processus de disposer d’une liste des électeurs actualisée comprenant les omis ainsi que les électeurs réorientés mais aussi les citoyens ayant accédé a la majorité depuis la tenue des dernières élections et qui ne figurent donc pas sur  les listes actuelles». 

M. Samy Badibanga, comme le groupe parlementaire UDPS et Alliés, reste convaincu que l’exercice de remise à jour de ces données de base doit s’étendre jusqu’à la cartographie opérationnelle des sites de vote des entités de base, des groupements ainsi que des démembrements de la CENI. Ce qui, selon eux, permettra d’améliorer sensiblement la qualité de l’offre électorale en RD. Congo  et de faciliter la convocation unique de l’électorat,  pour des élections combinées. 

LPM

Kinshasa, 13/02/2014 (La Prosperite via Aucongo)

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Invités aux Etats-Unis d’Amérique, le lider maximo rate à nouveau un rendez-vous. Il n’ a pu quitter Kinshasa hier dimanche 2 février pour décalage des contacts avec  le Pays de l’Oncle Sam.

Enregistrement d’un énième raté d’un rendez-vous du leader de l’UDPS. Le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi, n’a pas quitté Kinshasa, hier dimanche 2 février, pour les Etats-Unis, comme initialement annoncé. La raison officielle avancée par l’UDPS : le décalage des contacts prévus au pays de l’oncle Sam.

A en croire l’UDPS, les interlocuteurs du président Tshisekedi auraient décalé, de quelques jours, leurs rendez-vous respectifs au point que s’y rendre au 4 février devient sans intérêt.

Le communiqué de presse signé par le porte-parole de l’UDPS, Joseph Kapika en date du samedi 1er février, précise que les raisons liées à ce report à une date ultérieure seront communiquées.

Entre-temps, c’est le directeur de cabinet et porte-parole du président de l’UDPS, Emmanuel-Albert Moleka, effectue le déplacement des USA pour représenter le Sphinx de Limete à la journée des prières organisées chaque premier jeudi du mois de février à l’initiative du Congrès américain, à Washington. Lancée depuis 1953, cette tradition voit les différents locataires de la Maison Blanche participer à cette rencontre de prière.

Sauf changement de dernière minute ou empêchement involontaire, Albert Moleka serait en transit par Paris en vue de se rendre le lundi 3 février à Washington. Son arrivée est prévue le mardi 4 février. Parmi les observateurs, nombre se posent la question de savoir pourquoi on a privilégié le déplacement du directeur de cabinet au lieu de concentrer toutes les énergies sur le président Tshisekedi lui-même ?

Joint au téléphone quelques heures avant le vol, Albert Moleka s’est exprimé en ces termes : « J’effectue une mission avec un message dans le cadre de ce rendez-vous de prière qui réunira plusieurs personnalités. Et je rentre au pays le 16 février ».

Selon des indiscrétions sorties de la 10ème rue Limete, les signes annonciateurs de ce raté étaient déjà perceptibles une semaine auparavant. Le souhait de Tshisekedi était que le parti prenne en charge le coût financier du voyage. Une option difficile à concrétiser au regard de la précarité financière de la trésorerie de l’UDPS. Cet état de choses serait aggravé par la difficile communication entre le directoire national à Kinshasa et les fédérations de l’UDPS de l’extérieur du pays. Grandes contributrices aux finances du parti, rien ne pouvait réussir sans leur réelle implication.

Vers la fin de l’année 2013, le président de l’UDPS avait décliné, poliment, l’invitation lui lancée par le président Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville. Cette attitude du Sphinx de Limete écorne l’aura diplomatique de l’UDPS et son leader. D’où, cette permanente animosité entre le lider maximo et son parti, d’un côté et différents diplomates en poste à Kinshasa.

Pour vu que les raisons qui ont conduit à ce report soient justifiées.

Kinshasa, 03/02/2014 (Le potentiel via Aucongo)

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