Kinshasa - RD Congo : vendredi, 30 octobre 2020 -

Information continue en RD Congo et dans le monde

Faune et Flore
Google se réorganise et devient «Alphabet» : 
Ne dites plus Google mais « Alphabet ». Toutes les sociétés du géant des nouvelles technologies seront désormais représentées sous ce nouveau nom. Alphabet devient la « maison-mère » de toutes les activités de l'entreprise américaine. L'objectif affiché de ses dirigeants est d'être plus transparents et plus inventifs. Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio Lorsque Google devient « Alphabet », les fées de la finance se penchent sur le berceau de la nouvelle entité. Ce changement de nom marque une restructuration du géant des nouvelles technologies. Le monde entier connaît le moteur de recherche, la messagerie Gmail ou encore la pateforme de vidéos YouTube. Mais la société se diversifie en permanence avec certains produits que l'on n'associe pas forcément à Google, comme Calico qui travaille sur des médicaments contre le vieillissement ou la recherche contre le cancer. La dernière innovation du géant internet américain, la Google Car, la voiture sans chauffeur, est expérimentée en ce moment aux Etats-Unis. La Bourse salue cette annonce Google est donc une société en permanente évolution, et qui craignait de perdre en visibilité. C'est ainsi, expliquent les fondateurs, que l'idée d'Alphabet est née. L'objectif affiché de la direction en Californie est la transparence, qui doit permettre de rassurer le monde de la finance et d'attirer les investisseurs. C'est manifestement pari gagné. Car si cette annonce-surprise a été faite, comme c'est la tradition, à la fermeture de Wall Street lundi, le titre Google a bondi de plus de 7% après la clôture. Le nouveau Google conservera notamment le moteur de recherche, les activités publicitaires, YouTube, le système d'exploitation mobile Android, les cartes Maps ou encore Gmail. Les activités annexes, plus éloignées de son cœur de métier comme Calico ou Nest (objets connectés), seront elles regroupées au sein d'Alphabet. La holding Alphabet sera dirigée par Larry Page, le co-fondateur et directeur général actuel de Google qui cèdera sa place à l'actuel vice-président du groupe Sundar Pichai. Et elle sera cotée en Bourse en lieu et place de Google. Avec RFI.fr
(mardi 11 aot 2015.)
Le titulaire d'un compte Facebook peut désormais choisir un e-héritier : 
Facebook annonce ce 12 février 2015 le déploiement d'une nouvelle fonction : celle-ci permet aux membres du réseau social de désigner une personne qui sera chargée de gérer leur compte après leur décès.   Cette fonction, Legacy Contact, n'est pour le moment accessible qu'aux Etats-Unis mais Facebook va la déployer petit à petit dans d'autres pays. Elle apparaît dans la partie sécurité des paramètres du compte et permet de choisir un contact qui « héritera » dudit compte. Cette personne peut être un membre de la famille ou un ami, peu importe. Une fois désignée, elle sera avertie par un message et devra donner, ou non, son accord.   Dès que Facebook sera averti du décès d'un de se membres, sa page sera transformée en mémorial et l'expression « Remembering » (en souvenir de) apparaîtra au-dessus du nom du titulaire du compte. Son contact désigné pourra alors y épingler un dernier message en haut de sa Timeline, accepter de nouvelles demandes « d'amis », mettre à jour les photos de profil et de couverture.   Il ne pourra en revanche pas se connecter comme le titulaire de la page et voir ses messages privés. Enfin, si le titulaire du compte l'y autorise, le contact « héritier » pourra aussi récupérer une archive de tout ce qui aura été partagé sur ce compte Facebook (photos, messages et contenu du profil).   Cette nouvelle possibilité s'ajoute à ce que proposait déjà Facebook : à savoir la suppression pure et simple du compte ou sa transformation en mémorial.   @01net.com
(jeudi 26 fvrier 2015.)
Microsoft Word et Powerpoint accessibles gratuitement depuis les mobiles : 
Microsoft a annoncé jeudi la mise à disposition gratuite sur les smartphones et tablettes d'une version allégée de ses produits vedettes, la suite Office regroupant le traitement de texte Word, le tableur Excel et les présentations PowerPoint. L'ouverture d'Office à l'écosystème du grand rival Apple avait été l'une des premières grandes ruptures imposées par le nouveau patron du groupe informatique américain, Satya Nadella: une application Office pour la tablette iPad avait été lancée fin mars. Payer pour des fonctionnalités élargies uniquement Son utilisation nécessitait toutefois jusqu'à présent le paiement d'un abonnement à Office 365, la version dématérialisée en ligne de la suite de bureautique.L'application mobile d'Office sera désormais utilisable gratuitement, même si Microsoft souligne dans l'un de ses blogs officiels que l'abonnement à Office 365 permettra d'accéder à «des fonctionnalités d'édition et de collaboration élargies, un stockage illimité sur OneDrive, une intégration avec (le service de stockage en ligne concurrent) Dropbox et une série d'autres avantages». Une version adaptée à l'iPhone L'abonnement reste également nécessaire pour utiliser les logiciels d'Office sur un ordinateur classique. Outre l'application pour iPad qui, selon Microsoft, a déjà été téléchargée plus de 40 millions de fois, une version adaptée à l'iPhone d'Apple est également lancée jeudi.Microsoft promet aussi pour l'an prochain une autre application Office pour les tablettes de diverses marques utilisant le système d'exploitation Android de Google, ainsi qu'une version optimisée pour son prochain système d'exploitation Windows 10. Plus d'un milliard d'utilisateurs Microsoft revendique plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde pour Office, qu'il vendait traditionnellement sur supports physiques (disquettes, puis CD) mais qu'il s'efforce de plus en plus de proposer sous forme d'abonnement en ligne (Office 365) car cela représente une source de revenus plus régulière (Avec 20minutes.fr)  
(samedi 08 novembre 2014.)
L'ambitieux projet anti-cancer de Google : 
Pour permettre de diagnostiquer le cancer avec précision, le géant internet américain Google a dévoilé mardi un nouveau projet de recherche. Il sera question pour une équipe de scientifiques d'étudier la possibilité d'utiliser les nanoparticules dans la détection de la maladie. "Les nanoparticules pourraient être ingérées sous la forme de comprimés afin de pénétrer dans le sang," explique la firme américaine dans une note de présentation du projet. "Elles seraient conçues pour repérer et se fixer sur un type particulier de cellules, comme les cellules tumorales." L'étape suivante, le diagnostic à proprement parler, consistera à associer les nanoparticules ingérées "à un objet connecté équipé de capteurs spéciaux". Selon les précisions de Google, différentes techniques de transmission non invasives, comme les ondes radio ou lumineuses, sont étudiées dans le cadre de la recherche. "Nous proposerons la technologie sous contrat de licence à des partenaires, afin qu'il développent des produits dont l'efficacité et la sécurité pourront être testés lors d'essais cliniques", indique encore le groupe américain. Le projet est piloté par "Google X", la branche du géant internet travaillant sur des projets futuristes comme les voitures sans chauffeur (Google Car), les lunettes interactives (Google Glass), ou le projet Loon utilisant des montgolfières comme relais internet. (Avec BBC)
(mardi 28 octobre 2014.)
Le nom de domaine "Ebola.com" vendu pour plus de 170 000 euros : 
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. L'épidémie d'Ebola a permis aux propriétaires du nom du site internet Ebola.com de réaliser une belle opération financière en revendant leur nom de domaine pour plus de 200 000 dollars (170 000 euros), vendredi 24 octobre. Le vendeur du nom Ebola.com est l'entreprise Blue String Ventures, basée dans le Nevada, qui se décrit comme une société investissant dans des noms de domaine et de marques sur internet. L'acheteur est une société établie en Russie, appelée WeedGrowthFund, connue auparavant sous le nom de Ovation Research.  Le site Ebola.com contient des articles sur la maladie et des réponses aux questions les plus fréquentes sur la fièvre hémorragique qui a causé la mort de près de 4 900 personnes depuis le début de l'année. La société a déboursé 50 000 dollars (40 000 euros) en liquide, ainsi que 19 192 actions de la société Cannabis Sativa, qui promeut l'usage médical de la marijuana, pour un montant de près de 170 000 dollars (134 000 euros). Les raisons derrière la vente du nom de domaine ne sont pas connues, mais le patron de Cannabis Sativa, l'ancien gouverneur du Nouveau-Mexique GaryJohnson, a déclaré publiquement penser que le cannabis pourrait être utile dans les traitements pour soigner le virus de la fièvre hémorragique. (Avec francetvinfo)
(samedi 25 octobre 2014.)

Enfants, médecin, prêtres, membres de MSF… Entre 2010 et 2013, des centaines de personnes ont été enlevées par les ADF dans l'est de la RDC. Au moment où la traque contre ces rebelles islamistes ougandais entre dans sa dernière phase, peu d'information filtre sur le sort des otages. Décryptage en deux points.

"Personne ne sait où sont les otages", confie une source onusienne. Plus la traque contre les combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) progresse sur le terrain, plus l'inquiétude croît concernant le sort des personnes enlevées ces dernières années par le groupe rebelle ougandais dans le territoire de Beni (est de la RDC)

Combien d'otages entre les mains des ADF ?

Depuis le début de l'opération "Sokola 1" contre les ADF, lancée par les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par la brigade d'intervention des Nations unies, un chiffre, repris à son compte par le gouvernement, revient avec insistance : ils seraient "600 otages" entre les mains des insurgés islamistes ougandais. Mais pour la société civile locale, l'estimation officielle serait en-deçà de la réalité. "Entre juin 2010 et décembre 2013, nous avons documenté 894 cas d'enlèvement dans le territoire de Beni, principalement dans les secteurs de Beni-Mbau et de Ruwenzori, mais aussi dans la chefferie de Watalinga", détaille son porte-parole, Me Omar Kavota.

"Parmi les 894 enlèvements documentés, 250 concernent des cas d'enfants enrôlés de force, puis entraînés à commettre des actes terroristes par les ADF, qui les initiaient à l'islamisme dans leur ancienne base de Nadui, dans le parc de Virunga", souligne Omar Kavota. "Des femmes sont utilisées comme esclaves sexuelles et des jeunes hommes comme porteurs des bagages", ajoute un activiste local des droits de l'Homme.

Un médecin, trois prêtres et quatre membres de MSF

Dans le lot des victimes, on retrouverait également un médecin, Dr Paluku Mukongoma, responsable de l'hôpital général d'Oïcha, kidnappé début juillet 2011 à son cabinet de travail par des hommes armés non identifiés. Idem pour trois prêtres congolais enlevés, le 19 octobre 2012, dans le couvent de la paroisse catholique Notre Dame des pauvres de Mbau, à 25 km au nord de la ville de Beni. Et plus récemment, quatre membres de Médecins sans frontières (MSF) ont été enlevés, le 11 juillet 2013, à Kamango, localité située à 80 km au nord-est de la ville de Beni.

Durant neuf mois, MSF s'est abstenu de communiquer sur ce kidnapping de peur d'anéantir les efforts déployés sur le terrain pour retrouver ses agents. Mais "aujourd'hui, au-delà des pistes qu'on continue à suivre et au regard de l'intensité des combats dans la région et de leur durée, nous ne pouvons plus nous permettre de rester silencieux, explique à Jeune Afrique Olivier Falhun, le chargé de communication à Paris de l'ONG humanitaire. Dans cette optique, un communiqué de presse a été publié le 8 avril appelant l'armée congolaise et la brigade d'intervention onusienne, engagées désormais dans la dernière phase de l'opération "Sokola", à prendre "toutes les précautions (…) pour que la protection des otages soit considérée comme une priorité"

Où se trouvent les otages ?

Depuis le lancement de l'offensive à la mi-janvier contre les rebelles ougandais, plusieurs bastions des ADF ont été récupérés l'un après l'autre par les forces gouvernementales, mais "jusqu'ici, aucune trace des otages", concède une source militaire au sein de la Mission de l'ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco).

"Il n'est pas exclu que les otages aient été déplacés dans d'autres endroits bien avant le début de la traque", ajoute notre source, assurant que "des dispositions nécessaires ont été prises contre les combattants ADF". Des troupes onusiennes de la base opérationnelle de l'Ituri se sont déployées à Tshabi et Idoru, dans le territoire d'Irumu, pour empêcher toute éventuelle infiltration des ADF dans la Province orientale voisine.

Une fosse commune découverte

Mais la découverte récente d'une fosse commune à Mukakati (jadis sous contrôle des ADF), confirmée par des sources militaires au sein de l'armée congolaise, fait craindre le pire. Des otages ont-ils été tués avant la fuite de leurs bourreaux ? Combien de corps y étaient-ils entassés ? Pour l'instant, aucun détail n'a filtré du côté des FARDC, ni de la Monusco. La société civile locale n'a pas non plus pu descendre sur le lieu pour mener des investigations. "Malgré la reconquête de l'axe Kamango-Mbau par les forces régulières, la région n'est pas encore totalement sous contrôle", se justifie Omar Kavota.

En attendant d'y voir clair, Kinshasa craint désormais qu'après la débâcle en cours des rebelles ougandais, ces derniers, "repliés dans de grandes agglomérations où ils se cachent grâce à l'entregent de leurs complices locaux", multiplient des "actes de terrorisme urbain". À l'instar de l'attentat à la bombe de fabrication artisanale qui a fait début avril à Beni six blessés, dont un militaire et un policier.

Kinshasa, le 12/04/2014 (Jeune afrique via Aucongo)

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La longue attente du gouvernement de cohésion nationale ne jouerait pas en faveur de la RDC dans le classement Doing business 2015, attendu en octobre prochain. Les experts de la Banque mondiale (BM) ont clôturé, le lundi 31 mars 2014, leurs consultations relatives à la rédaction de ce document axé sur les facilités d’affaires dans 189 pays du monde.

Les experts du Comité de pilotage pour l’amélioration du climat des affaires et des investissements (CPCAI) craignent déjà que la RDC, classée 183è sur les 189 pays en 2013, fasse du statu quo au prochain classement.

Ils regrettent que des réformes engagées par le gouvernement aient connu un arrêt brutal avec l’annonce, en octobre dernier par le chef de l’Etat, de la formation d’un gouvernement de cohésion nationale. Joseph Kabila l’avait annoncé à l’issue des concertations nationales, convoquées pour renforcer la cohésion nationale et restaurer la paix dans l’Est du pays.

«Le gouvernement en place, réputé démissionnaire, ne gère que les affaires courantes et ne peut à fond engager l’Etat. Cette incertitude, depuis le troisième trimestre de l’année dernière, a même entraîné l’arrêt de certaines réformes entreprises avant cette annonce et qui demandent une forte implication de l’Etat», a expliqué un de ces experts à la radio onusienne.

La RDC avait obtenu de mauvaises notes en 2014 en ce qui concerne, entre autres, la création d’entreprises, la connexion à l’électricité, l’octroi des permis de construire et le transfert de propriété.

Le pays était classé 183e sur 189 suivant les facilités mises à la disposition des hommes d’affaires. Le ministre du Plan, Célestin Vunabandi, avait accusé ce rapport Doing Business de n’avoir pas tenu compte de l’ensemble des réformes entreprises par le gouvernement congolais, à travers son comité de pilotage pour l’amélioration du climat des affaires en RDC, qu’il préside.

Selon Célestin Vunabandi, la RDC avait réalisé plus de 15 réformes en fonction des indicateurs mis en exergue par le Doing business, dont certaines n’ont pas été prises en compte dans ce classement.

La RDC gagnait 2 places en 2014

Etabli chaque année par une filiale du groupe de la Banque mondiale, le classement Doing business plaçait en 2013 la RDC à la 183e place sur 185 dans le classement Doing business 2014. Dans le précédent rapport, soit au classement Doing Business 2013, elle occupait la 181e place sur 185 pays. Etabli chaque année par une filiale du groupe de la Banque mondiale, ce classement répertorie les pays suivant la facilité d’y faire les affaires. Comme lors du précédent rapport, l’Ile Maurice (20) est le pays de l’Afrique subsaharienne le mieux classé. Il est suivi du Rwanda (32) et de l’Afrique du Sud (41).

Le classement Doing business évalue les réglementations ayant une incidence sur 11 étapes de la vie d’une entreprise : création d’entreprise, obtention de permis de construire, raccordement à l’électricité, transfert de propriété, obtention de prêts, protection des investisseurs, paiement des taxes et impôts, commerce transfrontalier, exécution des contrats, règlement de l’insolvabilité et embauche des travailleurs. Les données d’embauche des travailleurs ne figuraient pas dans le classement de l’année 2013 sur la facilité de faire des affaires.

Le comité congolais de pilotage pour l’amélioration du climat des affaires indique que la RDC a initié une dizaine de réformes qui aurait impacté sur certains indicateurs de la Banque mondiale. Il s’agit notamment de l’adhésion à l’Ohada, la mise en place de la TVA et la mise en place du guichet unique de création d’entreprise. Malgré ses efforts sur ce dernier point, la RDC a tout de même perdu 34 points sur l’indicateur création d’entreprise, selon les données du classement Doing business 2014.

Le Comité de pilotage pour l’amélioration du climat des affaires explique ce recul par l’absence de données récoltées grâce au Guichet unique de création d’entreprise. Ce guichet unique a été inauguré après le passage des enquêteurs de la Banque mondiale.

Cependant, la RDC a gagné 18 rangs pour l’indicateur « obtention de crédit » et 9 pour la « protection des investisseurs ».

Kinshasa, 05/04/2014 (Le Potentiel via Aucongo)

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Le représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies en RD Congo, Martin Köbler, a expliqué hier mercredi 2 avril à la presse les contours de la Résolution  prorogeant le mandat de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) d’un an.

A l’en croire, ce mandant est renouvelé jusqu’au 31 mars 2015, dans les limites de l’effectif maximum autorisé de 19.815 militaires, 760 observateurs militaires et officiers d’état-major, 391 policiers et 1050 membres d’unités de police constituées. « Le nouveau mandat ne sera plus stratégique, mais flexible c’est-à-dire plus ouvert, plus souple, plus mobile, plus proactif… », a-t-il précisé.

Tout en félicitant la Brigade d’intervention de l’effet positif que son action a eu sur la paix et la stabilité dans l’Est de la RDC et sur la protection des civils, Martin Köbler a souligné que le Conseil de Sécurité a précisément fait noter qu’une stratégie de retrait clairement définie de la Monusco s’impose, y compris pour la Brigade d’intervention.

«Le Conseil de Sécurité a décidé que les reconfigurations futures de la Monusco et de son mandat seront fonction de l’évolution de la situation sur le terrain et, dans le contexte de la mise en œuvre par le gouvernement de la RDC et tous les autres signataires de l’Accord-cadre, des progrès vers la réalisation des objectifs suivants, conformément aux trois priorités énoncées dans le concept stratégique, à savoir la protection des civils, la stabilisation et l’appui à la mise en œuvre de l’Accord-cadre », lit-on lu dans ladite Résolution.

Cependant, le patron de la Monusco n’a pas livré le moindre détail d’un quelconque chronogramme de cette importante recommandation. Néanmoins, il a précisé que c’est un processus graduel car « on ne se réveille pas un matin et la Monusco partie ! Il faut définir les paramètres avant que la Monusco plie bagage… » D’ores et déjà, Köbler a révélé que la stratégie de préparer le retrait est liée à des critères tels que la durabilité (militaire, sécuritaire, etc.), la stabilité sociale, etc.

Kinshasa, le 3/04/2014 (Le Phare via Aucongo)

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Depuis les tripatouillages électoraux de novembre 2011, certaines forces politiques de l’Opposition avaient décidé de ne pas siéger dans les institutions de la République, notamment au gouvernement et à l’Assemblée nationale. Allergiques à la politique de la « chaise vide », certaines autres avaient opté pour des actions de résistance à l’intérieur de la Chambre basse du Parlement.

Trois ans après, l’opinion publique est surprise de voir les députés et sénateurs de l’Opposition plus actifs dans la « rue » qu’au Palais du Peuple, là où se décide le sort des institutions de la République et de leurs animateurs. L’histoire a montré, en très peu de temps, les limites d’une Opposition qui se veut républicaine mais dont l’impact sur la marche des affaires de l’Etat est quasi nul.

Le cas le plus récent est celui vécu hier lundi 31 mars 2014, avec le rejet pur et simple de l’interpellation ficelée par le député national Emery Okundji contre le président de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), l’abbé Apollinaire Malumalu. La Majorité présidentielle, qui tient le monopole de la parole et des décisions à l’Assemblée Nationale, a étouffé dans l’œuf les velléités de cet élu du peuple visant l’audit du fichier électoral, autrement dit l’accès de tous au Serveur central, ce dispositif technique hautement stratégique dans la compilation des résultats avant leur publication à l’intention du grand public.

En dépit de l’existence d’un cas de jurisprudence, à savoir l’audition du président sortant de la CENI, Daniel Ngoy Mulunda, par la Représentation nationale, l’Opposition parlementaire n’a pu faire changer la plénière d’avis. Ainsi, il ne reste à Emery Okundji et à tous les déçus d’hier qu’à aller crier leur ras le bol dans la rue, comme c’est désormais de coutume. A propos du fichier électoral, la démarche de ce député était en principe sans objet, étant donné que des représentants de plusieurs partis de cette plate-forme politique (UNC, MLC), siègent au Bureau ou à l’Assemblée plénière de la CENI. Si l’Opposition parlementaire ne fait pas le jeu de la Majorité Présidentielle, ses délégués devraient veiller au grain et dénoncer toute tentative de tripatouillage du Serveur Central ou du Serveur de Sauvegarde.

Mais, sachant qu’en 2006 comme en 2011, les « ambassadeurs » de l’Opposition parlementaire à la CEI comme à la CENI avaient cautionné les fraudes électorales, l’on peut comprendre le souci d’Emery Okundji.

 « Chaise pleine » sans résultats…

Lorsqu’on se livre à un petit bilan, l’on note que les pratiquants de la « chaise pleine » affichent un bilan peu flatteur en termes de résultats. Lorsqu’en janvier 2011, la Majorité présidentielle avait opté pour le passage en force, dans son désir d’amender la Constitution, l’Opposition parlementaire lui avait ouvert un « boulevard ». On peut relever aussi que jusque-là, aucune motion de défiance ou de censure, ni question écrite ou orale émanant d’un député de l’Opposition n’a inquiété un membre du gouvernement. Bien au contraire, il a été constaté, avec indignation et déception, que des élus de l’Opposition se livrait à un jeu malsain consistant transformer leurs « motions » et « questions écrites » en fond de commerce. Les scandales des initiatives parlementaires étouffées par des pots de vin durant la législature passée et en cours sont souvent dénoncés par les députés nationaux eux-mêmes, posant et reposant du coup la question de l’éthique dans le chef de ceux qui prétendent siéger au Palais du peuple pour la défense des intérêts de la patrie.

Au vu de l’opprobre jeté sur eux-mêmes en se livrant au monnayage des contrôles parlementaires et des accusations des membres du gouvernement qui se plaignaient à haute voix d’être diabolisés pour refus de « coopération » avec les marchands des motions, une réelle crise de confiance s’est installée entre la Représentation nationale et l’opinion publique. Chaque fois que l’on entend un député opposant donner de la voix  en dehors du Palais du Peuple, l’on se demande si c’est là le créneau attitré pour faire bouger les lignes.

Pour autant, l’Opposition parlementaire n’en continue pas moins d’affirmer qu’elle se bat pour la bonne gouvernance, la distribution équitable du revenu national par le gouvernement, la gestion orthodoxe des entreprises publiques, le respect des droits de l’homme, etc. Faut-il rappeler aux partisans de la « chaise pleine » qu’ils ont été incapables de défendre leur  collègue Diomi invalidé de manière cavalière et condamné au terme d’un procès où sa culpabilité n’a pas été établie ? La même Opposition parlementaire n’a pu rien faire face à l’arrestation intempestive du député Fidèle Babala, sans qu’il n’ait été dépouillé de son immunité parlementaire, et de son transfert illico presto à la CPI (Cour Pénale Internationale), comme un malfrat ?

S’agissant du vote du Budget national, celui-ci est toujours passé comme une lettre à la poste, en dépit des gesticulations de l’Opposition parlementaire. C’est pareil pour la reddition des comptes, en dépit du non respect par le gouvernement des délais de dépôt et des impasses budgétaires érigées en mode de gestion de la République. Où va l’Opposition parlementaire, avec sa politique d’accompagnement de la Majorité présidentielle dans le bien et le mal, en ce qui concerne la conduite des affaires de l’Etat ?

Kinshasa, 02/04/2014 (LePhare via Aucongo)

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C’est en principe ce lundi 31 mars 2014 que les experts de la Banque mondiale bouclent en République démocratique du Congo leur consultation en vue de l’élaboration du rapport Doing Business 2015. Si la RDC espère en octobre prochain,  date de la publication de ce rapport, améliorer sa note, il y a des évidences qui prouvent qu’il n’en serait pas ainsi. Pour cause, le retard pris dans l’accompagnement de certaines réformes, compte tenu de l’enlisement qui entoure la mise en place d’un gouvernement, dit de cohésion nationale.

 L’amélioration du climat des affaires est devenue presqu’un credo au sein du gouvernement. Si la question préoccupe au plus haut point le gouvernement, ce n’est pas pour autant que sur le terrain l’exécutif central pose des actes qui rassurent. Réputé démissionnaire à l’annonce, en octobre 2013 par le chef d’Etat de la formation d’un gouvernement de cohésion nationale, les réformes engagées dans le cadre du climat des affaires ont pris un coup. Et le coup est tellement dur qu’il y a peu d’espoirs que la RDC améliore sa position au prochain rapport Doing Business 2015, dont la publication est annoncée pour le mois d’octobre prochain.

Pendant qu’à Kinshasa, les réformes se trouvent presqu’au point mort, à la Banque mondiale, des experts s’activent pour boucler les études préliminaires. Selon des sources concordantes, c’est le 31 mars 2014 que la Banque mondiale clôture ses consultations en RDC. Y aurait-il lieu d’espérer obtenir un résultat probant en octobre prochain ? Ce n’est pas évident.

Au Comité de pilotage pour l’amélioration du climat des affaires et des investissements (CPCAI), le scepticisme se lit sur tous les visages. C’est peu probable, susurre-t-on, que la RDC aligne des bonnes notes dans le classement Doing Business 2015 en RDC ; les réformes engagées dans le sens de l’amélioration du climat des affaires ayant pris, rapporte-t-on, un véritable coup d’arrêt. Faudrait-il, cependant, s’attendre à quelque chose de bon dans le prochain rapport Doing Business ? Sur ce point précis, les observateurs sont sceptiques. Nombre d’entre eux voient très mal la RDC émerger du lot et réconforter sa position.

Evidemment, tous rejettent la balle au gouvernement qui a mis trop de retard dans la mise en œuvre et l’accompagnement des réformes inscrites dans le cadre du processus d’amélioration du climat des affaires. Si ces réformes se trouvent aujourd’hui au point mort, c’est à cause principalement, soutient-on, de l’incertitude qui entoure depuis octobre 2013 la formation du gouvernement de cohésion nationale.

Le gouvernement actuel ne disposant que d’une marge des manœuvres extrêmement réduite dans la conduite des réformes, certaines d’entre elles, qui nécessitent une forte implication de l’Etat, se trouvent quasiment à l’arrêt. Ce qui plombe davantage les efforts que multiplie le CPCAI pour donner plus de visibilité à l’amélioration du climat des affaires et des investissements. De toutes les façons, il ne pouvait en être autrement. La plupart des membres du gouvernement n’ayant plus le cœur à l’ouvrage, ils ont la tête ailleurs ; plus précisément dans les tractations pour la formation du prochain gouvernement dit de cohésion nationale que dans la poursuite des réformes inscrites dans la feuille de route pour l’amélioration du climat des affaires. Conséquence prévisible : toutes les réformes visant l’assainissement du monde des affaires n’avancent pas.

L’ESPOIR S’EFFRITE

Il est désormais établi que le rapport Doing Business 2015 ne sera pas à l’avantage de la RDC. L’on se rappelle que dans le rapport 2014, la RDC avait aligné des notes négatives, notamment en ce qui concerne la création d’entreprise, l’octroi de permis de construire, le raccordement à l’électricité et le transfert de propriété, les paiements des impôts et l’exécution des contrats. Elle a cependant enregistré une nette amélioration en termes d’obtention de prêts, de protection des investisseurs et de commerce transfrontalier. En 2014, la note est restée inchangée concernant le règlement de l’insolvabilité.

Ainsi, sur les 10 indicateurs suivis généralement par les enquêteurs de la Banque mondiale, la RDC a pris du retard dans six d’entre eux – la mauvaise note ayant été imputée à la création d’entreprises.  

 
En toute vraisemblance, le prochain rapport Doing Business risque d’être pire que celui de 2014. La faute est imputée à la longue attente dans la formation du gouvernement de cohésion nationale qui n’a fait qu’alimenter l’incertitude dans la poursuite des réformes. Et, depuis octobre 2013, date à laquelle le gouvernement a été formellement mis dans l’obligation d’expédier les affaires courantes, toutes les réformes engagées et celles à mettre en œuvre sont à l’arrêt.

Dans ces conditions, l’on ne peut pas espérer mieux en octobre prochain. La Doing Busines s’annonce chaotique pour la RDC.


Doing Business fournit une évaluation chiffrée des réglementations qui s’appliquent aux petites et moyennes entreprises dans différents domaines. Doing Business part du principe fondamental que l’activité économique doit reposer sur des règles solides. Par exemple, il faut des règles pour définir clairement les droits de propriété et réduire les coûts de règlement des litiges commerciaux, pour améliorer la prévisibilité des relations économiques et pour offrir une protection essentielle aux partenaires contractuels contre les abus. Objectif : mettre en place une réglementation efficace, accessible à tous ceux qui en ont besoin et simple à appliquer.

C’est pourquoi certains indicateurs de Doing Business accordent une meilleure note à une réglementation renforcée, telle que le renforcement des règles d’information dans les transactions entre parties apparentées. D’autres accordent une note plus élevée aux mesures prises pour simplifier l’application de la réglementation existante, telles que la création d’un guichet unique pour les formalités de création d’entreprise.

A travers ses indicateurs, Doing Business mesure et suit l’évolution des réglementations applicables aux petites et moyennes entreprises des plus grandes mégapoles d’affaires de chaque économie, et ce, sur 10 étapes de leur cycle de vie : création d’entreprise, obtention des permis de construire, raccordement à l’électricité, transfert de propriété, obtention de prêts, protection des investisseurs, paiement des taxes et impôts, commerce transfrontalier, exécution des contrats et règlement de l’insolvabilité. Le classement global sur la facilité de faire des affaires est basé sur ces indicateurs.

Kinshasa, le 30/03/2014 (Le Potentiel via Aucongo)

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Le secrétaire national du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), Claude Mashala, a initié une pétition pour changer la constitution de la RDC. Ce haut cadre du parti présidentiel estime qu’il faut ouvrir la voie à plusieurs mandats au chef de l’Etat, Joseph Kabila, afin de lui permettre d’achever son programme de gouvernance dénommé « révolution de la modernité ». Claude Mashala, qui se définit comme un «Kabiliste de l’aile dure et pure», prévient en outre que l’organisation de la prochaine élection présidentielle, attendu en 2016, est techniquement impossible. Dans cet entretien, il répond aux questions d’Innocent Olenga de Radio Okapi.

Radio Okapi : Claude Mashala, bonjour.

Claude Mashala : Bonjour mon frère.

R.O. : Vous initiez une pétition pour la révision de la constitution. Qu’est ce que vous visez avec votre démarche et où comptez-vous avoir les signatures?

C.M. : J’aimerai d’abord apporter une précision. Il ne s’agit pas d’une pétition pour la révision de la constitution. Il s’agit du changement de la constitution parce que, si vous la lisez très bien, cette constitution là, vous allez voir que nulle part elle n’interdit à un groupe de citoyens, ayant constaté des iniquités contenues dans cette constitution là, puisse aussi demander, au lieu qu’elle soit révisée, mais qu’elle soit carrément changée.

R.O. : Devrait-on changer toutes les dispositions de la constitution, en partant du premier article au dernier? Au besoin, remonter jusqu’au déluge?

C.M. : Je ne pense pas qu’il y aura de déluge. S’agissant de la constitution elle-même, quand vous me dites que vous pensez changer les choses du premier au dernier article, mais pourquoi pas? Parce que d’entrée de jeu, si vous lisez l’article 2 de cette constitution, il dit que la République démocratique du Congo est composée ou constituée de 25 provinces plus la ville province de Kinshasa. Ce qui fait 26. Point. Et on énumère. On cite ces 26 provinces. Dites-moi, au jour d’aujourd’hui, un investisseur qui vient d’Indonésie, qui descend à l’aéroport de Ndjili, vous pose, vous Radio Okapi, la question : écoutez, j’aimerai prendre mon vol pour la province de la Mongala. Vous savez où se trouve la province de la Mongala ? Existe-t-elle? Il y a un gouverneur? Vous voyez des iniquités pareilles!

Et plus loin, dans l’article 4 de cette fameuse constitution toujours – nous l’appelons fameuse, je vais vous expliquer pourquoi – il est dit, dans le cadre des provinces à créer, on pourra faire soit un regroupement, ou disséquer certaines de ces provinces pour les provinces à créer. Déjà les 26 n’existent pas. Et on veut encore en créer d’autres imaginaires. Je crois que c’est quelque chose que nous devons éviter à chaque fois, de vouloir brandir aux yeux du monde comme étant la loi fondamentale, celle qui régit un aussi grand et beau pays.

Pourquoi je l’appelle fameuse constitution : vous savez très bien que l’actuelle constitution, c’est le fruit d’un compromis entre belligérants! Il fallait qu’il y ait la paix. Notre peuple n’avait pas de choix en 2005. Et à la rédaction de cette fameuse constitution, on a vu même participer des criminels! Je crois qu’un document déjà souillé au départ ne peut pas continuer à avoir le soutien populaire. Nous, nous voulons une constitution qui soit dynamique, qui s’adapte aux enjeux de l’heure, aux urgences de l’heure. C’est à dire, à la cohésion nationale.

Et puis, pourquoi il faut la changer? A un député national, à un sénateur, on ne détermine pas le nombre de mandats. Ces gens là peuvent se présenter autant de fois tant que physiquement ils sont forts. Mais au chef de l’Etat, à qui on demande tout, dans un pays qui a été mis à terre, 5 ans, on trouve que c’est suffisant pour qu’une vision politique rationnelle et raisonnable soit réalisée?

R.O. : 5 ans deux fois…

C.M. : Mais pourquoi pas 20 fois?

R.O. : Et pourquoi votre démarche intervient à la veille des élections? On vous prête même l’intention, surtout que vous êtes un haut cadre du PPRD, parti au pouvoir vous l’avez dit vous-même, de vouloir séduire les députés pour faire sauter les verrous de l’article 220 de l’actuelle constitution.

C.M. : D’abord, j’aimerai vous faire remarquer que je suis d’abord un Kabiliste, de l’aile dure et pure, avant d’être membre du PPRD. Le PPRD vient après. Je suis d’abord un Kabiliste. Vous me dites à la veille des élections. L’élection, ce n’est pas demain!

R.O. : C’est en 2016…

C.M. : Non, la prochaine élection, ce n’est pas en 2016. Laissez-mois vous le dire, parce que vous le savez vous-même : techniquement, cela n’est pas possible. Il y a des préalables. On a été aux concertations nationales! Par exemple, il faut qu’il y ait au préalable le recensement. Ça, c’est de un. Et de deux. Vous savez, moi, je compare un peu la politique comme un match de football. Il y a un règlement. Il faut nécessairement consommer les 90 minutes réglementaires.

Kabila prend le pouvoir… Il prête serment le 20 décembre 2011… Quelques mois après, un groupe de « nazis polpotistes » se permettent d’annoncer et de commencer des tueries, des viols massifs, des assassinats et des meurtres sous l’autorité morale d’un homme de Dieu, le très vénéré « archbishop » Jean-Marie Runiga. Et vous pensez que Kabila allait rester dans son bureau, bras croisés, se permettre de rêver, malgré les troubles dans cette partie de l’Est, d’être à même de réaliser sa vision?

Quand il y a des troubles dans un stade, le règlement impose à l’arbitre d’arrêter la partie, d’arrêter le chrono, mais pas le temps. Le temps peut continuer de courir. Et le match reprend quand? Quand les troubles ont cessé dans le stade! Pour nous, pour moi, ça n’engage que Claude Mashala, qui est Kabiliste, d’abord, le mandat de Kabila n’a démarré que le jour où le brave Mamadou Ndala, avec ses éléments, ont eu à planter le drapeau national sur la colline de Chanzu. Et si vous comptez avec moi, je crois que le 2e mandat de Joseph Kabila Kabange n’a que 6 mois.

R.O. : Mais, il y a aussi les ADF et les FDLR. S’il faut mettre tout ensemble, il faut encore prolonger…

C.M. : Mais écouter, pourquoi pas?

R.O. : Donc, si nous comprenons bien, Claude Mashala, c’est l’article 220 de l’actuelle constitution qui vous fâche beaucoup? Mais où comptez-vous avoir les signatures pour votre pétition?

C.M. : Mais le peuple! C’est tout le monde qui veut voit Kabila continuer son œuvre, parce que Kabila, c’est juste l’ouvrier du peuple!

R.O. : Et une dernière question : ne pensez-vous pas que changer de constitution ou la réviser à tout va, fragilise la démocratie?

C.M. : Pas du tout. Combien de fois la constitution française n’a-t-elle pas été révisée? Même américaine? Vous pensez qu’à l’époque de Lincoln ou de Georges Washington, le mariage pour tous était permis? Mais voilà qu’au jour d’aujourd’hui, dans les rues de Paris par exemple, vous pouvez trouver un monsieur qui se fait appeler maman! C’est pour vous dire que même les constitutions des pays de grande liberté sont aussi dynamiques! Pourquoi pas la nôtre? Pourquoi pas?!

Et vous savez pourquoi dans ces pays là on est arrivé à réduire les mandats présidentiels? Mais c’est parce que ces gens là ont travaillé pendant des siècles! Nos ne voulons pas de chantiers inachevés. Nous aimerions aussi que les amis de Nyiragongo, Aketi, Bumba, Buta, Befale, Ankoro, Bokonde, Tshela… ne soient pas complexés. Nous aimerions que la fameuse modernité puisse toucher toutes les couches de notre population. Qui dit mieux?

R.O. : Claude Mashala, merci d’avoir répondu à nos questions.

C.M. : C’est moi qui vous remercie.

Kinshasa, 18/03/2014 (Radiookapi via Aucongo.cd)

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La brouille diplomatique entre l’Afrique du Sud et le Rwanda ne cesse de prendre de l’ampleur après l’expulsion croisée, la semaine dernière, de diplomates des deux pays.

Si l’attaque menée il y a dix jours sur la résidence d’un ancien général rwandais à Johannesburg a amorcé la crise, c’est aussi pour des raisons politiques que Pretoria a décidé de sortir de son silence.

Au départ de la crise diplomatique entre Pretoria et Kigali, il y a l’attaque menée il y a dix jours sur la résidence d’un ancien général rwandais, qui vit désormais à Johannesburg. Le lundi 3 mars, des hommes armés ont attaqué le domicile de l’ex-général rwandais Kayumba Nyamwasa. Celui-ci n’était pas présent, et les hommes armés sont repartis sans rien emporter. Kayumba Nyamwasa est un ancien allié du président rwandais Paul Kagame. Il a fui le Rwanda et vit en exil en Afrique du Sud. En 2010, il a été victime de deux tentatives d’assassinat à Johannesburg, où il vit avec le statut de réfugiés. Au début de cette année, un autre incident est intervenu. L’ancien chef des renseignements rwandais, Patrick Karegeya, lui aussi réfugié en Afrique du Sud, a été assassiné dans sa chambre d’hôtel à Johannesburg. Là aussi, tous les regards se sont portés vers le Rwanda, bien que Kigali ait démenti toute implication.

Des diplomates accusés d'implication directe

Mais c'est bien l’attaque sur la résidence du général Kayumba qui a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Pretoria a alors décidé d’expulser trois diplomates rwandais. Pour Pretoria, le Rwanda est derrière ces différentes attaques. Mais la justice sud-africaine n’a pas communiqué les preuves qu’elle détient. Mercredi, le ministre sud-africain de la Justice, Jeff Radebe, a pris la parole pour la première déclaration officielle depuis l’expulsion. C’est surtout la première fois que le gouvernement sud-africain fait publiquement le lien entre les diplomates rwandais en poste à Pretoria et les différentes tentatives d’assassinats en Afrique du Sud. Le ministre a lancé un avertissement à Kigali : « Notre pays ne doit pas être utilisé comme tremplin pour mener des activités illégales. » Il a également ajouté que la décision d’expulser des diplomates était basée sur des « actions illégales qui ont eu lieu sur le territoire sud-africain, des tentatives de meurtre, ainsi qu’un assassinat ».

 

Dissensions au sein du gouvernement sur la stratégie à adopter

Une accusation grave, et des termes clairs. Toutefois, on sent que Pretoria ne souhaite pas que cette affaire fasse trop de bruit. Il y a deux jours, le président sud-africain Jacob Zuma a tenté de minimiser la crise. « Même les démocraties les plus avancées ont des désaccords et la situation entre l’Afrique du Sud et le Rwanda n’est pas unique », a-t-il alors déclaré. Mais si les accusations portées par Pretoria s’avèrent fondées, il s’agit de faits graves : s’il est prouvé que le gouvernement rwandais est derrière ces tentatives d’assassinat, il s’agit d’une violation de la souveraineté d’un pays.

Au sein même du gouvernement sud-africain, certains membres souhaiteraient d’ailleurs que les choses ailleurs plus loin et que les liens diplomatiques avec le Rwanda soient tout simplement rompus. D’autres, comme Lindiwe Zulu, conseillère en relations internationales du président Zuma, poussent au contraire pour une solution diplomatique.

Une décision diplomatique à l'aune de l'échéance électorale

L’Afrique du Sud a trop d’intérêt en Afrique centrale pour se faire un ennemi de Kigali : Pretoria a environ 1 200 soldats dans l’est de la République démocratique du Congo, qui participent a la brigade d’intervention sous l’égide de l’ONU. Et l’Afrique du Sud a aussi des intérêts économiques. En octobre dernier, le président Zuma était en RDC. Il a signé un contrat pour l’achat de plus de la moitié de l’énergie qui sera fournie par le futur barrage Grand Inga. Pretoria ne veut pas donc pas gâcher tous ses investissements dans la région.

Si finalement le gouvernement sud-africain a fini par réagir aussi directement cette fois, c’est qu’il ne pouvait pas continuer à tolérer une intervention étrangère sur son territoire, sous peine de perdre la face. De plus, l’opposition et la presse posent de plus en plus de questions sur le manque de réactions du gouvernement face à ces violations supposées de la souveraineté du pays. Et l’Afrique du Sud étant en période préélectorale, le gouvernement ne peut pas être vu comme faible et inactif.

Kinshasa, 14/03/2014 (RFI via Aucongo)

L'envoyé spécial des Etats-Unis d’Amérique dans la région des Grands Lacs, Russ Feingold a déclaré dimanche 09 mars à Goma que son pays va continuer à apporter leur soutien au développement de la République démocratique du Congo, tout en invitant  les autres pays de la région à respecter l’intégrité de la RDC.

« Mon souhait est que les populations de l’Est de la République démocratique du Congo voient au moins une petite amélioration, qu’il y ait bientôt des élections réussies, transparentes et équilibrées, que les ressources de cette région servent d’abord aux populations de la région et non à autrui »,
a affirmé le diplomate américain. Il a assuré que les États-Unis tenaient à l’unité de la RDC : « Nous reconnaissons que l’Est du Congo fait partie intégrante du pays [...] Notre objectif, c’est de faire en sorte que la République démocratique du Congo puisse gérer et gouverner tout le pays et que les autres pays de la région respectent cette option. » Russ Feingold visite cette région pour la troisième fois depuis septembre dernier.

Il a échangé avec les autorités, les acteurs de la société civile et les habitants de cette contrée. « Il incombe toutefois aux Congolais de déterminer leur propre sort. Nous sommes là pour les soutenir », a-t-il fait remarquer. Lors de sa dernière visite en janvier dernier, le diplomate américain avait réaffirmé le soutien de son pays à la RDC dans la lutte contre les groupes armés par le truchement de la Monusco. « Il est primordial que la Monusco, conformément à sa mission, redouble d’efforts pour honorer son engagement de mener des opérations de soutien au [combat] contre les FDLR », avait déclaré Russ Feingold.

Kinshasa, le 10/03/2014 (Acp via Aucongo.cd)

 

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L’Union européenne va accorder à la RDC une aide au développement de 620 millions d’euros (environ 861 millions de dollars américains) pour la période 2014-2020. Cette aide connaît une augmentation de 20% par rapport celle de l’exercice précédent.
 
C’est ce qu’a annoncé, jeudi 6 mars à Goma, le commissaire européen  chargé du développement, Andris Piebalgs qui a clôturé une mission de 48 heures dans cette ville du Nord-Kivu.
 
Selon le diplomate européen,  cet argent va notamment être utilisé pour lutter contre la pauvreté, renforcer la démocratie et contribuer à la paix et à la stabilisation dans l’Est du Congo.
 
 Le commissaire européen indique que cette aide sera affectée à quatre secteurs :
  1. La santé
  2. La réforme du secteur de la sécurité, justice, police et renforcement de l’armée
  3. L’agriculture durable et environnement
  4. Les infrastructures.
Andris Piebalgs affirme que l’Union européenne veut renforcer son engagement dans l’Est du pays, expliquant que ce territoire est ravagé par les conflits.
 
« S’il y a la paix, les gens doivent sentir que la vie s’améliore très vite » explique-t-il, faisant allusion aux efforts fournis pour ramener la paix dans cette partie de la RDC. Andris Piebalgs fait savoir que l’Union européenne est prête à débourser plus d’argent dans certains secteurs clé notamment les infrastructures et la réconciliation. Il estime qu’il est très important que l’État congolais renforce sa présence dans l’Est. « C’est toujours très important que la population sente que l’État est avec eux », souligne-t-il.
 
Cette nouvelle aide financière de l’Union européenne en faveur de la RDC est mobilisée au titre du 11ème Fonds européen de développement. Le dixième s’étalait sur la période 2008-20013 au titre duquel la RDC a bénéficié d’une aide d’un montant de 569 millions € destinée principalement aux domaines essentiels que sont la gouvernance, les infrastructures, la santé et l’environnement.
 
Kinshasa, le 7/03/2014 (Radio Okapi via Aucongo)
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Pour la première fois, et à la demande des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), la brigade d'intervention rapide de la Monusco est intervenue avec deux hélicoptères contre des éléments des rebelles ougandais de l'ADF-Nalu.

L'opération a eu lieu dans la région de Béni, et ce ne sera pas la dernière, a affirmé le général Wafi.

 "Nous avons procédé à des frappes, avec des hélicoptères d'attaque, pour neutraliser des positions de l'ADF, et notamment des centres de commandement (...) Aujourd'hui, c'est l'ADF, mais nous demandons à tous les autres groupes armés de désarmer, sinon, ils seront la cible des FARDC et de la Monusco".

« Cette opération d’une grande précision nous permet de réaliser un objectif clair : mettre fin aux attaques récurrentes des ADF contre les populations civiles », a ajouté le représentant spécial du secrétaire général dans un communiqué.

Kinshasa, 02/03/2014 (RFI via Aucongo)

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