Kinshasa - RD Congo : vendredi, 30 octobre 2020 -

Information continue en RD Congo et dans le monde

Faune et Flore
Google se réorganise et devient «Alphabet» : 
Ne dites plus Google mais « Alphabet ». Toutes les sociétés du géant des nouvelles technologies seront désormais représentées sous ce nouveau nom. Alphabet devient la « maison-mère » de toutes les activités de l'entreprise américaine. L'objectif affiché de ses dirigeants est d'être plus transparents et plus inventifs. Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio Lorsque Google devient « Alphabet », les fées de la finance se penchent sur le berceau de la nouvelle entité. Ce changement de nom marque une restructuration du géant des nouvelles technologies. Le monde entier connaît le moteur de recherche, la messagerie Gmail ou encore la pateforme de vidéos YouTube. Mais la société se diversifie en permanence avec certains produits que l'on n'associe pas forcément à Google, comme Calico qui travaille sur des médicaments contre le vieillissement ou la recherche contre le cancer. La dernière innovation du géant internet américain, la Google Car, la voiture sans chauffeur, est expérimentée en ce moment aux Etats-Unis. La Bourse salue cette annonce Google est donc une société en permanente évolution, et qui craignait de perdre en visibilité. C'est ainsi, expliquent les fondateurs, que l'idée d'Alphabet est née. L'objectif affiché de la direction en Californie est la transparence, qui doit permettre de rassurer le monde de la finance et d'attirer les investisseurs. C'est manifestement pari gagné. Car si cette annonce-surprise a été faite, comme c'est la tradition, à la fermeture de Wall Street lundi, le titre Google a bondi de plus de 7% après la clôture. Le nouveau Google conservera notamment le moteur de recherche, les activités publicitaires, YouTube, le système d'exploitation mobile Android, les cartes Maps ou encore Gmail. Les activités annexes, plus éloignées de son cœur de métier comme Calico ou Nest (objets connectés), seront elles regroupées au sein d'Alphabet. La holding Alphabet sera dirigée par Larry Page, le co-fondateur et directeur général actuel de Google qui cèdera sa place à l'actuel vice-président du groupe Sundar Pichai. Et elle sera cotée en Bourse en lieu et place de Google. Avec RFI.fr
(mardi 11 aot 2015.)
Le titulaire d'un compte Facebook peut désormais choisir un e-héritier : 
Facebook annonce ce 12 février 2015 le déploiement d'une nouvelle fonction : celle-ci permet aux membres du réseau social de désigner une personne qui sera chargée de gérer leur compte après leur décès.   Cette fonction, Legacy Contact, n'est pour le moment accessible qu'aux Etats-Unis mais Facebook va la déployer petit à petit dans d'autres pays. Elle apparaît dans la partie sécurité des paramètres du compte et permet de choisir un contact qui « héritera » dudit compte. Cette personne peut être un membre de la famille ou un ami, peu importe. Une fois désignée, elle sera avertie par un message et devra donner, ou non, son accord.   Dès que Facebook sera averti du décès d'un de se membres, sa page sera transformée en mémorial et l'expression « Remembering » (en souvenir de) apparaîtra au-dessus du nom du titulaire du compte. Son contact désigné pourra alors y épingler un dernier message en haut de sa Timeline, accepter de nouvelles demandes « d'amis », mettre à jour les photos de profil et de couverture.   Il ne pourra en revanche pas se connecter comme le titulaire de la page et voir ses messages privés. Enfin, si le titulaire du compte l'y autorise, le contact « héritier » pourra aussi récupérer une archive de tout ce qui aura été partagé sur ce compte Facebook (photos, messages et contenu du profil).   Cette nouvelle possibilité s'ajoute à ce que proposait déjà Facebook : à savoir la suppression pure et simple du compte ou sa transformation en mémorial.   @01net.com
(jeudi 26 fvrier 2015.)
Microsoft Word et Powerpoint accessibles gratuitement depuis les mobiles : 
Microsoft a annoncé jeudi la mise à disposition gratuite sur les smartphones et tablettes d'une version allégée de ses produits vedettes, la suite Office regroupant le traitement de texte Word, le tableur Excel et les présentations PowerPoint. L'ouverture d'Office à l'écosystème du grand rival Apple avait été l'une des premières grandes ruptures imposées par le nouveau patron du groupe informatique américain, Satya Nadella: une application Office pour la tablette iPad avait été lancée fin mars. Payer pour des fonctionnalités élargies uniquement Son utilisation nécessitait toutefois jusqu'à présent le paiement d'un abonnement à Office 365, la version dématérialisée en ligne de la suite de bureautique.L'application mobile d'Office sera désormais utilisable gratuitement, même si Microsoft souligne dans l'un de ses blogs officiels que l'abonnement à Office 365 permettra d'accéder à «des fonctionnalités d'édition et de collaboration élargies, un stockage illimité sur OneDrive, une intégration avec (le service de stockage en ligne concurrent) Dropbox et une série d'autres avantages». Une version adaptée à l'iPhone L'abonnement reste également nécessaire pour utiliser les logiciels d'Office sur un ordinateur classique. Outre l'application pour iPad qui, selon Microsoft, a déjà été téléchargée plus de 40 millions de fois, une version adaptée à l'iPhone d'Apple est également lancée jeudi.Microsoft promet aussi pour l'an prochain une autre application Office pour les tablettes de diverses marques utilisant le système d'exploitation Android de Google, ainsi qu'une version optimisée pour son prochain système d'exploitation Windows 10. Plus d'un milliard d'utilisateurs Microsoft revendique plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde pour Office, qu'il vendait traditionnellement sur supports physiques (disquettes, puis CD) mais qu'il s'efforce de plus en plus de proposer sous forme d'abonnement en ligne (Office 365) car cela représente une source de revenus plus régulière (Avec 20minutes.fr)  
(samedi 08 novembre 2014.)
L'ambitieux projet anti-cancer de Google : 
Pour permettre de diagnostiquer le cancer avec précision, le géant internet américain Google a dévoilé mardi un nouveau projet de recherche. Il sera question pour une équipe de scientifiques d'étudier la possibilité d'utiliser les nanoparticules dans la détection de la maladie. "Les nanoparticules pourraient être ingérées sous la forme de comprimés afin de pénétrer dans le sang," explique la firme américaine dans une note de présentation du projet. "Elles seraient conçues pour repérer et se fixer sur un type particulier de cellules, comme les cellules tumorales." L'étape suivante, le diagnostic à proprement parler, consistera à associer les nanoparticules ingérées "à un objet connecté équipé de capteurs spéciaux". Selon les précisions de Google, différentes techniques de transmission non invasives, comme les ondes radio ou lumineuses, sont étudiées dans le cadre de la recherche. "Nous proposerons la technologie sous contrat de licence à des partenaires, afin qu'il développent des produits dont l'efficacité et la sécurité pourront être testés lors d'essais cliniques", indique encore le groupe américain. Le projet est piloté par "Google X", la branche du géant internet travaillant sur des projets futuristes comme les voitures sans chauffeur (Google Car), les lunettes interactives (Google Glass), ou le projet Loon utilisant des montgolfières comme relais internet. (Avec BBC)
(mardi 28 octobre 2014.)
Le nom de domaine "Ebola.com" vendu pour plus de 170 000 euros : 
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. L'épidémie d'Ebola a permis aux propriétaires du nom du site internet Ebola.com de réaliser une belle opération financière en revendant leur nom de domaine pour plus de 200 000 dollars (170 000 euros), vendredi 24 octobre. Le vendeur du nom Ebola.com est l'entreprise Blue String Ventures, basée dans le Nevada, qui se décrit comme une société investissant dans des noms de domaine et de marques sur internet. L'acheteur est une société établie en Russie, appelée WeedGrowthFund, connue auparavant sous le nom de Ovation Research.  Le site Ebola.com contient des articles sur la maladie et des réponses aux questions les plus fréquentes sur la fièvre hémorragique qui a causé la mort de près de 4 900 personnes depuis le début de l'année. La société a déboursé 50 000 dollars (40 000 euros) en liquide, ainsi que 19 192 actions de la société Cannabis Sativa, qui promeut l'usage médical de la marijuana, pour un montant de près de 170 000 dollars (134 000 euros). Les raisons derrière la vente du nom de domaine ne sont pas connues, mais le patron de Cannabis Sativa, l'ancien gouverneur du Nouveau-Mexique GaryJohnson, a déclaré publiquement penser que le cannabis pourrait être utile dans les traitements pour soigner le virus de la fièvre hémorragique. (Avec francetvinfo)
(samedi 25 octobre 2014.)

Le député congolais d'opposition Jean-Bertrand Ewanga, arrêté début août après une grande manifestation politique à Kinshasa, est maintenu en résidence surveillée alors que son procès est suspendu, a-t-on appris mercredi auprès d'un de ses avocats.

La Cour suprême de justice, devant laquelle M. Ewanga comparaît depuis le 25 août pour outrage au chef de l'Etat et incitation à la haine tribale et raciale, "a suspendu l'affaire mardi et la date de la prochaine audience n'est pas encore communiquée", a déclaré à l'AFP Me Richard Mpinda.

"M. Ewanga reste en résidence surveillée" dans un hôtel de Kinshasa, a ajouté l'avocat.

Secrétaire général de l'Union pour la Nation congolaise (UNC), M. Ewanga avait été le 4 août l'un des principaux orateurs d'un grand rassemblement d'opposition destiné à dénoncer toute initiative visant à modifier la Constitution pour permettre au président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de briguer un troisième mandat.

Il avait été arrêté le lendemain à l'aube à son domicile.

L'UNC est dirigée par Vital Kamerhe, ex-meilleur allié de M. Kabila, et est la troisième force d'opposition représentée au Parlement.

Président de l'Assemblée nationale de 2006 jusqu'à sa disgrâce en 2009, M. Kamerhe est aujourd'hui l'un des opposants les plus actifs au chef de l'Etat, à qui la Constitution interdit de se représenter à l'issue de son mandat qui s'achèvera fin 2016.

Plusieurs cadres du parti de M. Kabila préconisent désormais ouvertement une révision constitutionnelle pour lui permettre de rester au pouvoir au-delà de cette date, mais cette question suscite de fortes réticences dans la famille politique du président.

Kinshasa, 10/09/2014 (Oraotv via aucongo.cd)

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lundi, 08 septembre 2014 17:36

La RDC promet de vaincre Ebola dans 45 jours

La République démocratique du Congo s’est donné 45 jours pour vaincre la fièvre hémorragique à virus Ebola qui s’est déclarée dans le secteur de Djera, en territoire de Boende dans la province de l’Equateur. Un défi que le ministre de la Santé publique, le Dr Félix Kabange Numbi Mukwampa, promet de relever.

« Il est crucial que la maladie à virus Ebola reste circonscrite dans la seule zone de santé Boende et qu’elle n’atteigne pas Mbandaka, chef-lieu de la province, dont l’accès et les échanges avec Kinshasa se font par le fleuve Congo », c’est ce qu’a indiqué, le lundi 1er septembre 2014, le ministre de la Santé publique de la RDC, le Dr Félix Kabange Numbi, à son arrivée à Mbandaka (Nord-Ouest). Le Dr Kabange a conduit une forte délégation, à Boende, foyer de l’épidémie, composée, entre autres, du représentant de l’OMS en RDC, le Dr Joseph Waogodo Caboré, du directeur du Département des vaccins et de l’immunisation à l’OMS (HQ), le Dr Jean-Marie Okwo Bele et du directeur de l’Institut national de recherche bio-médicale (INRB), le professeur et virologue Jean-Jacques Muyembe Tamfum.

« La RDC et ses partenaires se lancent un défi majeur, celui de pouvoir interrompre la chaîne de transmission de ce virus mortel dans un délai de 45 jours », a poursuivi le ministre de la Sante publique.  

La zone de santé de Boende est située à 1 200 km de Kinshasa, et à 600 km à l’Est de Mbandaka, dans une région à forte hydrographie, dont les grosses rivières Lomela, Salonga et Tshuapa connaissent d’intenses activités de pêche et d’échanges commerciaux des produits agro-alimentaires. Cela avec d’autres localités frontalières des deux provinces voisines, plus au Sud du Kasaï Occidental et du Kasaï Oriental.

« Nous avons choisi de commencer par Mbandaka pour nous rendre à Boende, parce qu’il est urgent de mettre en place une coordination provinciale efficace qui va fonctionner comme un organe de décision et d’orientation sous le leadership du gouverneur de province. Ce, en faisant respecter strictement toutes les mesures préventives de protection, d’hygiène individuelle et collective ainsi que d’isolement des malades pour éviter toute propagation à grande échelle », a ajouté le Dr Kabange Numbi.

Au 2 septembre 2014, le ministère de la Santé publique a communiqué à l’OMS les statistiques suivantes : un total cumulé de 58 cas (13 confirmés, 22 probables et 23 suspects), avec 31 décès (taux de létalité : 53,4%), dont 6 agents de de la Santé publique. A ce jour, 291 contacts sont suivis dont 285 ont été vus.

Devant les professionnels de santé et les membres de la Société civile provinciale de Mbandaka,  le ministre de la Santé publique a, en outre, félicité le gouverneur de la province ad intérim de l’Equateur, M. Sébastien Impeto, pour le  leadership dont il a fait montre depuis le début de la flambée, dont la confirmation au laboratoire a eu lieu dans la nuit du 23 au 24 août 2014.

Dans la foulée, il estime que, si toutes les sous-commissions - surveillance épidémiologique et suivi des cas contacts, logistique, eau, hygiène et assainissement, communication, prise en charge psycho-sociale… - qui composent le comite provincial de coordination travaillaient avec efficacité, dans un esprit d’équipe et de transparence, «  nous aurons fait un grand pas dans la gestion et le contrôle de la maladie à virus Ebola en cours ». Mais sur place à Boende, c’est le comité international de coordination technique et scientifique (CICTS) qui coordonne la gestion de toutes les statistiques de l’épidémie, en élaborant une mise à jour du rapport de situation de la maladie. Le même CICTS doit s’assurer du contrôle de l’infection dans le centre d’isolement des malades mis en place par MSF, a précisé le ministre de la Santé publique.

Prenant la parole, à son tour, le Dr Jean-Marie Okwo Bele « a apprécié les efforts des autorités tant nationales que provinciales pour leur leadership et la coordination en vue de l’appropriation de la lutte contre la maladie à virus Ebola dans cette vaste province de l’Equateur ». Selon lui, « Cela prouve à suffisance que la RDC peut gérer et contrôler l’épidémie sans trop de difficultés, en brisant la chaîne de transmission dans les 45 prochains jours comme souhaité ». 

Le Dr Okwo Bele a également appelé à l’intensification de la surveillance épidémiologique pour qu’il n’y ait pas de zones silencieuses qui ne rapportent pas les données en cette période d’épidémie. « Il est très essentiel de renforcer la sensibilisation pour détecter les sources d’infection de la maladie qui se transmet, dans la majeure partie de cas, lors des funérailles et des enterrements non sécurisés », a-t-il insisté.

Il a encouragé tous les professionnels de santé ainsi que d’autres experts de la province de l’Equateur à se rendre disponible à tout moment pour qu’au moment opportun, le système de rotation puisse correctement fonctionner sur le terrain.

Un appel relayé par le prof. Muyembe Tamfum, virologue et pionnier de la lutte contre les fièvres hémorragiques virales en RDC (Ebola et Marburg) depuis 1976. « Etre disponible est un signe de grande fierté », a-t-il dit.  « Un jour, l’histoire retiendra que vous avez participé avec courage dans la gestion et le contrôle de la maladie à virus Ebola à Boende », a-t-il encore plaidé.

Pour parvenir à une réponse stratégique et appropriée face à l’épidémie en cours dans le Nord-ouest du pays, le représentant de l’OMS en RDC a expliqué, pour sa part, l’engagement et l’étroite collaboration qui existent entre le gouvernement et ses principaux partenaires. « L’OMS fournit des épidémiologistes et experts dans divers domaines, des kits de protection et s’occupe également de la prise en charge du paiement de prime des prestataires à Boende ». Le Dr Caboré résume en grande ligne la contribution des autres partenaires : « UNICEF, PAM, PNUD, OCHA, MONUSCO, CDC, USAID, MSF… prêtent leur main forte aux autorités sur le plan de la logistique et de télécommunications. Les uns fournissent les avions cargo pour l’acheminement du matériel et le déploiement du personnel de terrain, les autres apportent des moyens de déplacement, la construction d’un campement d’hébergement pour le personnel en rotation ».

Et d’ajouter : « La communication et la mobilisation sociale ont été renforcées par la reproduction des affiches et dépliants de sensibilisation, les matériels V-SAT en cours d’installation pour les facilités de communication sur le lieu de l’épidémie ainsi que plusieurs tonnes de vivres pour les familles vulnérables habitant les aires de santé affectées par Ebola ».

Le représentant de l’OMS s’est réjoui aussi de la promesse d’un appui financier de 1,5 million de dollars américains, à mobiliser par le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires, à travers le Panier commun humanitaire (Pooled Fund), ainsi que d’autres fonds attendus via le CERF, un autre mécanisme de financement d’urgence des Nations unies.

Kinshasa, 08/09/2014 (LePotentiel via aucongo.cd)

Publié dans Santé

Les élèves ont repris ce lundi lundi 8 septembre le chemin de l’école en RDC. A Kinshasa, les élèves ont afflué dans certaines écoles. C’est notamment le cas du Lycée Mpiko, de l’Institut Moteyi, du Collège Saint-Théophile, du Collège Notre-Dame d’Afrique, de l’Ecole Massamba et de l’Institut Zedi de la commune de Lemba. Mais d’autres établissements scolaires ont connu une moindre affluence. Même constat sur l’ensemble du pays. L’affluence n’a pas été la même dans toutes les provinces.

A Kinshasa, la cérémonie officielle marquant la rentrée scolaire 2014-2015 s’est déroulée dans l’enceinte de l’Ecole primaire Ngaba, située dans la commune de Lemba. Six salles de classe, un bureau et les latrines de cette école ont été réhabilités par le gouvernement.

Rentrée sur fond de grève au Nord-Kivu

Au Nord-Kivu, plus de 60% d’élèves ont repris le chemin de l’école alors que les enseignants ont brillé par leur absence. Ils ont répondu au mot d’ordre de grève de leurs syndicats qui exigent la mécanisation de certains enseignants ainsi que la majoration de salaires.

A Goma, par exemple, les écoles n’ont pas connu l’affluence habituelle. Des opérateurs éducatifs attribuent cette situation à l’appel au boycott des enseignants. D’autres évoquent l’impréparation des parents qui n’ont pas encore acheté les fournitures scolaires.

certaines contrées de cette province comme à Lubero, la rentrée a été timide faute d’élèves. De nombreux enfants sont encore en déplacement avec leurs parents à cause des affrontements armés à répétition depuis mai dernier entre les FARDC et les miliciens Maï-Maï du Nduma defense of Congo (NDC) de Cheka.

Pas de rentrée à Moanda

Les cours n’ont pas repris ce lundi dans les écoles du territoire de Moanda, à 200 km à à l’Ouest de Matadi (Bas-Congo). Les enseignants de cette partie du pays ont pris cette décision à l’issue de leur assemblée générale du week-end dernier pour réclamer la mécanisation de 300 de leurs collègues ainsi une augmentation des salaires.

Ces enseignants exigent également la suppression de la prise en charge des enseignants par les parents d’élèves.

«Dans le territoire de Moanda, près de 350 enseignants n’ont pas leurs salaires alors qu’ils travaillent normalement comme tous les autres. Nous voulons que leurs salaires soient payés au mois de septembre. Nous voulons que l’Etat puisse nous donner un salaire conséquent pour que l’enseignement puisse se rétablir. Pour parler de l’éducation nationale, il faudrait qu’on considère l’enseignant comme le pion majeur pour générer toutes les qualités de ce pays. [Il faut] un salaire à l’enseignant pour qu’il puisse nouer les deux bouts du mois», a souligné le porte-parole de la Synergie des enseignants de Moanda, Auguste Mabiala Malundama.

La pluie perturbe la rentrée

A Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental, la rentrée des classes a été perturbée par la pluie qui s’est abattue ce matin sur la ville. La majorité des écoles ont accueilli d’élèves par rapport au nombre d’inscrits. Certaines écoles sont même restées fermées. Mais certains chefs d’établissements scolaires reprochent aux parents de garder leurs enfants à la maison pendant la première semaine de la rentrée scolaire.
«Les inscrits sont nombreux mais il n’y a eu que cinq [élèves] qui se sont présentés, à savoir : deux en 3è et trois en 6è Coupe et couture. Nous demandons aux parents d’envoyer les enfants», s’est plaint le préfet des études du lycée Mukaji Wa Tshitendu.

Dans une autre école de Mbuji-Mayi, le Complexe du 4 Janvier, aucun n’élève ne s’est présenté ce matin et les salles de classe sont restées fermer et seule la direction était ouverte.

Kinshasa, 08/09/2014 (Radiookapi via aucongo.cd)

Publié dans Société
dimanche, 07 septembre 2014 09:21

Can 2015 : la RDC battue par le Cameroun

La RDC a perdu (0-2) face au Cameroun samedi 6 septembre au stade TP Mazembe de Lubumbashi (Katanga). Les buts camerounais ont été marqués à la 46e minute par Njie et Aboubacar à la 81eminute.

Avec cette défaite, les Léopards congolais ont raté leur entrée en éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations dont la phase finale se jouera au Maroc en 2015. La dernière victoire de la RDC à cette compétition devant le Cameroun remonte de 1998. L’équipe nationale A a joué son premier match officiel depuis la Can 2013 jouée en Afrique du Sud.  

Le match a commencé avec une légère domination des Congolais avec 3 frappes qui échouent toutes sur le bras du gardien camerounais. Les Lions indomptables vont se réveiller et tenter de reprendre la partie à leur compte. Avec ses 5 médiateurs, le Cameroun mise sur Nkoulou, Enoh Eyang et Stéphane Mbia dans l’entre-jeu qui font «l’essuie-glace ». Ils enrayent les offensives congolaises et retrouvent leurs ailiers qui tentent de temps à temps d’inquiéter Kidiaba, le portier congolais.

Après 15 minutes de temps d’observation, les deux équipes continuent à hésiter de se lancer à l’assaut et toutes les tentatives des attaquants de deux équipes passent à côté.

Quelques minutes après, le capitaine Youssouf Mulumbu quitte ses coéquipiers sur blessure, il est remplacé par Munganga. Florent opte alors pour deux milieux défenseurs : Makiadi et le nouvel entrant. Ce choix tactique fait réculer la RDC qui concède coup sur coup trois corners, mais Kidiaba est vigilant.

À l’inverse, Florent Ibenge compte sur des percées de ses latéraux Issama Mpeko et Ebunga Nsimbi. Ils alimentent tant soit peu l’attaque congolaise mais celle-ci ne trouve pas le chemin des filets.

Alors qu’on jouait les temps additionnels, le Cameroun part en contre. Kidiaba hésite sa sortie et Njie ne se loupe pas pour plonger tout le stade TP Mazambe dans l’émoi. Il trompe le dernier rempart congolais sur une balle à ras-le-sol et trouve le chemin des filets. 1 pour le Cameroun et 0 pour la RDC.

La partie reprend avec un sursaut d’orgueil des Congolais qui tentent de se lancer en attaque pour chercher le but égalisateur. Mais ils vont s’illustrer par une kyrielle de ratés.

C’est à la 81e minute que Vincent Aboubakar crucifie les Congolais : 2 pour les Lions indomptables, 0 pour les Léopards. De quoi dire que les Lions ont dompté les Léopards dans leur cage.

Pour retrouver la dernière victoire de la RDC devant le Cameroun, il faut remonter en 1998 à la Can organisée au Burkina. Le match s’était soldé sur le score d’un but à zéro.

La RDC a joué, avec son équipe nationale A, son premier match officiel depuis la Can 2013 jouée en Afrique du Sud.

Mais pour l’instant, le Cameroun empoche ses trois premiers points en préliminaires de la Can 2015.

Lors de la deuxième journée, la RDC sera reçue par la Sierra Leone à Lubumbashi. Le Cameroun offrira son hospitalité à la Côte d’Ivoire.

Kinshasa, 06/09/2014 (Radio okapi via aucongo.cd)

Publié dans Sports

L’opposition congolaise tente de maintenir la pression sur le régime du président de République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila. Une trentaine de personnalités de l’opposition a lancé jeudi 4 septembre un nouvel appel à manifester  contre la possible révision de la Constitution qui permettrait au président congolais de se maintenir au pouvoir.

Réunis dans la paroisse Notre Dame de Fatima de Kinshasa,  des représentants de l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, de l’UNC de Vital Kamerhe, de l’Ecidé de Martin Fayulu, mais aussi du MPCR et de l’UDEMO, ont appelé à une marche de protestation le 13 septembre 2014 à Kinshasa.

Contre « une présidence à vie »

Selon cette plateforme de l’opposition, toute modification de la Constitution constituerait « un coup d’Etat » ouvrant la voie à « une présidence à vie » de Joseph Kabila. Ces opposants dénoncent également « les arrestations arbitraires des opposants et des journalistes », ainsi que « la fermeture des journaux et le musèlement de la presse ». Le 4 août dernier, l’opposition avait déjà appelé les Congolais à descendre dans la rue. La manifestation s’était déroulée dans le calme, mais le lendemain, le secrétaire général de l’UNC, troisième force politique congolaise, était arrêté pour ses propos tenus lors du rassemblement à l’encontre de Joseph Kabila. Dans son discours, Jean-Bernard Ewanga avait notamment demandé le départ du président congolais.

Nouvelle Constitution ?

Avec ce nouvel appel à manifester, l’opposition entend faire entendre sa voix sur la possibilité d’une modification constitutionnelle. Les derniers scénarios en date, font état de la volonté de la majorité présidentielle de réécrire une nouvelle Constitution, qui changerait les règles du jeu avant l’élection présidentielle de 2016. Cela  permettrait ainsi à Joseph Kabila de « remettre les compteurs à zéro » et de pouvoir briguer un troisième mandat, ce que lui interdit l’actuelle Constitution. La majorité présidentielle préparerait un référendum pour faire valider le nouveau texte et un nouveau gouvernement dit de « cohésion nationale » serait prochainement annoncé (à la mi-septembre) avec des membres de l’opposition, pour élargir la base électorale du président. Pour l’opposition congolaise, il semble donc urgent de se mobiliser.

Kinshasa, 05/09/2014 (Afrikarabia via aucongo.cd)

Publié dans Actualités

Les nouvelles statistiques de l’épidémie à virus d’Ebola, qui sévit dans l’aire de santé de Djera dans la province de l’Equateur, font état de 31 morts sur 53 cas enregistrés, a indiqué lundi 1erseptembre à Mbandaka le ministre de la Santé publique, Félix Kabange Numbi.

Seule l’aire de santé de Djera reste touchée et la situation est sous contrôle grâce aux mesures de contingence mises en place par le gouvernement congolais, a-t-il souligné.

«Nous sommes à 51 cas, 13 cas confirmés au laboratoire, 19 cas probables et 21 cas suspects. A ce jour, nous avons 31 décès. Nous avons 15 prélèvements, dont 13 positifs à Ebola et nous sommes en train de suivre 185 cas des contacts», a détaillé le ministre Kabange Numbi. Selon lui, ces cas des contacts sont des personnes qui ont eu des contacts avec les malades d’Ebola.

«Nous devons les suivre tous les jours pendant 21 jours, parce que –lorsque vous êtes en contact avec quelqu’un qui souffre d’Ebola – vous pouvez faire la maladie dans les deux à vingt et un jours qui suivent», a expliqué la même source.

Le ministre de la Santé publique a réaffirmé que l’épidémie était circonscrite à Djera.

«Le gouvernement de la République et le gouvernement provincial sont ensemble pour protéger Mbandaka d’Ebola», a-t-il assuré, après son entretien avec le gouverneur intérimaire de l’Équateur, Sébastien Impeto.

Par ailleurs, le ministre de la Santé publique a par ailleurs exhorté la population de Mbandaka et celle de toute la province à observer les mesures préventives contre cette épidémie. Il s’agit notamment de la mise en quarantaine de Djera, l’interdiction de contact avec les malades et leurs fluides, du lavage des mains et de la dénonciation de tout visiteur qui viendrait de la zone infectée.

Le bilan publié jeudi 28 août dernier par Félix Kabange faisait état des sept nouveaux cas d’Ebola confirmés par des analyses de laboratoire. Ce qui portait à treize le nombre des personnes affectées par ce virus dans le secteur de Djera où l’épidémie avait été déclarée officiellement quatre jours auparavant.

Kinshasa, 2/09/2014 (Radiookapi via aucongo.cd)

Publié dans Santé

Le parti de la majorité Solidarité congolaise pour la démocratie et le développement (Scode) est opposé à la révision de la constitution. Son président, Jean-Claude Muyambo, a déclaré qu’il s’opposait à une révision de la constitution avant les élections pour préserver «  la paix et l’harmonie des institutions ».

Jean-Claude Muyambo affirme que d’autres membres de la majorité présidentielle sont opposés à la révision de la constitution mais manquent de courage pour le dire.

« Nous nous avons eu le courage de le dire. Il y a ceux qui sont dans la majorité, ils n’ont pas le courage de le dire mais ils sont contre. Il y en a qui disent qu’ils sont « pour » à la télé et à la radio mais quand ils rentrent à la maison, ils disent qu’ils sont contre », affirme l’ancien ministre des Affaires humanitaires.

Jean-Claude Muyambo indique que durant ses deux mandats, le chef de l’Etat « a fait des choses magnifiques ». Mais, ajoute-t-il, « en 2016, nous voulons qu’il y ait alternance ».

Le président de Scode s’interroge sur les modifications récurrentes de la constitution avant les élections.

« En 2011, nous avons changé la constitution avant les élections. Qu’on la change en 2016 avant les élections ? Non. Là on ne veut pas la stabilité », souligne-t-il.

« S’il faut changer, propose-t-il, il faut changer après les élections. »

Le débat sur une probable modification de la constitution agite les milieux politiques congolais depuis plusieurs mois. Certains opposants soupçonnent la majorité de vouloir changer la constitution pour maintenir Joseph Kabila au pouvoir après 2016, année de la fin de son second et dernier mandat.

Le principal parti de la majorité, le PPRD, s’est prononcé en faveur de la révision de la constitution.

Kinshasa, 1/09/2014 (Radiookapi via aucongo.cd)

Publié dans Actualités

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme (BCNUDH)  a, au cours du mois de juillet 2014, enregistré 171 violations des droits de l’homme sur le territoire de la République démocratique du Congo.

Selon  le  BCNUDH, ces tendances représentent une baisse par rapport au mois de juin 2014 (228 violations). « En général, le nombre de victimes qui ont résulté de ces violations a connu une baisse considérable au cours du mois de juillet 2014, passant de 619 victimes à 394, soit une baisse de 36% », précise la source. Avant de renchérir : « A l’instar de mois précédents, les provinces les plus touchées restent les provinces de l’Est de la RDC, à savoir les provinces du Nord-Kivu (76 violations), Orientale (35 violations) et du Sud-Kivu (16 violations) ».

Toutefois, ces trois provinces ont connu une diminution du nombre de violations des droits de l’homme par rapport au mois de juin 2014.

S’agissant de provinces de l’Ouest du pays, le BCNUDH a enregistré une légère diminution du nombre de violations des droits de l’Homme par rapport au mois de juin 2014, passant de 48 à 44 violations.

Au cours du mois de juillet 2014, le BCNUDH et la Section de protection de l’Enfant de la Monusco ont documenté 96 enfants victimes du conflit. « Les agents de l’Etat appartenant à divers organismes de défense et de sécurité auraient été responsables d’environ 65% du nombre total de violations des droits de l’homme enregistrées par le BCNUDH en juillet 2014 », déplore la source.

Ce chiffre a, toutefois, connu une diminution par rapport au mois de juin 2014, passant de 130 à 111 violations. Cependant, le nombre de victimes de violations des droits de l’Homme enregistré au mois de juillet 2014 a connu une légère augmentation par rapport au mois de juin 2014, passant de 230 à 245 victimes.

En particulier, les militaires des FARDC auraient été responsables de 35% du nombre total de violations des droits de l’homme, alors que les agents de la Police nationale congolaise (PNC) auraient été responsables de 27% du nombre total de violations des droits de l’homme documentées par le BCNUDH. Les militaires des FARDC et les agents de la PNC restent aussi les principaux auteurs de violences sexuelles. « En ce qui concerne les combattants des groupes armés, ils seraient responsables de 60 violations, soit 35% du nombre total de violations des droits de l’homme enregistrées au mois de juillet 2014 par le BCNUDH, ce qui représente une légère diminution par rapport au mois précédent (98 violations) »,  conclut la même source.

Kinshasa, 31 /08/2014 (Le Potentiel via aucongo.cd)

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La République Démocratique du Congo est à son tour touchée par Ebola. Le ministre de la Santé, Felix Kabange Numbi, a confirmé que les deux premiers cas de la fièvre hémorragique Ebola ont été identifiés dans la province de l’Equateur sur les 13 décès et 11 patients actuellement à l’isolement. Selon les autorités, le virus ne viendrait pas d’un pays voisin.

Ebola n’a pas été importé d’Afrique de l’Ouest mais le virus est parti d’un chasseur de viande de brousse ou de sa femme, tous deux décédés après que le mari soit parti chasser du singe… C’est ce qu’affirme le ministre de la Santé congolais. Ebola vient donc de la forêt équatoriale. Un laboratoire de Kinshasa a confirmé ces deux premiers cas.

Il faut maintenant identifier la souche de la maladie : zaïroise très virulente ou soudanaise. Les résultats sont attendus d’ici quelques jours. Dans l’immédiat, le ministre de la Santé, Felix Kabange Numbi, a annoncé un certain nombre de mesures dont notamment la mise en place d’abord d’une zone de quarantaine très vaste d’un rayon de 100 km2. Entre 30 000 et 40 000 personnes vont avoir l’interdiction de quitter cette zone. La police est chargée de la surveillance.

D’autre part, l’ensemble des aéroports du pays va être doté d’un laser thermique pour mesurer la température des passagers. Enfin, le gouvernement promet l’installation d’un laboratoire mobile dans l’épicentre de Lokolia, à environ 200 km de Mbandaka, la capitale de l’Equateur, pour diagnostiquer le virus en temps réel.

La zone d’Ebola est limitée, assure cependant le ministre de la Santé Felix Kabange Numbi. Il n’y a pas d’Ebola à Kinshasa, la capitale, ni à Mbandaka le chef-lieu de la province de l’Equateur, une façon de rassurer l’opinion alors que le pays doit faire face pour la septième fois à ce virus Ebola découvert pour la première fois en République démocratique du Congo.

Kinshasa, 24/08/2014 (Rfi via aucongo.cd)

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dimanche, 24 août 2014 08:21

RDC : Fraude à la CENI !

La Commission électorale nationale indépendante a révoqué nonante-six cadres et agents, soit près d’une centaine. A en croire le communiqué de la CENI, il leur est reproché de « fautes lourdes et manquements graves ». Même si aucune liste n’a été communiquée à ce sujet, les personnes concernées par cette mesure ne font plus du tout partie, à dater du jeudi 21 août 2014, de la Centrale électorale congolaise.

Au nombre des manquements graves enregistrés à la Centrale électorale congolaise, on cite « le vol et ou vente du matériel, le détournement des fonds,
la production frauduleuse des cartes d’électeur … »
* C’est ce qui a poussé la Commission électorale nationale indépendante à congédier 96 cadres et agents

Mais, que faut-il concrètement entendre par « fautes lourdes et manquements graves » ? Selon le communiqué de la CENI, ces employés ont été sanctionnés entre autres pour « le vol et ou vente du matériel de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), le détournement des fonds, la production frauduleuse des cartes d’électeur, l’atteinte aux bonnes mœurs, l’abandon récurrent de poste ». Voilà qui renseigne sur les fraudes qui avaient élu domicile au sein de la CENI.

Ce coup de balai, poursuit-on à la CENI, vise à rendre le processus électoral davantage crédible. Ce processus d’assainissement, précise-t-on, continue sur le personnel dont le comportement viole le principe d’intégrité, de neutralité, d’indépendance, de professionnalisme et de bonnes mœurs. Faut-il entendre par là que d’autres départs sont prévus dans les prochains jours à la Commission électorale nationale indépendante ? C’est tout comme. Car, apparemment, la série noire risque de réserver encore des surprises au personnel de la CENI.

Face à toutes les critiques récoltées, surtout de la part de l’Opposition, le bureau de la CENI se devait d’assainir pour tenter de soigner son image ternie par les résultats des élections de 2011 sous la direction du pasteur Daniel Ngoy Mulunda. On se souviendra que la plupart des missions d’observation avaient déploré des irrégularités dénombrées lors de ces scrutins. Voilà qui avait justifié le départ de l’ancien comité au profit d’un autre chapeauté par le président de la Commission électorale indépendante lors des élections de 2006, l’abbé Apollinaire Malumalu déjà contesté par l’Opposition.
L’opération menée hier par la CENI intervient au moment où l’on se prépare pour un cycle d’élections locales courant 2015. Le calendrier de la CENI pour ces scrutins ne semble toujours pas faire l’unanimité au sein de la classe politique congolaise. Car, aucune date n’est encore prévue pour la présidentielle 2016. Ce qui pousse une bonne frange de l’Opposition et la communauté internationale à exiger un calendrier global. Cette question doit encore être débattue au Parlement (Assemblée nationale et Sénat) en prévision de l’an 2015 concernant les élections locales, municipales et urbaines.

Il convient de rappeler que, par rapport aux irrégularités enregistrées en 2011, les bailleurs de fonds avaient plaidé pour une réforme de la CENI afin d’éviter de nouveaux dysfonctionnements. La révocation de près de la centaine de cadres et agents de la Commission électorale nationale indépendante constitue-t-elle un début de solution à la demande des bailleurs de fonds ? La question demeure posée. Surtout que ce n’est pas tous les jours qu’on entend ce genre d’échos à la Centrale électorale congolaise, surtout en prévision des élections qui s’annoncent en 2015.
Mais, toujours est-il que lorsque l’Opposition exige le départ du président de la CENI, ce dernier ne ménagera aucun effort pour mettre toutes les chances de son côté et ainsi échapper à cette vindicte politique.

Pour avoir déjà dirigé la Commission électorale en 2006-2007, l’abbé Apollinaire Malumalu, dont on connaît la posture consistant à rester de marbre face à toutes les critiques, ne devrait pas faire des réclamations de l’Opposition, une mer à boire.

Kinshasa, 23/08/2014 (ForumdesAs  via aucongo.cd)

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