Kinshasa - RD Congo : vendredi, 30 octobre 2020 -

Information continue en RD Congo et dans le monde

Faune et Flore
Google se réorganise et devient «Alphabet» : 
Ne dites plus Google mais « Alphabet ». Toutes les sociétés du géant des nouvelles technologies seront désormais représentées sous ce nouveau nom. Alphabet devient la « maison-mère » de toutes les activités de l'entreprise américaine. L'objectif affiché de ses dirigeants est d'être plus transparents et plus inventifs. Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio Lorsque Google devient « Alphabet », les fées de la finance se penchent sur le berceau de la nouvelle entité. Ce changement de nom marque une restructuration du géant des nouvelles technologies. Le monde entier connaît le moteur de recherche, la messagerie Gmail ou encore la pateforme de vidéos YouTube. Mais la société se diversifie en permanence avec certains produits que l'on n'associe pas forcément à Google, comme Calico qui travaille sur des médicaments contre le vieillissement ou la recherche contre le cancer. La dernière innovation du géant internet américain, la Google Car, la voiture sans chauffeur, est expérimentée en ce moment aux Etats-Unis. La Bourse salue cette annonce Google est donc une société en permanente évolution, et qui craignait de perdre en visibilité. C'est ainsi, expliquent les fondateurs, que l'idée d'Alphabet est née. L'objectif affiché de la direction en Californie est la transparence, qui doit permettre de rassurer le monde de la finance et d'attirer les investisseurs. C'est manifestement pari gagné. Car si cette annonce-surprise a été faite, comme c'est la tradition, à la fermeture de Wall Street lundi, le titre Google a bondi de plus de 7% après la clôture. Le nouveau Google conservera notamment le moteur de recherche, les activités publicitaires, YouTube, le système d'exploitation mobile Android, les cartes Maps ou encore Gmail. Les activités annexes, plus éloignées de son cœur de métier comme Calico ou Nest (objets connectés), seront elles regroupées au sein d'Alphabet. La holding Alphabet sera dirigée par Larry Page, le co-fondateur et directeur général actuel de Google qui cèdera sa place à l'actuel vice-président du groupe Sundar Pichai. Et elle sera cotée en Bourse en lieu et place de Google. Avec RFI.fr
(mardi 11 aot 2015.)
Le titulaire d'un compte Facebook peut désormais choisir un e-héritier : 
Facebook annonce ce 12 février 2015 le déploiement d'une nouvelle fonction : celle-ci permet aux membres du réseau social de désigner une personne qui sera chargée de gérer leur compte après leur décès.   Cette fonction, Legacy Contact, n'est pour le moment accessible qu'aux Etats-Unis mais Facebook va la déployer petit à petit dans d'autres pays. Elle apparaît dans la partie sécurité des paramètres du compte et permet de choisir un contact qui « héritera » dudit compte. Cette personne peut être un membre de la famille ou un ami, peu importe. Une fois désignée, elle sera avertie par un message et devra donner, ou non, son accord.   Dès que Facebook sera averti du décès d'un de se membres, sa page sera transformée en mémorial et l'expression « Remembering » (en souvenir de) apparaîtra au-dessus du nom du titulaire du compte. Son contact désigné pourra alors y épingler un dernier message en haut de sa Timeline, accepter de nouvelles demandes « d'amis », mettre à jour les photos de profil et de couverture.   Il ne pourra en revanche pas se connecter comme le titulaire de la page et voir ses messages privés. Enfin, si le titulaire du compte l'y autorise, le contact « héritier » pourra aussi récupérer une archive de tout ce qui aura été partagé sur ce compte Facebook (photos, messages et contenu du profil).   Cette nouvelle possibilité s'ajoute à ce que proposait déjà Facebook : à savoir la suppression pure et simple du compte ou sa transformation en mémorial.   @01net.com
(jeudi 26 fvrier 2015.)
Microsoft Word et Powerpoint accessibles gratuitement depuis les mobiles : 
Microsoft a annoncé jeudi la mise à disposition gratuite sur les smartphones et tablettes d'une version allégée de ses produits vedettes, la suite Office regroupant le traitement de texte Word, le tableur Excel et les présentations PowerPoint. L'ouverture d'Office à l'écosystème du grand rival Apple avait été l'une des premières grandes ruptures imposées par le nouveau patron du groupe informatique américain, Satya Nadella: une application Office pour la tablette iPad avait été lancée fin mars. Payer pour des fonctionnalités élargies uniquement Son utilisation nécessitait toutefois jusqu'à présent le paiement d'un abonnement à Office 365, la version dématérialisée en ligne de la suite de bureautique.L'application mobile d'Office sera désormais utilisable gratuitement, même si Microsoft souligne dans l'un de ses blogs officiels que l'abonnement à Office 365 permettra d'accéder à «des fonctionnalités d'édition et de collaboration élargies, un stockage illimité sur OneDrive, une intégration avec (le service de stockage en ligne concurrent) Dropbox et une série d'autres avantages». Une version adaptée à l'iPhone L'abonnement reste également nécessaire pour utiliser les logiciels d'Office sur un ordinateur classique. Outre l'application pour iPad qui, selon Microsoft, a déjà été téléchargée plus de 40 millions de fois, une version adaptée à l'iPhone d'Apple est également lancée jeudi.Microsoft promet aussi pour l'an prochain une autre application Office pour les tablettes de diverses marques utilisant le système d'exploitation Android de Google, ainsi qu'une version optimisée pour son prochain système d'exploitation Windows 10. Plus d'un milliard d'utilisateurs Microsoft revendique plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde pour Office, qu'il vendait traditionnellement sur supports physiques (disquettes, puis CD) mais qu'il s'efforce de plus en plus de proposer sous forme d'abonnement en ligne (Office 365) car cela représente une source de revenus plus régulière (Avec 20minutes.fr)  
(samedi 08 novembre 2014.)
L'ambitieux projet anti-cancer de Google : 
Pour permettre de diagnostiquer le cancer avec précision, le géant internet américain Google a dévoilé mardi un nouveau projet de recherche. Il sera question pour une équipe de scientifiques d'étudier la possibilité d'utiliser les nanoparticules dans la détection de la maladie. "Les nanoparticules pourraient être ingérées sous la forme de comprimés afin de pénétrer dans le sang," explique la firme américaine dans une note de présentation du projet. "Elles seraient conçues pour repérer et se fixer sur un type particulier de cellules, comme les cellules tumorales." L'étape suivante, le diagnostic à proprement parler, consistera à associer les nanoparticules ingérées "à un objet connecté équipé de capteurs spéciaux". Selon les précisions de Google, différentes techniques de transmission non invasives, comme les ondes radio ou lumineuses, sont étudiées dans le cadre de la recherche. "Nous proposerons la technologie sous contrat de licence à des partenaires, afin qu'il développent des produits dont l'efficacité et la sécurité pourront être testés lors d'essais cliniques", indique encore le groupe américain. Le projet est piloté par "Google X", la branche du géant internet travaillant sur des projets futuristes comme les voitures sans chauffeur (Google Car), les lunettes interactives (Google Glass), ou le projet Loon utilisant des montgolfières comme relais internet. (Avec BBC)
(mardi 28 octobre 2014.)
Le nom de domaine "Ebola.com" vendu pour plus de 170 000 euros : 
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. L'épidémie d'Ebola a permis aux propriétaires du nom du site internet Ebola.com de réaliser une belle opération financière en revendant leur nom de domaine pour plus de 200 000 dollars (170 000 euros), vendredi 24 octobre. Le vendeur du nom Ebola.com est l'entreprise Blue String Ventures, basée dans le Nevada, qui se décrit comme une société investissant dans des noms de domaine et de marques sur internet. L'acheteur est une société établie en Russie, appelée WeedGrowthFund, connue auparavant sous le nom de Ovation Research.  Le site Ebola.com contient des articles sur la maladie et des réponses aux questions les plus fréquentes sur la fièvre hémorragique qui a causé la mort de près de 4 900 personnes depuis le début de l'année. La société a déboursé 50 000 dollars (40 000 euros) en liquide, ainsi que 19 192 actions de la société Cannabis Sativa, qui promeut l'usage médical de la marijuana, pour un montant de près de 170 000 dollars (134 000 euros). Les raisons derrière la vente du nom de domaine ne sont pas connues, mais le patron de Cannabis Sativa, l'ancien gouverneur du Nouveau-Mexique GaryJohnson, a déclaré publiquement penser que le cannabis pourrait être utile dans les traitements pour soigner le virus de la fièvre hémorragique. (Avec francetvinfo)
(samedi 25 octobre 2014.)

Ce vendredi 5 décembre 2014 dans la commune de Lemba, a eu lieu la visite de supervision des membres de l’Assemblée Plénière de la CENI pour constater la clôture de la formation des préposés à l’affichage des listes provisoires des électeurs à l’antenne CENI/Limete dont le siège est situé à la Maison communale de Lemba  et constater l’effectivité de la délivrance du duplicata des Cartes d’électeur aux électeurs ayant perdu leurs cartes.

La visite  au sein de cette antenne  a commencé par l’Institut Mokengeli où les membres de la CENI conduits  par le Vice-président, M.  André Mpungwe Songo,  ont  constaté la tenue effective de la formation dans les 10 salles que composent ce site de formation où 288 préposés sont formés sur les 1222 pour la ville de Kinshasa. A la fin de cette formation 18.748 préposés seront formés sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo. Les préposés ainsi formés seront déployés en binôme dans les différents sites d’affichage situés dans les communes en milieu urbain et dans les groupements en milieu rural.

Au terme de  l’étape de la formation, le Rapporteur Adjoint de  la CENI, le Professeur Onésime Kukatula Falash, qui a en charge la formation au sein du Bureau de la CENI,  a circonscrit cette formation en précisant que « les préposés ainsi formés seront déployés dès demain dans les sites où seront affichés les listes provisoires des électeurs pour d’abord former le 2ème préposé sur le site et par la suite, les deux préposés vont procéder à partir du 10 décembre 2014 à l’affichage des listes et à la récolte des éventuelles réclamations. C’est pourquoi, chaque électeur est prié de consulter ces listes en vue de voir si son nom y figure et, dans le cas contraire, effectuer une réclamation auprès des agents de la CENI ». Il sied de signaler une nouveauté  présentée  par le Chef d’Antenne de Limete, M.  Bakatusinga Kapinga Emery Rose, celle de la diffusion d’un support audiovisuel produit par le Secrétariat Exécutif National pour faciliter la maîtrise des procédures par les préposés formés.  Mais,  puisque  l’électeur, enrôlé  lors de l’opération de Révision du Fichier Electoral en 2010 et 2011, doit se munir de sa Carte d’Electeur pour aller consulter la liste provisoire des électeurs,  la CENI a lancé, depuis le 28 novembre 2014,  l’opération de délivrance des duplicata des cartes d’électeur pour ceux qui ont perdu les leurs.  Les duplicata sont délivrés uniquement aux antennes de la CENI situées au niveau de chaque territoire et dans les villes de la RDC.

Toutefois, tout électeur ayant perdu sa carte d’électeur doit donc, au préalable, obtenir une attestation de perte de la carte d’électeur auprès d’un Officier de Police  Judiciaire (OPJ) de son lieu de résidence avant de se rendre à l’antenne de la CENI, c’est ce qu’indique le communiqué de presse de la CENI lu par son Rapporteur, Monsieur Jean -Pierre Kalamba Mulumba N’galula, au siège de l’antenne CENI/LImete. Cette antenne de Limete reçoit les électeurs des communes suivantes : Limete, Lemba, Matete, Ngaba, Kisenso et Makala.

Le communiqué insiste sur la gratuité de la délivrance du duplicata au niveau des antennes de la CENI.

Auparavant,  le Vice-président de la CENI a remis symboliquement un duplicata de Carte d’électeur à un requérant trouvé sur place  répondant au nom de  Jean-Claude Mukoma.

Par ailleurs, l’Assemblée Plénière de la CENI a annoncé par la même occasion, le lancement de l’opération de consultation des listes provisoires des électeurs qui seront affichées dans les sites de vote et cela durant 15 jours soit du 10 au 24 décembre 2014.

C’est par une visite de courtoisie au Bourgmestre de Lemba, M. Kaputu Mafulu Toussaint que s’est clôturée la descente sur terrain des membres de l’Assemblée Plénière. Le Secrétaire Exécutif National adjoint de la CENI,  M.  Corneille Nangaa et  le Secrétaire Exécutif Provincial de la CENI/Kinshasa, Mme  Anne- Marie Mukwayanzo faisaient partie de la délégation.

Comme on le voit, les préparatifs pour l’organisation des élections urbaines, municipales et locales  en 2015 vont bon train.

Source : CENI (Texte titré à La Prospérité)

La Prospérité

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L’annonce d’un prochain recensement général de la population et les problèmes financiers de la Commission électorale  congolaise (CENI) font craindre un report des élections locales de 2015 et des élections générales de 2016.

Le vaste projet de recensement de la population congolaise, annoncé début novembre, peut-il retarder l’organisation des élections locales, prévues en 2015 par la Commission électorale (CENI) ? C’est en effet la question que beaucoup d’observateurs se posent après la publication d’une ordonnance présidentielle nommant les nouveaux membres du Conseil d’administration de l’Office national d’identification de la population (ONIP). C’est une femme, Geneviève Inagosi, qui prend la tête du conseil d’administration de l’Office, alors qu’Adolphe Lumanu, ancien ministre de l’Intérieur, a été nommé directeur général.

Combien de temps prendra le recensement ?

En rendant opérationnel l’ONIP, le président Joseph Kabila réactive le serpent de mer d’un recensement complet de la population, dont les chiffres sont obsolètes depuis… 1987. L’opération a d’ailleurs été plusieurs fois reportée. A Kinshasa,  beaucoup s’inquiètent de la proximité d’un possible recensement avec la tenue des élections locales, prévues en 2015. Selon la Constitution congolaise, le fameux recensement doit avoir lieu « en amont des élections ». La question est donc de savoir combien de temps peut prendre un tel recensement dans un pays grand comme l’Europe occidentale, sans voie de communication et avec une population approximative de 70 millions d’habitants ? Seule certitude : il y a peu de chance qu’une telle opération soit bouclée en moins d’une année. Dans un entretien accordé à Afrikarabia, l’opposant Vital Kamerhe (UNC) estimait à 3 ou 4 ans la durée nécessaire pour une telle opération – voir notre article. L’inquiétude est donc grande de voir le calendrier électoral « glissé », décalant également les élections générales (présidentielle et législatives) fixées en 2016.

Retards et manque d’argent

Une autre source de préoccupation plane également sur le calendrier électoral congolais : son financement. Après les élections contestées de novembre 2011, le gouvernement avait affirmé sa volonté de financer intégralement ses prochains scrutins. Selon une ONG locale, Agir pour des Elections Transparentes et Apaisées (AETA), les autorités congolaises avaient prévu d’allouer 169 millions de dollars au processus électoral. Aujourd’hui, la commission électorale n’a obtenu que 30 millions. Selon l’AETA, « l’organisation des élections n’est techniquement plus possible ». Enfin, l’Aprodec, une association congolaise basée à Bruxelles, dénonce régulièrement les atermoiements de la CENI, notamment en ce qui concerne la fiabilité du fichier électoral. En 2011, de nombreuses irrégularités avaient été relevées au cours des élections présidentielle et législatives. L’Aprodec note que « l’opération de fiabilisation du fichier électoral censée prendre fin le 21 octobre 2014 est toujours en cours ». Par ailleurs, l’audit externe qui devait débuter le 1er octobre 2014 « n’a toujours pas commencé » selon l’association.

Joseph Kabila joue-t-il la montre ?

Dans ce contexte, peu nombreux sont ceux qui croient encore réaliste le calendrier publié par la CENI. Du côté de la majorité présidentielle ont affirme vouloir justement tenir compte des « ratés » des élections de 2011 pour améliorer « la transparence et le crédibilité des scrutins ». Seul souci : les retards accumulés et le manque de financement risquent de reporter les scrutins de 2015 et sans doute ceux de 2016. Un « glissement » du calendrier que dénoncent les partis d’opposition qui craignent ainsi voir Joseph Kabila se maintenir au pouvoir au-delà de 2016. Le président congolais est en effet empêché par la Constitution de briguer un troisième mandat. Un vive débat secouait la classe politique autour d’un possible projet de révision constitutionnelle qui aurait permis au président congolais de se représenter en 2016. Mais après la chute du président Burkinabé Blaise Compaoré, qui projetait lui aussi de modifier la Constitution pour rester dans son fauteuil, il est désormais peu probable que le parti de Joseph Kabila passe en force avec une révision constitutionnelle. Seul moyen pour rester au pouvoir, l’opposition pense que le président congolais « joue la montre » et retarde la tenue des élections par manque de temps et de moyens. Pour le moment, aucune information en provenance de la CENI n’est venue rassurer les plus sceptiques.

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

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dimanche, 24 août 2014 08:21

RDC : Fraude à la CENI !

La Commission électorale nationale indépendante a révoqué nonante-six cadres et agents, soit près d’une centaine. A en croire le communiqué de la CENI, il leur est reproché de « fautes lourdes et manquements graves ». Même si aucune liste n’a été communiquée à ce sujet, les personnes concernées par cette mesure ne font plus du tout partie, à dater du jeudi 21 août 2014, de la Centrale électorale congolaise.

Au nombre des manquements graves enregistrés à la Centrale électorale congolaise, on cite « le vol et ou vente du matériel, le détournement des fonds,
la production frauduleuse des cartes d’électeur … »
* C’est ce qui a poussé la Commission électorale nationale indépendante à congédier 96 cadres et agents

Mais, que faut-il concrètement entendre par « fautes lourdes et manquements graves » ? Selon le communiqué de la CENI, ces employés ont été sanctionnés entre autres pour « le vol et ou vente du matériel de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), le détournement des fonds, la production frauduleuse des cartes d’électeur, l’atteinte aux bonnes mœurs, l’abandon récurrent de poste ». Voilà qui renseigne sur les fraudes qui avaient élu domicile au sein de la CENI.

Ce coup de balai, poursuit-on à la CENI, vise à rendre le processus électoral davantage crédible. Ce processus d’assainissement, précise-t-on, continue sur le personnel dont le comportement viole le principe d’intégrité, de neutralité, d’indépendance, de professionnalisme et de bonnes mœurs. Faut-il entendre par là que d’autres départs sont prévus dans les prochains jours à la Commission électorale nationale indépendante ? C’est tout comme. Car, apparemment, la série noire risque de réserver encore des surprises au personnel de la CENI.

Face à toutes les critiques récoltées, surtout de la part de l’Opposition, le bureau de la CENI se devait d’assainir pour tenter de soigner son image ternie par les résultats des élections de 2011 sous la direction du pasteur Daniel Ngoy Mulunda. On se souviendra que la plupart des missions d’observation avaient déploré des irrégularités dénombrées lors de ces scrutins. Voilà qui avait justifié le départ de l’ancien comité au profit d’un autre chapeauté par le président de la Commission électorale indépendante lors des élections de 2006, l’abbé Apollinaire Malumalu déjà contesté par l’Opposition.
L’opération menée hier par la CENI intervient au moment où l’on se prépare pour un cycle d’élections locales courant 2015. Le calendrier de la CENI pour ces scrutins ne semble toujours pas faire l’unanimité au sein de la classe politique congolaise. Car, aucune date n’est encore prévue pour la présidentielle 2016. Ce qui pousse une bonne frange de l’Opposition et la communauté internationale à exiger un calendrier global. Cette question doit encore être débattue au Parlement (Assemblée nationale et Sénat) en prévision de l’an 2015 concernant les élections locales, municipales et urbaines.

Il convient de rappeler que, par rapport aux irrégularités enregistrées en 2011, les bailleurs de fonds avaient plaidé pour une réforme de la CENI afin d’éviter de nouveaux dysfonctionnements. La révocation de près de la centaine de cadres et agents de la Commission électorale nationale indépendante constitue-t-elle un début de solution à la demande des bailleurs de fonds ? La question demeure posée. Surtout que ce n’est pas tous les jours qu’on entend ce genre d’échos à la Centrale électorale congolaise, surtout en prévision des élections qui s’annoncent en 2015.
Mais, toujours est-il que lorsque l’Opposition exige le départ du président de la CENI, ce dernier ne ménagera aucun effort pour mettre toutes les chances de son côté et ainsi échapper à cette vindicte politique.

Pour avoir déjà dirigé la Commission électorale en 2006-2007, l’abbé Apollinaire Malumalu, dont on connaît la posture consistant à rester de marbre face à toutes les critiques, ne devrait pas faire des réclamations de l’Opposition, une mer à boire.

Kinshasa, 23/08/2014 (ForumdesAs  via aucongo.cd)

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La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a accrédité cinquante membres de neuf structures de la société comme «observateurs à long terme». L’institution électorale leur a remis des badges, vendredi 27 juin, à Kinshasa en présence des membres de son assemblée plénière. La cérémonie intervient après deux semaines consacrées à l’examen de 1700 dossiers réceptionnés. Le processus d’accréditation se poursuit jusqu’au 10 juillet prochain, selon la Ceni.

Cette institution d’appui à la démocratie entend accréditer deux mille observateurs dans la capitale congolaise dans la perspective de prochaines élections, selon son rapporteur adjoint, Onésime Kukatula.

Les observateurs à long terme, selon la même source, sont appelés à observer non seulement les élections urbaines, municipales et locales -prévues en 2015 selon le calendrier publié par la Ceni le 26 mai dernier – mais également les autres scrutins jusqu’à la présidentielle.

Après un mois, a-t-il poursuivi, la Ceni va évaluer cette opération d’accréditation avant de l’étendre à travers le pays.

Onésime Kukatula  a souligné que les candidats retenus sont ceux qui répondent aux critères:

«Nous avons retenu ceux qui ont des notions élémentaires sur les élections, parce qu’il faut avoir un minimum de background étant donné qu’il s’agit d’une affaire purement technique. Il faut donc des gens qui s’y connaissent pour pouvoir observer, critiquer et nous apporter des modifications susceptibles d’ajuster le processus. »

Il s’est dit par ailleurs convaincu que «toutes les parties prenantes veulent bien observer le processus pour éviter la rumeur électorale.»

La Ceni entame l’accréditation des observateurs électoraux, au plus fort de la polémique autour de son calendrier électoral partiel. Plusieurs voix, au sein de la communauté internationale, se sont élevées pour exiger plutôt un calendrier complet, comprenant toutes les étapes du cycle électoral. D’autres ont même exigé un calendrier global.

Après la publication de ce calendrier, l’opposition politique congolaise a dénoncé ce qu’elle a qualifié d’«une provocation », visant à maintenir Joseph Kabila au pouvoir au délà de 2016. D’ailleurs, une délégation d’une cinquantaine de responsables des forces sociales et politiques de l’opposition a déposé jeudi 26 juin à Kinshasa une plainte contre le président de la Ceni, abbé Apollinaire Malumalu au cabinet du Procureur général de la République. Ce dernier est accusé «d’atteinte aux droits garantis aux particuliers et violation des lois de la République», notamment pour son refus de «reconfigurer son calendrier» électoral partiel publié le 26 mai dernier.

De son côté, la majorité au pouvoir a indiqué que cette démarche est «un coup d’épée dans l’eau, qui n’aboutira presque jamais.»

Kinshasa, 27/06/2014 (Radio okapi via Aucongo.cd)

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La mission de suivi électoral de l’Union européenne en RDC encourage la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à publier un calendrier électoral complet, consensuel et assorti d’un budget détaillé. C’est l’une des recommandations qu’elle formule dans le rapport préliminaire publié vendredi 13 juin à la fin de sa mission de cinq jours à Kinshasa.

Cette recommandation avait déjà été formulée par les envoyés spéciaux de la communauté internationale pour les Grands Lacs lors de leur dernier séjour à Kinshasa. Ces émissaires avaient demandé à la Ceni de publier un calendrier global, allant des élections locales à la présidentielle.

Le 26 mai dernier, la commission électorale avait publié le calendrier des élections municipales, urbaines et locales. La Majorité présidentielle a salué cette publication alors qu’une partie de l’opposition estime que l’exécution de ce calendrier pourrait entraîner une prolongation de la présidentielle au-delà de 2016.

La mission de suivi électoral de l’UE insiste sur la nécessité du dialogue pour aboutir à un consensus.

« Le mot-clé aujourd’hui c’est le dialogue. Il est nécessaire qu’en RDC le dialogue soit régulier, ouvert et inclusif parce que c’est le dialogue qui permettra le consensus. Et c’est du consensus  que va se renforcer la confiance », explique Mariya Gabriel, chef de la mission.

En outre, la mission de suivi électoral de l’UE salue la restructuration de la Ceni avec l’institution de l’assemblée plénière comme organe collégial de décision et la réactivation des cadres de concertation.

Elle salue également l’inscription de l’audit externe du fichier des électeurs au calendrier électoral publié le 26 mai dernier par la Ceni et appelle à la recherche d’un consensus autour des modalités de l’audit.

« La mission attire l’attention des autorités compétentes sur l’enrôlement des jeunes ayant atteint l’âge de la majorité depuis la dernière révision électorale ainsi que des ressortissants congolais établis à l’étranger », ajoute Mariya Gabriel.

La mission de suivi électoral de l’Union européenne a séjourné pendant cinq jours à Kinshasa pour évaluer l’application des recommandations formulée après les élections de 2011.

Dans son rapport final sur les élections de 2011, la mission d’observation électorale de l’Union européenne avait formulé vingt-deux recommandations pour améliorer la transparence et la crédibilité lors des prochaines élections provinciales et locales, estimant que les résultats des législatives et de la présidentielle avaient manqué de crédibilité.

Kinshasa, 13/06/2014 (Radio okapi via Aucongo.cd)

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A la Commission électorale nationale indépendante (CENI), des échos en notre possession font état de la poursuite de l’opération de fiabilisation du fichier électoral et de stabilisation des cartographies opérationnelles dans les 20 antennes de la province du Bandundu et dans l’antenne du territoire de Befale dans la province de l’Équateur. Après la phase de récolte des données, la CENI prépare actuellement la phase de consultation des listes électorales provisoires par les électeurs.

En Equateur, une séance de sensibilisation sur le processus électoral en cours s’est tenue le samedi 10 mai 2014, à Gemena, au profit des autorités politico-administratives locales, des partis politiques et des organisations de la société civile. La séance a été organisée par le Secrétariat Exécutif Provincial (SEP) avec l’appui de la Section Electorale (SE). 56 personnes ont pris part à la rencontre, dont 07 femmes.

Au Kasaï-Occidental, le SEP a organisé à Kananga, avec l’appui de la SE, une séance d’information et d’échanges, sur le processus électoral en cours, le vendredi 02 mai 2014. La rencontre a été marquée par trois exposés : la feuille de route que la CENI a soumise à l’assemblée nationale ; la fiabilisation du fichier électoral et la stabilisation des cartographies opérationnelles ; les élections urbaines, municipales et locales.

A l’issue de ces exposés, les questions ont tourné autour de la répartition des sièges au niveau des circonscriptions électorales pour les élections locales.
Concernant le Kasaï-Oriental, la Section Electorale a eu une rencontre avec le président de la société civile du territoire de Lupatapata, le lundi 05 mai 2014.

Au cours de cette rencontre, la programmation des séances d’échanges et d’informations à l’intention des structures membres de la société civile a été abordée. Le président de la société civile a demandé l’appui technique de la SE pour la réalisation de ces activités et va se rapprocher de la CENI pour obtenir des informations supplémentaires.

Deux jours plus tard, le mercredi 07 mai 2014, le SEP et la SE ont reçu la coordinatrice de l’Association « Femmes et Actions » du secteur de Nsangu dans le territoire de Katanda qui les a informés de la tenue d’une séance d’information et d’échanges sur l’ opération de fiabilisation du fichier électoral et de stabilisation des cartographies opérationnelles à l’intention des femmes leaders des groupements de son secteur. La SE et le SEP prendront part à cette activité prévue pour le jeudi 15 mai 2014.

Pendant ce temps au Katanga, précisément à Lubumbashi, le mardi 6 mai 2014, la SE a eu des séances de travail avec le sous-comité communication et sensibilisation du Pôle Action Genre et Election (PAGE). La rencontre visait à planifier des sorties de sensibilisation sur l’opération de fiabilisation du fichier électoral et de stabilisation des cartographies opérationnelles dans le Katanga.

A Kinshasa, l’opération de récupération des cartes d’électeur oubliées ou perdues par leurs propriétaires dans des services publics ou privés, lancée depuis Décembre 2013, a permis à la CENI/Ville de Kinshasa de ramasser 2.700 cartes d’électeur. L’heure est maintenant à la restitution de ces cartes à leurs propriétaires au niveau des antennes de la CENI à Kinshasa.

Tandis qu’au Bas-Congo, une délégation conjointe du Gouvernorat Provincial du Bas-Congo et du Secrétariat Exécutif Provincial de la CENI composée de Mme Chantal Malamba, Directeur Adjoint du Cabinet du Gouverneur ; Mr Hubert Kasiwa, chargé de l’éducation civique et électorale ; Mr Théophile KISELU, chargé de la Logistique et de Mme Astrid Nkembi, Chef d’antenne de la CENI à Matadi, a visité, le lundi 12 mai 2014, la parcelle attribuée à la CENI par le Gouvernement Provincial. C’est dans cette parcelle où seront construits les nouveaux bureaux et entrepôt de la CENI à Matadi.

Disons que tout électeur ayant participé à la révision du fichier électoral en 2010-2011. Chacun se présentera avec sa carte d’électeur. De même, toute personne qui n’a pas participé à la révision du fichier électoral en 2010-2011, tout nouveau majeur et tout électeur qui a changé de résidence au-delà de son territoire d’enrôlement ne sont pas concernés par l’opération de fiabilisation du fichier électoral.

Kinshasa, 17/05/2014 (Groupe l'avenir via Aucongo.cd)

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L’œil de la Communauté internationale est résolument rivé sur le processus électoral en République Démocratique du Congo. Après les exhortations du diplomate américain, John Kerry, sur l’accélération du dit processus, le patron de la Monusco, Martin Kobler, ne cesse de multiplier les entretiens avec le Président de la CENI. Cela, dans le but d’obtenir de lui, les prochaines élections dans le délai requis. Pour mieux assister cette CENI, du point de vue technique, 15 membres de la Monusco vont désormais prester au sein de cette institution d’appui à la démocratie. «Nous respectons la souveraineté du Congo en matière d’élections. Mais de l’autre côté, nous avons un mandat. Ce mandat demande d’accorder premièrement une assistance technique [à la CENI, ndlr]. Et, c’est la raison de la présence de nos 15 collègues. Deuxièmement,  c’est la logistique… et la troisième tâche, ici, ce sont les bons-offices», a rappelé Martin Kobler au cours de la conférence de presse hebdomadaire tenue le mercredi 14 mai dernier, au QG de la Monusco, à Kinshasa.

Citant de mémoire certains passages de la Résolution 2147 qui octroie à la Mission onusienne le droit d’assister l’institution électorale, le Représentant du Secrétaire général des Nations Unies en RDC tient à chasser l’équivoque sur une quelconque ingérence que l’on pourrait taxer la Monusco. C’est à ce juste titre, croit-on savoir, qu’il fait des prochaines élections, une de ses priorités. Il l’a répété, plusieurs fois, à qui veut bien l’entendre. Et, dernièrement, il a échangé avec le Président de la CENI, au bâtiment qui abrite cette institution. La raison de ses intenses visites sont très claires : «Nous avons un mandat de garder le principe électoral, d’observer très intensivement le processus électoral. Et, ces principes sont très clairs. C’est écrit dans notre Résolution 2147. C’est d’avoir les élections libres, justes, transparentes, pacifiques et inclusives». En invoquant ce chapitre d’élections, le successeur de l’américain Roger Meece a souhaité le respect des principes et lois établis en RD. Congo. Notamment, la Constitution congolaise et des règles du jeu établies par la loi organique de la CENI. «Nous avons le mandat de garder le principe électoral», a-t-il martelé. Avant d’insister sur le respect du calendrier électoral et de la Constitution.

Financement extérieur…   

Il a, par ailleurs, rappelé que la Communauté internationale ne peut financer les élections que s’il y a eu une prise de décision politique du côté des décideurs. Décision de nature à opérer un choix sur quelles élections organiser en primeur. A ce niveau, Kobler reconnait que cela relève du domaine de la souveraineté de la République Démocratique du Congo. Il appartient, selon lui, à la CENI, à l’Assemblée nationale et au Sénat de prendre des décisions sur le choix des élections à tenir, allusion faite aux différents schémas proposés par la CENI.

S’il faut faire de progrès dans le processus électoral, cela viendra du Parlement et de la CENI avec des décisions politiques, a-t-il enrichi.

Kinshasa, 17/05/2015 (La Prosperité via Aucongo.cd)

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Bien que la feuille de route de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) présentée à l’Assemblée Nationale divise la classe politique, la société civile et des confessions religieuses, la campagne électorale a déjà commencé en République Démocratique du Congo. Le coup d’envoi de fait a été donné par la famille politique du chef de l’Etat.

Partis, sénateurs, députés nationaux et provinciaux, ministres nationaux et provinciaux, gouverneurs de provinces membres de la Majorité Présidentielle investissent chaque jour les médias ainsi que les places publiques pour mobiliser l’électorat autour des acquis de la paix retrouvée à l’Est du pays, des performances économiques du gouvernement, de la modernisation des infrastructures de base, de la révision constitutionnelle, etc.

Bien que le Chef de l’Etat ait promis de respecter la Constitution en ce qui concerne le processus électoral, il se trouve dans sa famille politique des propagandistes qui soutiennent l’option des FAC de la prolongation de son mandat soit à travers la modification du mode d’élection du président de la République, soit carrément par la révision constitutionnelle.

De leur côté, leaders des partis, sénateurs, députés nationaux et provinciaux, de l’Opposition s’emploient, non sans mal, à faire passer aussi des messages de campagne dans les médias privés et places publiques. Mais, le plus souvent, ils sont confrontés aux obstructions des autorités administratives. Et quand ils tentent de les contourner en invoquant la loi, dans sa disposition relative à la simple information des concernées au sujet de la tenue des manifestations publiques, ce sont les services spéciaux (police, sécurité, armée) qui se chargent de faire le ménage, parfois en recourant aux armes et aux balles réelles.

Pourtant, aucune date n’est encore fixée pour les élections des conseillers et chefs de secteurs, des conseillers municipaux, des bourgmestres, des conseillers urbains, des maires des villes, des députés provinciaux, des gouverneurs de provinces, des députés nationaux, des sénateurs, du président de la République. L’environnement politique congolais semble transformer en un domaine privé, réservé à un seul camp politique ayant le droit de tout dire, en attendant l’ouverture officielle de la campagne électorale pour les scrutins de 2015 à 2016.

« Libérer » la campagne électorale

Dans les pays de vieille démocratie, les candidats aux mandats publics, de ceux la majorité au pouvoir comme de l’opposition, n’attendent pas la fixation des dates officielles de la campagne électorale pour se mettre en ordre de bataille. Dès qu’une élection passe, gagnants et perdants se remettent aussitôt à sensibiliser l’électorat autour de leurs projets de société, en solo ou en groupes. Ainsi, on voit des leaders politiques se lancer dans la campagne électorale prématurée cinq ou sept ans avant les scrutins.

En France, aux USA, en Allemagne, en Belgique, en Italie, au Canada, en Grande-Bretagne, au Japon… on assiste à des « guerres médiatiques » en permanence entre les gouvernants et leurs «opposants », sans que cela ne perturbe l’administration publique, les finances, l’économie, l’industrie, la sécurité intérieure ou extérieure, les arts, les sports, les mœurs, etc. Au pays de l’Oncle, des candidats vont jusqu’à battre campagne le jour des élections, dans le but de gagner les voix des indécis.

Chaque citoyen est libre d’exprimer ses ambitions politiques, dans les médias publics ou privés, dans les salons privés ou les lieux publics. Chaque futur candidat jouit également de la liberté de cacher ses projets politiques. Aucune interdiction de parole ou de mouvement n’est faite à qui que ce soit.

Etant donné que la RD Congo aspire à émerger comme Etat démocratique, elle devrait s’inspirer du modèle occidental, en libéralisant l’expression démocratique à travers les médias, les meetings, les conclaves, les séminaires-ateliers, les caravanes motorisées, les calicots, les dépliants, les T. shirts,

Les gouvernants congolais devraient accorder l’égalité des chances à toutes les formations et plates-formes politiques, afin qu’elles descendent auprès de leurs « bases », quand elles le veulent, pour parler des enjeux politiques de 2014 à 2016, notamment la nécessité de la conservation du pouvoir pour les unes, et de l’impératif de l’alternance au pouvoir pour les autres.

Le Congo démocratique devrait rompre avec la mentalité qui considère la campagne électorale précoce comme un péril pour la patrie uniquement quand elle a pour auteurs des membres de l’Opposition. Pour parler des problèmes des Congolais liés à la gouvernance de leur patrimoine commun, on ne devrait plus attendre le go de la CENI. La Constitution a déjà fixé les règles du jeu en matière d’activités politiques et manifestations politiques. Pourquoi est-il permis aux uns d’aller vers l’électorat en tout temps et en tout lieu et aux autres de ne pas le faire ? S’il est démontré que la campagne électorale anticipée représente un danger pour la Nation, elle devrait être interdite à tous les leaders et partis politiques, sans distinction.                  

Kimp

Kinshasa, 08/04/2014 (Le Phare via Aucongo)

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La campagne "Malumalu dégage" se poursuit à Kinshasa. À l'initiative de la plateforme "Sauvons la RDC" qui regroupe plusieurs partis d'opposition et des associations de la société civile, une pétition circule depuis le 18 février dans les rues de la capitale congolaise pour réclamer la démission du président de la Ceni. À tort ou à raison ? Décryptage.
 
"Malumalu dégage". La plateforme "Sauvons la RDC" ne va pas par quatre chemins. Depuis le 18 février, ce regroupement de partis d'opposition exige, à travers une pétition, la démission du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Mais que reproche-t-on à l'abbé Apollinaire Malumalu ? Six principaux griefs. Nous les passons au peigne fin pour tenter de démêler le vrai du faux.
 
1. "L'abbé Malumalu ne jouit pas de la confiance de la classe politique" : FAUX
 
Pour Martin Fayulu, député d'opposition et initiateur de la pétition, le président de la Ceni occupe son poste "par effraction". "L'église catholique ne l'avait pas désigné, car la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) avait à l'époque soutenu la candidature d'un laïc pour occuper la fonction, explique-t-il à Jeune Afrique. Mais l'abbé Malumalu nous a été imposé par la majorité mécanique à l'Assemblée nationale mais ne jouit pas de la confiance de la classe politique".
 
Seulement voilà, l'abbé Malumalu ne travaille pas seul. Au sein du bureau de la Ceni, il est entouré des autres personnalités issues des partis politiques de la majorité, mais aussi de l'opposition. Même la plénière de la Ceni comprend des délégués issus de cette dernière, lesquels ne se sont pas encore désolidarisés de l'abbé Malumalu. Il paraît donc inexact de prétendre que "l'abbé Malumalu ne jouit pas de la confiance de la classe politique", alors que, au même moment, les délégués de la majorité, de l'opposition et de la société civile l'accompagnent encore dans sa mission d'organisation des prochains scrutins.
 
Martin Fayulu répond à nos arguments par une pirouette. Pour le député, il est difficile d'envisager que les autres membres de la Ceni ne soutiennent pas Malumalu, car si ce dernier devait être éjecté, ils connaîtraient le même sort et perdraient donc leurs "indemnités"...
 
 2. Violation de la consigne de la Cenco : VRAI
 
La plateforme "Sauvons la RDC" reproche également à l'abbé Malumalu de "ne pas respecter le code de bonne conduite de l'Église catholique". À la mi-mai 2013, en effet, lorsque des rumeurs sur un éventuel retour aux affaires de Malumalu se propageaient à Kinshasa, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) avait tenu à rappeler une disposition commune des évêques sur la présence des ecclésiastiques – prêtres, religieux, frères, sœurs – dans l'organe chargé d'organiser les élections. "Sauf dérogation exceptionnelle d'un supérieur, il est interdit de prendre part à la Ceni, un statut de membre électoral étant incompatible avec leur vocation d'être au dessus des clivages politiques", confiait alors à Jeune Afrique l'abbé Félicien Mwanama, secrétaire général adjoint de la Cenco.
 
Et à en croire plusieurs sources proches de la Cenco, Malumalu n'a jamais reçu cette autorisation expresse de son supérieur hiérarchique. En principe donc, ce dernier aurait déjà dû en tirer les conséquences et le sanctionner. Mais "celui-ci est un corrompu (...), accuse Martin Fayulu. C'est pourquoi il n'arrive à ne rien dire à Malumalu".
 
3. Volonté de rompre le "cycle électoral de 2011" :  VRAI
 
Dans sa "feuille de route du cycle électoral 2013 - 2016", la Ceni prévoit d'organiser en premier lieu les élections municipales, urbaines et locales d'ici février 2015. Une façon de "vider dès le départ quelques arriérés électoraux" pour pouvoir tenir la présidentielle de 2016 en toute quiétude, se justifie l'abbé Malumalu.
Mais ses détracteurs y voient plutôt une tentative de "rompre le cycle électoral de 2011". Un processus qui a commencé le 28 novembre 2011 avec la présidentielle et les législatives. "Il devait donc se poursuivre par l'organisation de l'élection des sénateurs et des députés provinciaux", estime Martin Fayulu. Le sénat congolais et les assemblées provinciales n'ont, en effet, pas été renouvelés depuis 2006, alors que les élus qui les composent n'avaient qu'un mandat de cinq ans ! Initialement, ce sont donc les sénatoriales et les élections provinciales qui devaient précéder les scrutins locaux.
 
 Pour le coordonnateur de "Sauvons la RDC", vouloir "à tout prix" organiser les élections locales avant tous les autres scrutins constitue une "manœuvre pour prolonger en douceur le mandat de Joseph Kabila", dans la mesure où "ces élections vont entraîner des troubles énormes dans le pays, lesquelles ne permettront pas la tenue de l'élection présidentielle en 2016".
 
4. En proposant l'élection des députés provinciaux au suffrage indirect, Malumalu viole la Constitution : FAUX
 
Les détracteurs de l'abbé Malumalu accusent aussi ce dernier de violer la Constitution en suggérant dans sa "feuille de route" l'organisation de l'élection des députés provinciaux au scrutin indirect. Seulement, le président de la Ceni ne compte pas imposer un scrutin indirect : il n'en a pas le pouvoir. Il appartiendra donc au Parlement de modifier, ou non, l'article 197 de la Constitution qui consacre, pour l'instant, le suffrage direct pour l'élection des députés provinciaux. "La Ceni n'exclut pas l'hypothèse du maintien du suffrage direct", confie un proche du président de l'institution électorale.
 
5. Opacité dans l'audit du fichier électoral : VRAI/FAUX
 
La Ceni a prévu par ailleurs d'organiser les élections locales "sur base d'un fichier électoral corrigé". Elle dit avoir déjà effectué l'audit en interne de ce fichier. Si l'on considère que toutes les composantes – majorité, opposition, société civile – ont voix au chapitre au sein de l'institution électorale, on peut en déduire que l'audit a eu lieu en présence de toutes les parties prenantes. Mais un tel audit est encore loin de satisfaire les recommandations des observateurs nationaux et internationaux des scrutins de 2011 qui le souhaitaient "indépendant".
Par ailleurs, pour les élections de 2016 - présidentielle et législatives -, la Ceni projette de les organiser "sur la base des résultats du recensement administratif" qui doit être lancé dans les prochains mois.
 
6. Recrutement du personnel de la Ceni sans procéder à un appel à candidature : VRAI
 
Le dernier grief reproché à l'abbé Malumalu, c'est son "clientélisme". Le président de la Ceni est accusé d'avoir recruté le secrétaire exécutif national de l'institution électorale et son adjoint en violation des dispositions légales. Pour la défense de Malumalu, son entourage argue que la décision a été prise en plénière - en présence de tous les autres membres de la Ceni issues de toutes les composantes - et qu'il ne s'agit là que d'une "mesure provisoire".
 
Kinshasa, le 26/02/2014 (Jeune Afrique via Aucongo)
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Des organisations de la société civile de la RDC ont rejeté la révision constitutionnelle proposée par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en vue d’appliquer le mode de scrutin indirect pour les élections provinciales. Ils l’ont fait savoir au cours d’une rencontre avec le président de la Ceni, Apollinaire Malumalu, lundi 24 février à Kinshasa. Le moment n’est pas propice pour une telle reforme, selon la société civile, qui redoute le risque de corruption de «grands électeurs ».

A l’issue de cette matinée d’échange, la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) basée à Kinshasa a purement et simplement rejeté ce scrutin indirect, au regard du degré de corruption qui prévaut en RDC.

«Cette option-là ne donne pas la possibilité aux pauvres d’émerger et de participer au processus comme candidat, parce qu’il sera aussi question de grands électeurs qui seront facilement corruptibles», a estimé le coordonnateur de la NSCC, Jonas Tshiombela.

Le délégué de la société civile de la province de l’Equateur, Fabien Mongwenza, a pour sa part estimé que le mode de scrutin proposé par la Ceni était inopportun:

«Pour préserver la quiétude dans la pays, je proposerais que l’ancien système continue, et qu’à la fin de ce cycle électoral on puisse entrevoir une révision qui ferait que les députés provinciaux puissent être élus au suffrage indirect pour nous permettre de gagner du temps.»

Lors de cet échange, le président de la Ceni a passé en revue la feuille de route de la poursuite du processus électoral en République démocratique du Congo qu’il avait présentée jeudi 30 janvier à l’Assemblée nationale. Il s’est plus appesanti sur la possibilité de reformer la loi électorale en vue d’appliquer le mode de scrutin indirect pour les élections provinciales et sénatoriales, ainsi que celle des gouverneurs.

«Les conseillers des communes, des chefferies et des secteurs élus pourront élire, en un même jour, députés provinciaux, gouverneurs et vice-gouverneurs, sénateurs, conseillers urbains, bourgmestres et bourgmestres adjoints», a-t-il expliqué.

Pour y arriver, l’abbé Malumalu juge indispensable la révision de quelques articles de la constitution. «On devrait, dans ce cas là [réviser] au niveau de la constitution un article qui concerne [le scrutin des] sénateurs et deux articles qui concernent les institutions provinciales: 197 et 198», a précisé la président de la Ceni.

Aux dires de certains participants à cette rencontre, il appartient aux députés tant de la majorité que de l’opposition de traiter avec délicatesse de la révision de la constitution telle que proposée par la Ceni.

Kinshasa, 25/02/2014 (Okapi via Aucongo.cd)

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