Kinshasa - RD Congo : vendredi, 06 décembre 2019 -

Information continue en RD Congo et dans le monde

Faune et Flore
Google se réorganise et devient «Alphabet» : 
Ne dites plus Google mais « Alphabet ». Toutes les sociétés du géant des nouvelles technologies seront désormais représentées sous ce nouveau nom. Alphabet devient la « maison-mère » de toutes les activités de l'entreprise américaine. L'objectif affiché de ses dirigeants est d'être plus transparents et plus inventifs. Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio Lorsque Google devient « Alphabet », les fées de la finance se penchent sur le berceau de la nouvelle entité. Ce changement de nom marque une restructuration du géant des nouvelles technologies. Le monde entier connaît le moteur de recherche, la messagerie Gmail ou encore la pateforme de vidéos YouTube. Mais la société se diversifie en permanence avec certains produits que l'on n'associe pas forcément à Google, comme Calico qui travaille sur des médicaments contre le vieillissement ou la recherche contre le cancer. La dernière innovation du géant internet américain, la Google Car, la voiture sans chauffeur, est expérimentée en ce moment aux Etats-Unis. La Bourse salue cette annonce Google est donc une société en permanente évolution, et qui craignait de perdre en visibilité. C'est ainsi, expliquent les fondateurs, que l'idée d'Alphabet est née. L'objectif affiché de la direction en Californie est la transparence, qui doit permettre de rassurer le monde de la finance et d'attirer les investisseurs. C'est manifestement pari gagné. Car si cette annonce-surprise a été faite, comme c'est la tradition, à la fermeture de Wall Street lundi, le titre Google a bondi de plus de 7% après la clôture. Le nouveau Google conservera notamment le moteur de recherche, les activités publicitaires, YouTube, le système d'exploitation mobile Android, les cartes Maps ou encore Gmail. Les activités annexes, plus éloignées de son cœur de métier comme Calico ou Nest (objets connectés), seront elles regroupées au sein d'Alphabet. La holding Alphabet sera dirigée par Larry Page, le co-fondateur et directeur général actuel de Google qui cèdera sa place à l'actuel vice-président du groupe Sundar Pichai. Et elle sera cotée en Bourse en lieu et place de Google. Avec RFI.fr
(mardi 11 aot 2015.)
Le titulaire d'un compte Facebook peut désormais choisir un e-héritier : 
Facebook annonce ce 12 février 2015 le déploiement d'une nouvelle fonction : celle-ci permet aux membres du réseau social de désigner une personne qui sera chargée de gérer leur compte après leur décès.   Cette fonction, Legacy Contact, n'est pour le moment accessible qu'aux Etats-Unis mais Facebook va la déployer petit à petit dans d'autres pays. Elle apparaît dans la partie sécurité des paramètres du compte et permet de choisir un contact qui « héritera » dudit compte. Cette personne peut être un membre de la famille ou un ami, peu importe. Une fois désignée, elle sera avertie par un message et devra donner, ou non, son accord.   Dès que Facebook sera averti du décès d'un de se membres, sa page sera transformée en mémorial et l'expression « Remembering » (en souvenir de) apparaîtra au-dessus du nom du titulaire du compte. Son contact désigné pourra alors y épingler un dernier message en haut de sa Timeline, accepter de nouvelles demandes « d'amis », mettre à jour les photos de profil et de couverture.   Il ne pourra en revanche pas se connecter comme le titulaire de la page et voir ses messages privés. Enfin, si le titulaire du compte l'y autorise, le contact « héritier » pourra aussi récupérer une archive de tout ce qui aura été partagé sur ce compte Facebook (photos, messages et contenu du profil).   Cette nouvelle possibilité s'ajoute à ce que proposait déjà Facebook : à savoir la suppression pure et simple du compte ou sa transformation en mémorial.   @01net.com
(jeudi 26 fvrier 2015.)
Microsoft Word et Powerpoint accessibles gratuitement depuis les mobiles : 
Microsoft a annoncé jeudi la mise à disposition gratuite sur les smartphones et tablettes d'une version allégée de ses produits vedettes, la suite Office regroupant le traitement de texte Word, le tableur Excel et les présentations PowerPoint. L'ouverture d'Office à l'écosystème du grand rival Apple avait été l'une des premières grandes ruptures imposées par le nouveau patron du groupe informatique américain, Satya Nadella: une application Office pour la tablette iPad avait été lancée fin mars. Payer pour des fonctionnalités élargies uniquement Son utilisation nécessitait toutefois jusqu'à présent le paiement d'un abonnement à Office 365, la version dématérialisée en ligne de la suite de bureautique.L'application mobile d'Office sera désormais utilisable gratuitement, même si Microsoft souligne dans l'un de ses blogs officiels que l'abonnement à Office 365 permettra d'accéder à «des fonctionnalités d'édition et de collaboration élargies, un stockage illimité sur OneDrive, une intégration avec (le service de stockage en ligne concurrent) Dropbox et une série d'autres avantages». Une version adaptée à l'iPhone L'abonnement reste également nécessaire pour utiliser les logiciels d'Office sur un ordinateur classique. Outre l'application pour iPad qui, selon Microsoft, a déjà été téléchargée plus de 40 millions de fois, une version adaptée à l'iPhone d'Apple est également lancée jeudi.Microsoft promet aussi pour l'an prochain une autre application Office pour les tablettes de diverses marques utilisant le système d'exploitation Android de Google, ainsi qu'une version optimisée pour son prochain système d'exploitation Windows 10. Plus d'un milliard d'utilisateurs Microsoft revendique plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde pour Office, qu'il vendait traditionnellement sur supports physiques (disquettes, puis CD) mais qu'il s'efforce de plus en plus de proposer sous forme d'abonnement en ligne (Office 365) car cela représente une source de revenus plus régulière (Avec 20minutes.fr)  
(samedi 08 novembre 2014.)
L'ambitieux projet anti-cancer de Google : 
Pour permettre de diagnostiquer le cancer avec précision, le géant internet américain Google a dévoilé mardi un nouveau projet de recherche. Il sera question pour une équipe de scientifiques d'étudier la possibilité d'utiliser les nanoparticules dans la détection de la maladie. "Les nanoparticules pourraient être ingérées sous la forme de comprimés afin de pénétrer dans le sang," explique la firme américaine dans une note de présentation du projet. "Elles seraient conçues pour repérer et se fixer sur un type particulier de cellules, comme les cellules tumorales." L'étape suivante, le diagnostic à proprement parler, consistera à associer les nanoparticules ingérées "à un objet connecté équipé de capteurs spéciaux". Selon les précisions de Google, différentes techniques de transmission non invasives, comme les ondes radio ou lumineuses, sont étudiées dans le cadre de la recherche. "Nous proposerons la technologie sous contrat de licence à des partenaires, afin qu'il développent des produits dont l'efficacité et la sécurité pourront être testés lors d'essais cliniques", indique encore le groupe américain. Le projet est piloté par "Google X", la branche du géant internet travaillant sur des projets futuristes comme les voitures sans chauffeur (Google Car), les lunettes interactives (Google Glass), ou le projet Loon utilisant des montgolfières comme relais internet. (Avec BBC)
(mardi 28 octobre 2014.)
Le nom de domaine "Ebola.com" vendu pour plus de 170 000 euros : 
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. L'épidémie d'Ebola a permis aux propriétaires du nom du site internet Ebola.com de réaliser une belle opération financière en revendant leur nom de domaine pour plus de 200 000 dollars (170 000 euros), vendredi 24 octobre. Le vendeur du nom Ebola.com est l'entreprise Blue String Ventures, basée dans le Nevada, qui se décrit comme une société investissant dans des noms de domaine et de marques sur internet. L'acheteur est une société établie en Russie, appelée WeedGrowthFund, connue auparavant sous le nom de Ovation Research.  Le site Ebola.com contient des articles sur la maladie et des réponses aux questions les plus fréquentes sur la fièvre hémorragique qui a causé la mort de près de 4 900 personnes depuis le début de l'année. La société a déboursé 50 000 dollars (40 000 euros) en liquide, ainsi que 19 192 actions de la société Cannabis Sativa, qui promeut l'usage médical de la marijuana, pour un montant de près de 170 000 dollars (134 000 euros). Les raisons derrière la vente du nom de domaine ne sont pas connues, mais le patron de Cannabis Sativa, l'ancien gouverneur du Nouveau-Mexique GaryJohnson, a déclaré publiquement penser que le cannabis pourrait être utile dans les traitements pour soigner le virus de la fièvre hémorragique. (Avec francetvinfo)
(samedi 25 octobre 2014.)
vendredi, 21 novembre 2014 16:09

Massacres en RDC

Au moins 50 personnes ont été massacrées jeudi soir dans l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC), près de la frontière avec l'Ouganda, par des hommes armés non identifiés.

Des sources locales font pourtant état de 80 morts.

Selon des témoins, des hommes vêtus d’uniformes de soldats de l'armée se sont servis de machettes et de haches pour tuer leurs victimes.

Des groupes de militants de la région affirment que les tueries ont eu lieu à dix kilomètres de la ville de Beni, où l'armée et les troupes de l'ONU sont présentes.

Depuis le début du mois d’octobre, la région de Beni a été le théâtre de massacres faisant plus de 200 morts.

Alors que le gouvernement affirme que les rebelles ougandais ADF-NALU sont derrière les massacres, de nombreux habitants évoquent la possibilité d’une complicité ou d’une coalition avec les autorités militaires.

L’ONU estime que le groupe armé a renforcé la présence de ses troupes dans la région depuis octobre, sans pour autant connaître l’identité de l’ennemi ni où il se cache.

Un haut responsable de l'ONU a déclaré à la BBC qu'ils ne possèdent pas la capacité de protéger tous les civils dans la région.

BBC

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On enregistre, depuis plus de deux semaines, des manifestations de mécontentement des populations locales à Beni, dans la province du Nord-Kivu, contre les forces de la Monusco et des FARDC, suite aux tueries massives qui frappent leur territoire. Le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations Unies, chargé des opérations militaires en RDC, le général Abdala Wafi, a appelé la population de Beni à ne pas se laisser emporter par des rumeurs et manipulations visant à semer la confusion. Il leur a recommandé d’apporter plutôt leur total soutien aux forces de la Monusco et à celles de l’armée congolaise. C’est au cours du point de presse hebdomadaire de la Monusco de ce mercredi 5 novembre 2014 que le Général Abdala Wafi a donné ce message, en vidéoconférence, à partir de Goma.

Dans son évaluation du climat sécuritaire qui prévaut dans le territoire de Beni, le général Wafi a indiqué qu’il a récemment effectué une descente sur  terrain, ensemble avec le général Jean Bayu, pour palper du doigt la situation. Sur place à Beni, a-t-il fait savoir, ils ont échangé avec quelques autorités locales, dont le gouverneur du Nord-Kivu, ainsi que les populations civiles et les organisations de jeunesse, pour avoir leur lecture des événements. Après Beni, ils se sont rendus dans sa périphérie, notamment à Erengeti, Kamango, Sembiliki, où ils ont également parlé avec les populations locales et autorités coutumières, en faisant le constat sur la manière dont les unités des FARDC et le commandant de la Brigade d’intervention y sont déployés.

De retour à Beni, une réunion d’évaluation a été convoquée pour arrêter les mesures additionnelles. Abdala Wafi a également fait allusion à l’appel du Chef de l’Etat lancé à la MONUSCO lors de son dernier passage à Beni, lui demandant de renforcer sa présence dans cette contrée. Demande à laquelle le président de la Monusco a immédiatement répondu favorablement.
S’agissant des manifestations de mécontentement de la population de Beni contre la Monusco et les Fardc, le général Wafi, tout en se montrant compréhensif, a plutôt appelé cette dernière à apporter son soutien aux actions menées par la Monusco et l’armée Congolaise, car a-t-il dit, elle ne doit pas confondre l’ennemi, qui est l’ADF/Nalu, et la Monusco. Il a demandé aussi à la population de Beni de faire confiance aux Fardc, en dénonçant les traitres, car les ADF qui seront bientôt vaincus, le seront grâce à leur soutien.

Concernant les informations venant de Beni selon lesquelles les populations autochtones pensent que les ex-rebelles du M23 seraient en train de revenir progressivement au Nord-Kivu, en provenance du Rwanda et de l’Ouganda, sous couvert d’ADF/Nalu, le commandant Jean Bayu leur a demandé de ne pas tomber dans les spéculations mais d’attendre les résultats des enquêtes diligentées à ce sujet par les autorités du pays et les services compétents, afin de clarifier la situation. Il a précisé que le déploiement effectué cette fois est sans précédent, et exige une riposte multidimensionnelle et intégrée, du fait que l’on fait face à une situation à plusieurs implications.

Signalons que dans la nuit du 28 octobre 2014, des éléments de l’ADF ont brûlé vif un homme âgé de 70 ans dans le village Mbala, à 15 kilomètres à l’Est de Beni. Dans la nuit du 29 octobre 2014, 8 civils ont été tués à la machette dans la localité de Bango et 10 autres à Kambi Ya Chui, par des éléments supposés appartenir à l’ADF, provoquant le déplacement de 150 individus vers Erengeti-centre.

Myriam Iragi

(Avec Le Phare)

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Deux cents suspects dont des rebelles ougandais de l’ADF ont été arrêtés depuis les récentes attaques de Beni au Nord-Kivu. Le porte-parole intérimaire de la Monusco, Charles Antoine Bambara l’a annoncé mercredi 5 novembre au cours de la conférence hebdomadaire des Nations-unies. Il a précisé que cette opération a été réalisée grâce « à la stratégie opérationnelle de lutte contre l’insécurité à Beni » mise en place conjointement par la Police de la Mission onusienne et la Police nationale congolaise (PNC).

« La police de la Monusco a mis en place conjointement avec la Police nationale congolaise une stratégie opérationnelle de lutte contre l’insécurité à Beni qui a permis à l’arrestation de deux cents suspects dont des membres du groupe armé ADF, et la saisie des armes et des minutions de guerre, des bombes, des radios Motorola et de nombreux effets militaires », a affirmé Charles-Antoine Bambara.

Il a ajouté que la Monusco, par l’intermédiaire de la police de Nations-unies a apporté un soutien logistique et a pris en charge le fonctionnement de deux numéros verts pour améliorer les interventions au profit des populations en danger.

Charles-Antoine Bambara a indiqué qu’en collaboration avec la population, la police de la Monusco va renforcer son soutien à la PNC dans l’organisation des activités des préventions.

« Pour faciliter les interactions avec la population et renforcer le soutien opérationnel à la PNC, la Police de la Monusco envisage de déployer un détachement d’unité de la police constituée à partir de Goma. La Police de la Monusco en collaboration avec la population va renforcer son soutien à la PNC dans l’organisation des activités de prévention », a poursuivi le porte-parole intérimaire de la Monusco.

Des centaines de civils ont été tués au mois depuis le mois d’octobre dernier à Beni. Ces attaques ont été attribuées aux rebelles ougandais des ADF.

La Nouvelle société civile préoccupée

La nouvelle société civile congolaise (NSCC) se dit profondément préoccupée par la dégradation rapide de la situation sécuritaire dans le Nord-Kivu. Au cours d’une conférence de presse organisée mercredi 5 novembre à Kinshasa, elle demande au gouvernement de la RDC de « prendre toutes les dispositions pratiques, toute affaire cessante, pour mettre fin à l’insécurité grandissante dans le territoire de Beni d’ici fin décembre ».

La NSCC se dit inquiète du massacre de plus d’une centaine de congolais par les rebelles de l’ADF sans compter le viol des femmes et l’incendie des maisons dans le territoire de Beni:

« Le bilan depuis le mois d’octobre jusqu’à ce jour est très lourd. Une centaine de nos compatriotes innocents ont été tués par les terroristes de l’ADF. Les femmes sont violes, les personnes sont décapitées et les cases sont brûlées ».

Pour le coordonnateur national de la NSCC, Jonas Tshombela, le gouvernement devrait notamment repenser la chaine de commandement du secteur opérationnel dans le territoire de Beni et d’initier l’enquête sur les massacres des civiles.

« Où serait passé la Cour pénale internationale, les parlementaires congolais ? que disent les ministres de l’Intérieur et celui de a Défense nationale ? Les services de sécurité et celui de renseignement ? Toutes ces questions commencent à nous inquiéter », s’est interrogé Jonas Tshiombela.

(Avec Radiookapi)

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Ceux qui suivent le procès des assassins présumés du colonel Mamadou Ndala, qui se tient à Beni depuis la mi-octobre, n’en croient pas leurs oreilles en apprenant que ce vaillant officier militaire aurait été trahi par ses frères d’armes, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes.

A l’audience du lundi 02 novembre, un officier ADF/Nalu qui s’exprimait sous le sceau de l’anonymat a parlé d’une cagnotte de 27.000 dollars Usd (vingt-sept mille dollars américains) qui aurait été refilée à un lieutenant-colonel des FARDC en vue de la liquidation physique de celui que toute la République pleure encore aujourd’hui, une année après sa mort, comme un des héros de la guerre de l’Est.

Pendant que les populations du Nord-Kivu en général et celles du territoire de Beni en particulier s’interrogent au sujet de l’identité des tueurs qui sèment la mort dans leur contrée voici deux semaines, avec un bilan macabre ayant dépassé 100 victimes en ce laps de temps, une nouvelle énigme est en train de troubler leurs consciences. Il s’agit de la présence, dans les villages et quartiers urbains où ont déjà été enregistrés des massacres de civils, d’éléments camouflés en uniformes de FARDC et s’exprimant dans un Swahili teinté d’un fort accent rwandophone.

Ces deux indices sèment un grand doute dans les esprits, dans un territoire où la méfiance est devenue totale, même vis-à-vis des membres de l’armée régulière. Les autochtones pensent que d’ex-rebelles du M23 sont en train de revenir progressivement au Nord-Kivu, en provenance du Rwanda et de l’Ouganda, sous couvert d’ADF/Nalu, fichés comme la principale force négative étrangère à neutraliser pour le moment, voire d’éléments égarés des FARDC moulés dans des uniformes de l’armée régulière.

En tous les cas, qu’il s’agisse de rebelles ougandais d’ADF/Nalu ou congolo-rwandais du M23, les compatriotes de Beni ont toutes les raisons de nourrir de grosses inquiétudes quant à leur situation sécuritaire. En effet, il leur est difficile de croire désormais aux discours sur le contrôle de la situation par le binôme FARDC-Monusco en ce moment où la mort les guette à tous les coins de rue des villes et à chaque encablure d’une palmeraie, d’une bananeraie ou d’une bergerie.

Trahison ou infiltrations des FARDC ?

Certains soldats et officiers des FARDC associés à l’opération « Sukola 2 » au Nord-Kivu seraient-ils en collusion avec des rebelles ADF/Nalu et ex-M23 ? Rien ne le démontre pour le moment, sauf que la découverte de rebelles ou de déserteurs de l’armée régulière en uniformes FARDC n’est pas de nature à installer la confiance entre les populations locales et les troupes républicaines chargées de les sécuriser.

Le commandement des FARDC au Nord-Kivu se doit de lever rapidement l’équivoque, afin de tordre le cou aux rumeurs qui donnent à penser que les rebelles ougandais ou rwandais qui y ont choisi la vielle technique de la guérilla auraient des complices parmi les nôtres. S’il y a des traitres dans les rangs de l’armée régulière, un nettoyage urgent des écuries s’impose. Tant que le flou va persister sur le terrain, l’uniforme va installer davantage la peur dans les esprits, au lieu de rassurer et d’apaiser des milliers de paysans qui ne demandent qu’à vivre en paix et à reprendre le chemin des champs, des pâturages, des étangs, des vallées et rivières.

S’agissant d’infiltrations éventuelles des FARDC par des rebelles ougandais ou congolo-rwandais, les commandants de différentes unités mobilisées dans le cadre de l’opération « Sukola 2 » devraient bien tenir en mains leurs hommes, de manière à savoir, à chaque instant, qui fait quoi et qui se trouve où. Des contrôles stricts des mouvements des trouver devraient permettre de déjouer le piège de la confusion fondée sur les uniformes, encore que sur ce tableau, les responsables de la logistique devraient faire attention lors des opérations de « dotation » des troupes.

            En cette période où la paix est plus que précaire dans les villages et centres urbains de Beni, le challenge à gagner par les autorités civiles et militaires est d’éloigner d’abord le spectre des massacres d’innocents au quotidien. Pour ce, un redéploiement conséquent des FARDC à travers ce territoire est souhaité, car sans l’arrêt de la spirale de la mort gratuite et subite, aucun message sur la traque des forces négatives et le « contrôle de la situation » par l’armée nationale, avec l’appui de la Monusco, ne pourra passer.

Kimp

(Avec Le Phare)

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Très attendu depuis plusieurs jours à Béni, dans l'est du pays, le président congolais Joseph Kabila est finalement arrivé sur place mercredi 29 octobre, à la mi-journée. Des centaines de personnes étaient venues accueillir le chef de l’Etat sur le principal rond-point de la ville pensant qu’il allait s’exprimer. Mais Joseph Kabila passa son chemin.

Le groupe de musique est en place. Les habitants de Béni aussi. Depuis des heures, ils attendent l’arrivée de leur président, comme Rachel, lycéenne : « Il vient ici pour nous réconforter. »

Du réconfort, il leur en faut. Ces dernières semaines, Béni a été de nouveau secouée par des attaques sanglantes. Résultat, chacun a le mot sécurité à la bouche. « Nous sommes délaissés. Il faut qu'il résolve quelques problèmes, surtout de sécurité », témoigne Simon, enseignant.

En quinze jours, 82 personnes ont été massacrées à la machette. Auparavant, il y avait eu de nouvelles salves de tirs à la sortie de Béni. Des membres du gouvernement sont sur place depuis plusieurs jours. Mais pour Stéphane, laborantin, les mesures concrètes se font trop attendre : « On entend parler de réunion chaque jour. Certains groupes de poiticiens sont partis quelque part. On attend des solutions, mais on n'en voit pas. Il n'y a que des epxressions, depuis des décennies. Il n'y a rien de palpable dans notre pays. »

Au final, la déception domine. Jospeh Kabila ne parlera pas à la foule qui l’attend, son cortège passe à toute allure. Alain est désabusé : « Ca fait belle lurette que nous sommes tués. Vous savez combien de personnes sont mortes au Nord-Kivu ? Pourquoi ? Nous sommes fatigués de ce gouvernement en place. Le peuple congolais est totalement fatigué, jusquà la moelle épinière. »

Sentiment d'abandon

Il faut dire que la sécurité n’a cessé de se dégrader ces dernières semaines dans la zone de Béni. Dans la nuit de mardi à mercredi, des échanges de tirs nourris ont eu lieu à l’entrée de la ville sans qu’aucun assaillant n’ai pu être attrappé. Résultat, la population s’inquiète et s’impatiente. La nuit, les hommes s’organisent. Ils font des feus pour se protéger. Reportage à Mavivi, à la sortie de Béni.

RFI

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L’armée a pris le contrôle du village Saasita-Sa jeudi 13 mars en début d’après-midi à la suite de combats avec les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF).

Le commandant de la 8è région militaire et de l’opération « Sokola 1 », le général-major Lucien Bahuma a indiqué qu’une cinquantaine des rebelles ont été tués pendant les combats, et plusieurs armes lourdes et munitions récupérées par les Forces armées de la RDC (FARDC). Il n’a donné aucun bilan côté FARDC.

Les combats qui ont opposé les militaires et les rebelles ougandais ont duré tout l’avant midi avec des tirs à l’arme lourde et automatique, selon les sources locales. Puis, les ADF ont abandonné Saasita-Sa et se sont enfuis vers le Parc national des Virunga.

La conquête de cette localité par l’armée congolaise lui permettra de mener des opérations de ratissage dans la zone et de prendre en étau tous les rebelles ADF qui s’opposent encore à leur désarmement, ont précisé certaines sources sécuritaires dans la région.

Les ADF s’étaient retirés dans ce village et au parc des Virunga après avoir perdu le contrôle de la localité Makoyova 3 lundi dernier.

L’armée avait repris Makoyova 3, le dernier bastion des rebelles ougandais des ADF à Beni dimanche soir, après des combats qui avaient fait 22 morts dans les rangs des rebelles et deux du côté de l’armée.

Le commandant de la 8è région militaire avait alors assuré que les rebelles ougandais qui avaient fui vers le Parc national des Virungas et les massifs de Ruwenzori, seraient poursuivis jusque dans leurs derniers retranchements.

L’opération « Sokola I » est menée par l’armée contre les ADF dans le territoire de Beni depuis la mi-janvier.

Kinshasa, 14/03/2014 (Okapi via Aucongo)

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