Kinshasa - RD Congo : dimanche, 19 mai 2019 -

Information continue en RD Congo et dans le monde

Faune et Flore
Google se réorganise et devient «Alphabet» : 
Ne dites plus Google mais « Alphabet ». Toutes les sociétés du géant des nouvelles technologies seront désormais représentées sous ce nouveau nom. Alphabet devient la « maison-mère » de toutes les activités de l'entreprise américaine. L'objectif affiché de ses dirigeants est d'être plus transparents et plus inventifs. Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio Lorsque Google devient « Alphabet », les fées de la finance se penchent sur le berceau de la nouvelle entité. Ce changement de nom marque une restructuration du géant des nouvelles technologies. Le monde entier connaît le moteur de recherche, la messagerie Gmail ou encore la pateforme de vidéos YouTube. Mais la société se diversifie en permanence avec certains produits que l'on n'associe pas forcément à Google, comme Calico qui travaille sur des médicaments contre le vieillissement ou la recherche contre le cancer. La dernière innovation du géant internet américain, la Google Car, la voiture sans chauffeur, est expérimentée en ce moment aux Etats-Unis. La Bourse salue cette annonce Google est donc une société en permanente évolution, et qui craignait de perdre en visibilité. C'est ainsi, expliquent les fondateurs, que l'idée d'Alphabet est née. L'objectif affiché de la direction en Californie est la transparence, qui doit permettre de rassurer le monde de la finance et d'attirer les investisseurs. C'est manifestement pari gagné. Car si cette annonce-surprise a été faite, comme c'est la tradition, à la fermeture de Wall Street lundi, le titre Google a bondi de plus de 7% après la clôture. Le nouveau Google conservera notamment le moteur de recherche, les activités publicitaires, YouTube, le système d'exploitation mobile Android, les cartes Maps ou encore Gmail. Les activités annexes, plus éloignées de son cœur de métier comme Calico ou Nest (objets connectés), seront elles regroupées au sein d'Alphabet. La holding Alphabet sera dirigée par Larry Page, le co-fondateur et directeur général actuel de Google qui cèdera sa place à l'actuel vice-président du groupe Sundar Pichai. Et elle sera cotée en Bourse en lieu et place de Google. Avec RFI.fr
(mardi 11 aot 2015.)
Le titulaire d'un compte Facebook peut désormais choisir un e-héritier : 
Facebook annonce ce 12 février 2015 le déploiement d'une nouvelle fonction : celle-ci permet aux membres du réseau social de désigner une personne qui sera chargée de gérer leur compte après leur décès.   Cette fonction, Legacy Contact, n'est pour le moment accessible qu'aux Etats-Unis mais Facebook va la déployer petit à petit dans d'autres pays. Elle apparaît dans la partie sécurité des paramètres du compte et permet de choisir un contact qui « héritera » dudit compte. Cette personne peut être un membre de la famille ou un ami, peu importe. Une fois désignée, elle sera avertie par un message et devra donner, ou non, son accord.   Dès que Facebook sera averti du décès d'un de se membres, sa page sera transformée en mémorial et l'expression « Remembering » (en souvenir de) apparaîtra au-dessus du nom du titulaire du compte. Son contact désigné pourra alors y épingler un dernier message en haut de sa Timeline, accepter de nouvelles demandes « d'amis », mettre à jour les photos de profil et de couverture.   Il ne pourra en revanche pas se connecter comme le titulaire de la page et voir ses messages privés. Enfin, si le titulaire du compte l'y autorise, le contact « héritier » pourra aussi récupérer une archive de tout ce qui aura été partagé sur ce compte Facebook (photos, messages et contenu du profil).   Cette nouvelle possibilité s'ajoute à ce que proposait déjà Facebook : à savoir la suppression pure et simple du compte ou sa transformation en mémorial.   @01net.com
(jeudi 26 fvrier 2015.)
Microsoft Word et Powerpoint accessibles gratuitement depuis les mobiles : 
Microsoft a annoncé jeudi la mise à disposition gratuite sur les smartphones et tablettes d'une version allégée de ses produits vedettes, la suite Office regroupant le traitement de texte Word, le tableur Excel et les présentations PowerPoint. L'ouverture d'Office à l'écosystème du grand rival Apple avait été l'une des premières grandes ruptures imposées par le nouveau patron du groupe informatique américain, Satya Nadella: une application Office pour la tablette iPad avait été lancée fin mars. Payer pour des fonctionnalités élargies uniquement Son utilisation nécessitait toutefois jusqu'à présent le paiement d'un abonnement à Office 365, la version dématérialisée en ligne de la suite de bureautique.L'application mobile d'Office sera désormais utilisable gratuitement, même si Microsoft souligne dans l'un de ses blogs officiels que l'abonnement à Office 365 permettra d'accéder à «des fonctionnalités d'édition et de collaboration élargies, un stockage illimité sur OneDrive, une intégration avec (le service de stockage en ligne concurrent) Dropbox et une série d'autres avantages». Une version adaptée à l'iPhone L'abonnement reste également nécessaire pour utiliser les logiciels d'Office sur un ordinateur classique. Outre l'application pour iPad qui, selon Microsoft, a déjà été téléchargée plus de 40 millions de fois, une version adaptée à l'iPhone d'Apple est également lancée jeudi.Microsoft promet aussi pour l'an prochain une autre application Office pour les tablettes de diverses marques utilisant le système d'exploitation Android de Google, ainsi qu'une version optimisée pour son prochain système d'exploitation Windows 10. Plus d'un milliard d'utilisateurs Microsoft revendique plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde pour Office, qu'il vendait traditionnellement sur supports physiques (disquettes, puis CD) mais qu'il s'efforce de plus en plus de proposer sous forme d'abonnement en ligne (Office 365) car cela représente une source de revenus plus régulière (Avec 20minutes.fr)  
(samedi 08 novembre 2014.)
L'ambitieux projet anti-cancer de Google : 
Pour permettre de diagnostiquer le cancer avec précision, le géant internet américain Google a dévoilé mardi un nouveau projet de recherche. Il sera question pour une équipe de scientifiques d'étudier la possibilité d'utiliser les nanoparticules dans la détection de la maladie. "Les nanoparticules pourraient être ingérées sous la forme de comprimés afin de pénétrer dans le sang," explique la firme américaine dans une note de présentation du projet. "Elles seraient conçues pour repérer et se fixer sur un type particulier de cellules, comme les cellules tumorales." L'étape suivante, le diagnostic à proprement parler, consistera à associer les nanoparticules ingérées "à un objet connecté équipé de capteurs spéciaux". Selon les précisions de Google, différentes techniques de transmission non invasives, comme les ondes radio ou lumineuses, sont étudiées dans le cadre de la recherche. "Nous proposerons la technologie sous contrat de licence à des partenaires, afin qu'il développent des produits dont l'efficacité et la sécurité pourront être testés lors d'essais cliniques", indique encore le groupe américain. Le projet est piloté par "Google X", la branche du géant internet travaillant sur des projets futuristes comme les voitures sans chauffeur (Google Car), les lunettes interactives (Google Glass), ou le projet Loon utilisant des montgolfières comme relais internet. (Avec BBC)
(mardi 28 octobre 2014.)
Le nom de domaine "Ebola.com" vendu pour plus de 170 000 euros : 
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. L'épidémie d'Ebola a permis aux propriétaires du nom du site internet Ebola.com de réaliser une belle opération financière en revendant leur nom de domaine pour plus de 200 000 dollars (170 000 euros), vendredi 24 octobre. Le vendeur du nom Ebola.com est l'entreprise Blue String Ventures, basée dans le Nevada, qui se décrit comme une société investissant dans des noms de domaine et de marques sur internet. L'acheteur est une société établie en Russie, appelée WeedGrowthFund, connue auparavant sous le nom de Ovation Research.  Le site Ebola.com contient des articles sur la maladie et des réponses aux questions les plus fréquentes sur la fièvre hémorragique qui a causé la mort de près de 4 900 personnes depuis le début de l'année. La société a déboursé 50 000 dollars (40 000 euros) en liquide, ainsi que 19 192 actions de la société Cannabis Sativa, qui promeut l'usage médical de la marijuana, pour un montant de près de 170 000 dollars (134 000 euros). Les raisons derrière la vente du nom de domaine ne sont pas connues, mais le patron de Cannabis Sativa, l'ancien gouverneur du Nouveau-Mexique GaryJohnson, a déclaré publiquement penser que le cannabis pourrait être utile dans les traitements pour soigner le virus de la fièvre hémorragique. (Avec francetvinfo)
(samedi 25 octobre 2014.)
mercredi, 19 février 2014 01:02

Conflit entre le Gouvernement et La Fec : Quid de la Banque Centrale du Congo ?

Écrit par  La rédaction
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A l’ occasion de la cérémonie de présentation des vœux le 30 Janvier 2014, le Président de la Fec, Monsieur Albert Yuma, s’étaitlivré à un diagnostic chirurgical des actions et de la performance du Gouvernement. Dans moins de 48 heures, le Gouvernement avait réagi par la presse en se focalisant sur le messager de la Fecet en mettant en cause son intégrité et en relevant la mal gouvernance des institutions dont il fait partie du conseil d’administration, à savoir la Gecamines et la Banque Centrale du Congo. Qui a tort, et qui a raison ? Pour répondre à cette question, le Potentiel examine dans cet article la situation de la banque des banques : la Banque Centrale du Congo.

BASE D’ANALYSE

La République Démocratique du Congo est confrontée à une série de problèmes politiques et économiques. La banque centrale gère la monnaie nationale dont la performance impacte le niveau de vie des populations. La banque centrale et la monnaie nationale devraient donc figurer en tête des priorités du leadership politique du pays et du conseil d’administration de l’institut d’émission.

Pour analyser la situation économique et financière du pays, le Président de la Fec s’est servi en premier lieu des statistiques de la Banque Centrale du Congo dont il fait partie du conseil d’administration depuis 2003. Les statistiques utilisées pour soutenir son propos pour l’année 2013 sont le taux de croissance du PIB (8,1 pour cent contre l’objectif de 8,2 pour cent en 2012), le taux d’inflation de 1 pour cent au 31 décembre 2013 contre un objectif de 4 pour cent en moyenne ; le taux de change de 926,88 Francs congolais contre un dollar américain en fin 2013 contre 918,18 en fin 2012 ; les réserves de change de 1,72 milliards de dollars américains en fin 2013 contre 1,68 milliards en fin 2012 ; et un taux directeur de la BCC de 2 pour cent en Novembre 2013 contre 4 pour cent en fin 2012.

Tout en félicitant le Gouvernement de sa performance apparente en termede stabilité du cadre macroéconomique apparente et de la consolidation de la croissance économique, la Fec avait relevé la nature non inclusive et non distributive de cette croissance.Pour convaincre le public, la Fec a dû recourir aux mauvais classements de la RDC en terme d’indice de développement dans le monde du PNUD, d’indice de corruption de Transparency International et le classement des pays d’après le climat des affaires (Doing Business in Africa de la Banque mondiale).

Dans cet article, nous revenons aussi sur la déclaration récente de la Commission Economique et Financière (Ecofin) de l’ Assemblée nationale congolaise qui s’étaitpenchée sur la question relative à la viabilité de la Banque Centrale du Congo en émettant une opinion lors de l’ examen du projet de loi des finances 2014. Cette opinion de l’Ecofin ne passe pas inaperçue et ne laisse pas le public indifférent dans la mesure où ellei rejoint les critiques adressées par le Gouvernement au Président de la Fec en tant que membre du conseil d’administration de notre institut d’émission.

QUE VAUT REELLEMENT LE FRANC CONGOLAIS AUJOURD’HUI ?

Le produit principal que gère la Banque Centrale du Congo est le Franc Congolais qui est la monnaie nationale du pays. Un touriste étranger arrivant en République Démocratique du Congo pour la première fois se sent aux États-Unis d’Amérique ! Le dollar américain, qui y circule librement, est  devenu la monnaie la plus utilisée dans les transactions commerciales sur l’ensemble du territoire. Dans les magasins, les prix sont affichés en dollars, les paiements des biens et services s’effectuent en dollars, les dépôts bancaires sont principalement libellés en dollars, et la majeure partie des transactions des cambistes arpentant les rues porte sur des opérations de change de la monnaie nationale contre du dollar et de l’euro. Le marché parallèle de change principalement animé par des femmes cambistes, est localement surnommé le « Wall Street », nom inspiré par la place financière de New-York aux États-Unis d’Amérique. La clientèle de ce marché parallèle de change, très diverse, mêle à la population congolaisedes trafiquants, des officiels, des diplomates et des fonctionnaires internationaux. Le bradage de la monnaie nationale s’y produit quotidiennement, au vu et au su de tout le monde.

Personne, parmi les acteurs de ce marché, ne semble trouver son existence anormale, ou critiquable, pour le fonctionnement adéquat d’une économie de marché et pour le développement du pays !

Un touriste étranger pourrait séjourner trois mois dans la capitale ou dans n’importe quelle région du pays sans devoir accepter une seule fois la monnaie nationale, le Franc congolais, car le dollar américain est répandu et préféré dans les hôtels, les restaurants, les transports, les services publics, et même dans les petites alimentations des quartiers populaires. De l’avis des experts, 95 pour cent des dépôts bancaires et de la masse monétaire sont en dollar américain, ce qui ne laisse qu’une place très marginale à la monnaie nationale. La dollarisation s’est si largement répandue et si durablement enracinée dans le pays que la population s’y est habituée au point que le gouvernement et la Banque centrale ne font plus que très peu d’efforts pour y mettre fin. Les quelques mesures prises contre la dollarisation (dont l’introduction récente des billets de grosses coupures de 1000 Fc, 5000 Fc, 10.000 Fc et 20.000 Fc) restent sans effet sur la dollarisation qui est maintenant enracinée dans le mental des congolais.

Ce constat soulève la question de la pertinence de la Banque Centrale du Congo et de son efficacité lorsqu’elle prend des mesures de politique monétaire et intervient sur le marché de change. Rarement les hommes politiques congolais ne se prononcent sur l’efficacité de la Banque Centrale du Congo, le sujet étantconsidéré tabou dans le pays. Cette attitude est encouragée par la tradition qui fait que la banque centrale réagit toujours violement contre tout article dans la presse qui ose analyser l’efficacité de ses politiques. Cette tradition a été brisée récemment par l’Assemblée nationale à l’ occasion de ses commentaires sur le projet de la loi des finances 2014.

L’Assemblée nationale juge alarmante la situation patrimoniale et financière de la BCC

La situation alarmante de la Banque Centrale du Congo (BCC) reprise dans le rapport de l’ECOFIN de l’Assemblée nationale laisse entrevoir le doute sur la capacité réelle de la BCC à conduire une politique monétaire crédible.

La situation catastrophique de la Banque Centrale du Congo (BCC) figure parmi les considérations données  par la commission économique financière et contrôle budgétaire (ECOFIN) de l’Assemblée nationale. Cette commission technique qui a enrichi le projet de loi de finances de l’année en cours, avant le vote intervenu le mardi 21 janvier, a, dans son rapport approuvé en plénière, noté : « la situation alarmante aussi bien patrimoniale que financière de la Banque centrale du Congo est au point où l’Etat doit accroitre son intervention pour éviter la faillite à l’institut d’émission congolais… »

Le diagnostic sans complaisance et qui parait tout de même fatal pour la haute direction et pour le Conseil d’administration de la Banque Centrale du Congo appelle quelques commentaires et constats.

Pour des observateurs avertis, la Banque Centrale du Congo n’est pas réaliste lorsqu’ elle présente au public congolais la stabilité du cadre macroéconomique comme étant un acquis provenant de sa politique monétaire alors que sa propre situation est jugée alarmante tant sur le plan patrimonial que financier. Le propos du Président de la Fec en interprétant la signification des statistiques de la BCC dont il fait partie du conseil d’administration en disent long sur la crédibilité de notre institut d’émission.

Il faut rappeler que la direction de la Banque Centrale du Congo avait vendu la grande partie du patrimoine immobilier de l’institut d’émission sans que celui-ci ait réellementbénéficié de cette aliénation de ses immeubles. L’appel par le parlement pour une enquêteparlementaire ou indépendante sur ces cessions immobilières a été purement et simplement étouffé dans l’œuf sans explication. Les revenus de vente de ces immeubles auraient été investis dans des banques suisses, et ne pourraient jamais revenir au Congo ! Ces placements à l’étranger des produits de la vente des immeubles de la Banque Centrale du Congo ont eu lieu pendant que celle-ci est sous capitalisée et sollicite chaque année des subventions d’exploitation de la part de l’Assemblée nationale. Il est quand même étonnant que le Conseil d’administration de la Banque Centrale du Congo n’ait joué aucun rôle majeur pour prévenir de tels actes de mal-gouvernance.

UNE SERIE DE QUESTIONNEMENTS

Dans un tel environnement, il y a lieu de se demander si la BCC peutréellement conduire une politique monétaire crédible.

Aussi, la Banque Centrale du Congo est-elle réaliste lorsqu’elle affirme avoir le contrôle de la situation monétaire et de la politique monétaire du pays alors que la dollarisation a atteint 95 % de l’économie, et par conséquent ne laisse à la monnaie nationale, le Franc Congolais, qu’un rôle marginal dans les transactions commerciales en République Démocratique du Congo ?

S’il ne faut que s’en tenir aux inquiétudes de la commission ECOFIN de la Chambre basse du Parlement, il faut également se demander si la Banque Centrale du Congo est réaliste lorsqu’ elle affirme accumuler des réserves en devises de 1,76 milliards de dollars américains alors qu’en même temps, il y a accumulation continue de la dette intérieure que l’ Etat ne peut payer par manque de ressources financières suffisantes nécessaires au service de la dette publique ?Il est important de reconnaitre que le gros de ces réserves en devises a été constitué al’ époque où la RDC était en programme avec le Fonds Monétaire International et bénéficiait des apports du FMI, de la Banque mondiale, de la Bad, de l’Union Européenne, et des bailleurs de fonds bilatéraux. L’absence de programme avec le FMI fait que la RDC n’a plus accès aux appuis budgétaires et par conséquent sa capacité de constitution des réserves additionnelles est désormais considérablement réduite étant donné que les exportations congolaises ne contribuent que très peu aux réserves de change, faute d’une politique responsable de transformation locale des matières premières en produits finis et semi finis. Parce que la moyenne pour les pays de la SADC est de 4 mois, la couverture des importations congolaises de 2,5 mois montre clairement que les réserves de change actuelles ne sont pas suffisantes pour un pays de la taille de la RDC avec une population de 75,5 millions d’habitants. Il faut avoir de grandes ambitions au lieu de se contenter de la situation médiocre actuelle ! 

D’après la Fec, l’encours de la dette intérieure est de plus de 1,3 milliards de dollars. Pour gonfler les réserves en devises étrangères du pays, le Gouvernement ne paie que très peu la dette intérieure (pour l’année 2014, le Gouvernement n’a alloué que 80 millions de dollars au service de la dette intérieure). La modicité de ce service de la dette intérieure freine l’activité et la croissance économique étant donné les opérateurs économiques sont paralysés.

SUBVENTIONS SANS CONTREPARTIE

L’Ecofin relève que la situation de la BCC est alarmante, ce que confirme le Gouvernement qui soutient que la BCC souffre de la mal gouvernance et accuse des déficits d’exploitation depuis plusieurs années. C’est ici qu’il faut comprendre le rôle que doivent jouer l’Etat et l’Exécutif national aussi. En principe, l’Etat ne doit pas continuer à subventionner la Banque Centrale du Congo si celle-ci n’est pas en mesure de se restructurer pour mettre fin à ses pertes chroniques qui s’accumulent depuis plusieurs annéeset sont devenues une taxe sur les ressources publiques.

Il est de notoriété publique, que dans tous les pays du monde, les banques centrales dégagent du bénéfice provenant de leurs opérations bancaires et des revenus de seigneuriage. A cet effet, l’Assemblée Nationale et le Senat ne devraient pas accepter d’utiliser les ressources publiques et le budget de l’Etat pour éponger les pertes d’exploitation de la Banque Centrale du Congo sans exiger de celle-ci un plan de restructuration responsable avec des indicateurs de performance clairs et précis. Il faut noter que le Président de la Fec et tous les membres de la haute direction actuelle de la Banque Centrale œuvrent dans cet institut d’émission soit en tant qu’administrateurs soit en tant que directeurs depuis 2003, et sont tous responsables de la situation financière et patrimoniale alarmante de l’institut d’émission telle que dénoncée par l’Assemblée nationale. 

La haute direction actuelle de la BCC répèteàl’opinion publique qu’elle assure la continuité des politiques et de gestion de l’ ancienne haute direction sous Jean Claude Masangu qui lui sert de modèle. Et le Président de la Fec est bien connu pour êtretrès proche de Jean Claude Masangu et de l’actuel Gouverneur de la Banque Centrale du Congo. C’est important de relever que Albert Yuma, Jean Claude Masangu et Deo Mutombo sont tous des Katangais, issus de la même province, le Katanga. La mal-gouvernance de la Banque Centrale du Congo trouve une explication dans les affinités tribales et régionales pourtant bannies par les lois et la Constitution de la République ! C’est là l’origine même de la mal gouvernance.

PROBLEMES DE FOND

Face aux révélations légitimes de l’Ecofin et du Gouvernement sur la situation alarmante de la BCC, la question importante est la suivante : est-ce que la haute direction et le conseil d’administration de la Banque Centrale du Congo (le mandat des administrateurs de la BCC a expiré depuis plusieurs années et n’a pas été renouvelé bien que ces administrateurs continuent à se faire payer des jetons de présence sans en avoir le droit !) dans leur configuration actuelle sont capables de répondre aux défis de gouvernance et d’efficacité de notre institut d’émission en ce moment précisoù le pays a besoin de restructurer la Banque Centrale, restructurer la monnaie nationale, mettre fin à la dollarisation, redémarrer la relation avec les bailleurs de fonds multinationaux et bilatérauxpour entrer en programme avec le FMI et mobiliser des appuis budgétaires, et relancer la croissance économique de façon durable, distributive et inclusive ? Si le Gouvernement avoue son impuissance pour changer les choses à la Banque Centrale du Congo et la Gecamines, qui a le pouvoir réel d’agir dans cette république pour sauver ces institutions face à la mal gouvernance et la me-gestion tant décriées ?Malgré les sonnettes d’alarme de l’Assemblée nationale et du Gouvernement, pourquoi la médiocrité et la mal gouvernance sont entretenues et autorisées à élire domicile dans ces institutions stratégiques pour le pays ?

La Banque centrale est le miroir d’un pays. Si la Banque centrale est malade, c’est que le pays va très mal. La monnaie nationale est le reflet de la force de l’économie d’un pays et de capacité de gestion de la banque centrale. C’est le symbole de la souveraineté nationale. Si la monnaie nationale ne joue plus qu’un rôle marginal face aux devises étrangères dont le dollar américain, c’est que l’économie congolaise va très mal. Quand les choses vont très mal, les décideurs politiques doivent affronter les défis avec responsabilités. 

Lorsque l’Assemblée nationale estime que la situation financière et patrimoniale de la Banque Centrale du Congo est alarmante, c’est le peuple qui a enfin parlé. Quand de tels propos sont corroborés par le Gouvernement, alors l’inaction relève de l’irresponsabilité et de la trahison.

Les échanges entre le Gouvernement et la Fecsoulèvent beaucoup de questions quant à l’efficacité de la Banque Centrale du Congo en tant qu’autorité monétaire du pays. Comment le public congolais peut-il croire que l’institut d’émission est en bonne santé et sur la bonne voie, si l’on ne peut pas lui donner des réponses claires et responsables aux questions ci-dessus soulevées ! Cette interrogation est d’autant plus pertinente lorsqu’on constate que, malgré les déclarations répétitives à l’occasion de la tenue des réunions mensuelles du comité de politique monétaire sur la stabilité du cadre macroéconomique justifiant le maintien du dispositif monétaire, le pouvoir d’achat des congolais (qui devrait être la finalité ultime des politiques économiques et monétaires du pays) ne s’améliore pas du tout, soulevant ainsi le débat de fond sur l’efficacité des politiques économiques et financières du gouvernement et de l’institut d’émission. A quoi sert la croissance économique apparente de 8,1 pour cent qui n’est ni inclusive ni distributive dans un pays où le taux de chômage dépasse 55 pour cent de la population active d’après la Fec (même si d’autres sources mettent le taux de chômage à plus de 80 pour cent de la population active en RDC) ?

Est-ce que les concertations nationales qui viennent de passer ont répondu aux questions que soulève la Fec et qui orientent les projecteurs vers la situation préoccupante et alarmante de la Banque Centrale du Congo ? Pour une fois, l’Assemblée nationale s’est prononcée sur la situation alarmante de la Banque Centrale du Congo dont on cherche désormais à éviter la faillite. Ce n’est pas par hasard que le Gouvernement admet clairement que la Banque Centrale du Congo souffre de la mal gouvernance et de la me-gestion qui font qu’elle accumule des déficits d’exploitation chroniques depuis plusieurs années.  Le diagnostic  sans complaisance est fait. Et après ?

AU FINAL

Pour soigner de façon crédible et durable le mal profond dont souffre la Banque Centrale du Congo, il faut l’extirper. Il est clair que la purge doit être chirurgicale.  La tronçonneuse pour couper les mauvaises herbes ne devrait-elle pas passer non seulement par l’Exécutif national (qui se déclare lui-même impuissant devant la Fec, la Banque Centrale du Congo et la Gecamines), mais aussi par la Banque Centrale du Congo dont la mal gouvernance et la me-gestion sont à l’origine de la situation financière et patrimoniale alarmante telle que décriée par l’Assemblée nationale.  Le conflit entre le Gouvernement et la Feca exposé au grand jour la mal gouvernance dont souffre la RDC. Ce conflitest une vraie interpellation pour les décideurs politiques qui doivent marier le discours et les actes concrets dans la recherche de solutions idoines aux problèmes de mal-gouvernance et de me-gestion des institutions et du pays!

Kinshasa, 19/02/2014 (Le Potentiel via Aucongo)

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Kinshasa - RD Congo : 19 mai 2019.

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