Kinshasa - RD Congo : vendredi, 23 octobre 2020 -

Information continue en RD Congo et dans le monde

Faune et Flore
Google se réorganise et devient «Alphabet» : 
Ne dites plus Google mais « Alphabet ». Toutes les sociétés du géant des nouvelles technologies seront désormais représentées sous ce nouveau nom. Alphabet devient la « maison-mère » de toutes les activités de l'entreprise américaine. L'objectif affiché de ses dirigeants est d'être plus transparents et plus inventifs. Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio Lorsque Google devient « Alphabet », les fées de la finance se penchent sur le berceau de la nouvelle entité. Ce changement de nom marque une restructuration du géant des nouvelles technologies. Le monde entier connaît le moteur de recherche, la messagerie Gmail ou encore la pateforme de vidéos YouTube. Mais la société se diversifie en permanence avec certains produits que l'on n'associe pas forcément à Google, comme Calico qui travaille sur des médicaments contre le vieillissement ou la recherche contre le cancer. La dernière innovation du géant internet américain, la Google Car, la voiture sans chauffeur, est expérimentée en ce moment aux Etats-Unis. La Bourse salue cette annonce Google est donc une société en permanente évolution, et qui craignait de perdre en visibilité. C'est ainsi, expliquent les fondateurs, que l'idée d'Alphabet est née. L'objectif affiché de la direction en Californie est la transparence, qui doit permettre de rassurer le monde de la finance et d'attirer les investisseurs. C'est manifestement pari gagné. Car si cette annonce-surprise a été faite, comme c'est la tradition, à la fermeture de Wall Street lundi, le titre Google a bondi de plus de 7% après la clôture. Le nouveau Google conservera notamment le moteur de recherche, les activités publicitaires, YouTube, le système d'exploitation mobile Android, les cartes Maps ou encore Gmail. Les activités annexes, plus éloignées de son cœur de métier comme Calico ou Nest (objets connectés), seront elles regroupées au sein d'Alphabet. La holding Alphabet sera dirigée par Larry Page, le co-fondateur et directeur général actuel de Google qui cèdera sa place à l'actuel vice-président du groupe Sundar Pichai. Et elle sera cotée en Bourse en lieu et place de Google. Avec RFI.fr
(mardi 11 aot 2015.)
Le titulaire d'un compte Facebook peut désormais choisir un e-héritier : 
Facebook annonce ce 12 février 2015 le déploiement d'une nouvelle fonction : celle-ci permet aux membres du réseau social de désigner une personne qui sera chargée de gérer leur compte après leur décès.   Cette fonction, Legacy Contact, n'est pour le moment accessible qu'aux Etats-Unis mais Facebook va la déployer petit à petit dans d'autres pays. Elle apparaît dans la partie sécurité des paramètres du compte et permet de choisir un contact qui « héritera » dudit compte. Cette personne peut être un membre de la famille ou un ami, peu importe. Une fois désignée, elle sera avertie par un message et devra donner, ou non, son accord.   Dès que Facebook sera averti du décès d'un de se membres, sa page sera transformée en mémorial et l'expression « Remembering » (en souvenir de) apparaîtra au-dessus du nom du titulaire du compte. Son contact désigné pourra alors y épingler un dernier message en haut de sa Timeline, accepter de nouvelles demandes « d'amis », mettre à jour les photos de profil et de couverture.   Il ne pourra en revanche pas se connecter comme le titulaire de la page et voir ses messages privés. Enfin, si le titulaire du compte l'y autorise, le contact « héritier » pourra aussi récupérer une archive de tout ce qui aura été partagé sur ce compte Facebook (photos, messages et contenu du profil).   Cette nouvelle possibilité s'ajoute à ce que proposait déjà Facebook : à savoir la suppression pure et simple du compte ou sa transformation en mémorial.   @01net.com
(jeudi 26 fvrier 2015.)
Microsoft Word et Powerpoint accessibles gratuitement depuis les mobiles : 
Microsoft a annoncé jeudi la mise à disposition gratuite sur les smartphones et tablettes d'une version allégée de ses produits vedettes, la suite Office regroupant le traitement de texte Word, le tableur Excel et les présentations PowerPoint. L'ouverture d'Office à l'écosystème du grand rival Apple avait été l'une des premières grandes ruptures imposées par le nouveau patron du groupe informatique américain, Satya Nadella: une application Office pour la tablette iPad avait été lancée fin mars. Payer pour des fonctionnalités élargies uniquement Son utilisation nécessitait toutefois jusqu'à présent le paiement d'un abonnement à Office 365, la version dématérialisée en ligne de la suite de bureautique.L'application mobile d'Office sera désormais utilisable gratuitement, même si Microsoft souligne dans l'un de ses blogs officiels que l'abonnement à Office 365 permettra d'accéder à «des fonctionnalités d'édition et de collaboration élargies, un stockage illimité sur OneDrive, une intégration avec (le service de stockage en ligne concurrent) Dropbox et une série d'autres avantages». Une version adaptée à l'iPhone L'abonnement reste également nécessaire pour utiliser les logiciels d'Office sur un ordinateur classique. Outre l'application pour iPad qui, selon Microsoft, a déjà été téléchargée plus de 40 millions de fois, une version adaptée à l'iPhone d'Apple est également lancée jeudi.Microsoft promet aussi pour l'an prochain une autre application Office pour les tablettes de diverses marques utilisant le système d'exploitation Android de Google, ainsi qu'une version optimisée pour son prochain système d'exploitation Windows 10. Plus d'un milliard d'utilisateurs Microsoft revendique plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde pour Office, qu'il vendait traditionnellement sur supports physiques (disquettes, puis CD) mais qu'il s'efforce de plus en plus de proposer sous forme d'abonnement en ligne (Office 365) car cela représente une source de revenus plus régulière (Avec 20minutes.fr)  
(samedi 08 novembre 2014.)
L'ambitieux projet anti-cancer de Google : 
Pour permettre de diagnostiquer le cancer avec précision, le géant internet américain Google a dévoilé mardi un nouveau projet de recherche. Il sera question pour une équipe de scientifiques d'étudier la possibilité d'utiliser les nanoparticules dans la détection de la maladie. "Les nanoparticules pourraient être ingérées sous la forme de comprimés afin de pénétrer dans le sang," explique la firme américaine dans une note de présentation du projet. "Elles seraient conçues pour repérer et se fixer sur un type particulier de cellules, comme les cellules tumorales." L'étape suivante, le diagnostic à proprement parler, consistera à associer les nanoparticules ingérées "à un objet connecté équipé de capteurs spéciaux". Selon les précisions de Google, différentes techniques de transmission non invasives, comme les ondes radio ou lumineuses, sont étudiées dans le cadre de la recherche. "Nous proposerons la technologie sous contrat de licence à des partenaires, afin qu'il développent des produits dont l'efficacité et la sécurité pourront être testés lors d'essais cliniques", indique encore le groupe américain. Le projet est piloté par "Google X", la branche du géant internet travaillant sur des projets futuristes comme les voitures sans chauffeur (Google Car), les lunettes interactives (Google Glass), ou le projet Loon utilisant des montgolfières comme relais internet. (Avec BBC)
(mardi 28 octobre 2014.)
Le nom de domaine "Ebola.com" vendu pour plus de 170 000 euros : 
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. L'épidémie d'Ebola a permis aux propriétaires du nom du site internet Ebola.com de réaliser une belle opération financière en revendant leur nom de domaine pour plus de 200 000 dollars (170 000 euros), vendredi 24 octobre. Le vendeur du nom Ebola.com est l'entreprise Blue String Ventures, basée dans le Nevada, qui se décrit comme une société investissant dans des noms de domaine et de marques sur internet. L'acheteur est une société établie en Russie, appelée WeedGrowthFund, connue auparavant sous le nom de Ovation Research.  Le site Ebola.com contient des articles sur la maladie et des réponses aux questions les plus fréquentes sur la fièvre hémorragique qui a causé la mort de près de 4 900 personnes depuis le début de l'année. La société a déboursé 50 000 dollars (40 000 euros) en liquide, ainsi que 19 192 actions de la société Cannabis Sativa, qui promeut l'usage médical de la marijuana, pour un montant de près de 170 000 dollars (134 000 euros). Les raisons derrière la vente du nom de domaine ne sont pas connues, mais le patron de Cannabis Sativa, l'ancien gouverneur du Nouveau-Mexique GaryJohnson, a déclaré publiquement penser que le cannabis pourrait être utile dans les traitements pour soigner le virus de la fièvre hémorragique. (Avec francetvinfo)
(samedi 25 octobre 2014.)

Loi d’amnistie : un chèque à blanc au M23

Écrit par  La rédaction
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Pour passer l’éponge sur des faits de guerre ou insurrectionnels commis entre 18 février 2006 au 20 décembre 2013, la RDC a promulgué depuis le 11 février 2014 une nouvelle loi d’amnistie.  Mais des prisonniers politiques qui n’ont pas choisi les armes pour s’exprimer sont exclus de la liste des bénéficiaires. Or, l’ex-M23 vient, par le biais de cette nouvelle loi, d’obtenir ce qu’il a perdu par la guerre. Un véritable chèque à blanc.

Loin de cimenter la cohésion nationale comme on la commente dans certains milieux politiques, la loi d’amnistie risque de créer une jurisprudence qui consacre désormais le règne de l’impunité. Rien de surprenant quand on sait que la RDC est habituée à accorder depuis l’accord global et inclusif de 2003 une prime de guerre à ceux qui tuent, pillent et violent sur son sol.

Accusé de graves crimes commis dans l’Est, pendant tout le temps de son occupation,  l’ex-M23 vient de recevoir un visa en bonne et due forme pour un retour à la vie normale au milieu des ceux-là même qu’il a violentés, violés et martyrisés il y a peu. C’est ce qui ressort de la loi d’amnistie votée au Parlement récemment et promulguée le mardi 11 février 2014 par le président de la République. Elle couvre la période du 18 février 2006 au 20 décembre 2013.

Ainsi, des criminels tels que les Enyele à l’Equateur, les hommes de Faustin Munene et les adeptes de Bundu dia Kongo dans le Bas-Congo sont également éligibles à l’amnistie. Avec cette particularité que tous les candidats au statut d’amnistiable devront le faire individuellement avant de prendre par écrit l’engagement de ne plus retomber dans les faits pour lesquels ils sollicitent l’amnistie.

Selon certains observateurs, cette procédure pourrait poser problème au niveau de l’application effective de cette loi d’amnistie. Ceux-ci sont d’avis que certains candidats pourraient éprouver des difficultés réelles à se faire accepter pour la bonne et simple raison que l’on pourrait trouver des poux sur leurs têtes.

Nombreux sont ceux qui estiment que le médaillé d’or de cette amnistie est le M23 du fait qu’il jouit des faveurs de l’accord signé à Nairobi au terme des pourparlers directs de Kampala. Du coup, tous les actes commis par le M23, classés autrefois dans la catégorie des crimes de guerre passables des sanctions autant devant les juridictions nationales qu’internationales, sont mués en simples faits de guerre ou insurrectionnels, rendant leurs auteurs éligibles à l’amnistie. 

Au Rwanda, les auteurs du génocide de 1994 sont toujours poursuivis. La communauté internationale,  qui parraine cette initiative, ne s’est jamais empressée de pousser ce pays à adopter une quelconque loi d’amnistie pour oublier les crimes commis sur son sol.

Ce qui n’est pas le cas de la RDC où des lois d’amnistie se sont succédé pour passer l’éponge sur ces pages noires de l’histoire de la RDC.

Cela depuis la guerre de libération de 1996, suivie des rebellions successives de 1998 jusqu’à celle menée par le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), poursuivie par la suite par le M23.

Le premier pas dans ce sens a été fait en 2003 avec l’accord global et inclusif sanctionné par le dialogue intercongolais de Sun City (Afrique du Sud). La même expérience sera rééditée en 2009 avec l’accord conclu le 23 mars à Goma, d’où naîtra d’ailleurs l’ex-M23 en 2012.

En RDC, à chaque rébellion correspond une loi d’amnistie. Pressé par la communauté internationale et poussé dans ses derniers retranchements par les pays signataires de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, la RDC n’a pas eu de coudées franches. Elle a donc fini par céder en accordant une prime de guerre au dernier des Frankestein.

« A l’exception d’un petit groupe d’une centaine d’individus, les 1600 membres du M23, signalés en Ouganda, et des centaines d’autres ayant fui au Rwanda, selon les autorités des deux pays, devraient revenir sereinement au Congo et « parader » au milieu des populations qu’ils ont martyrisées 19 mois durant », rappelle   Boniface Musavuli (lire en page 3).

UNE JUSTICE A GEOMETRIE VARIABLE

Pourquoi exige-t-on toujours de la RDC ce qu’on ne réclame pas ailleurs ? Pourquoi donc cette politique de deux poids deux mesures ? Est-ce par le fait de la faiblesse dont fait preuve la RDC ?  Autant de questions sur lesquelles les autorités congolaises devraient se prononcer. Ne serait-ce que pour rassurer le peuple congolais qui, médusé, ne sait plus de quel côté trouver refuge.

Car, comment comprendre que des gens qui ont tué, massacré et violé soient du coup gracié au nom d’une amnistie, bâtie sur les impératifs de la cohésion nationale. Non ! Cette injustice a trop duré. Il est temps d’y mettre fin.

Même si la communauté internationale voit dans la loi d’amnistie une contribution à « une paix durable » dans l’Est congolais et exhorte « tous les groupes armés » à saisir l’occasion « pour déposer leurs armes », dans l’opinion congolaise, la nouvelle loi  est accueillie, à l’instar du Réseau national des ONG des droits de l’Homme de la RDC (Rhenadoc),  « avec déception et regrets ».

Dans un pays comme la RDC caractérisée par le recyclage dans la vie politique d’anciens rebelles ayant bénéficié de « plusieurs décennies d’impunité », la nouvelle loi d’amnistie consacre à tout point de vue « la banalisation des crimes et autres graves violations des droits de l’Homme », commis par toutes sortes de milices depuis 2006. Elle fait la part belle, dans tous ses compartiments, au M23.

Vu sous cet angle, tous les potentiels seigneurs de guerre peuvent se pourlécher les babines et se dire que les crimes en RDC élèvent et enrichissent leurs auteurs. La quarantaine de groupes et milices armés qui continuent à pulluler dans l’Est, se tassent et attendent leur tour. Car, au bout du tunnel se trouve rivée la grâce nationale par voie d’amnistie.

TERMES ET ESPRIT DE LA LOI D’AMNISTIE

S’appliquant aux auteurs d’infractions commises en République démocratique du Congo par les Congolais résidant au pays ou à l’étranger entre 18 février 2006 et 20 décembre 2013, dans les termes de la nouvelle loi, l’amnistie « ne s’applique pas aux auteurs de crimes graves et/ou imprescriptibles au regard tant du droit national qu’international ».

Sont également exclus de son champ d’application, les crimes de génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, les infractions de trahison, d’assassinat, de meurtre, de vol à main armée, d’association de malfaiteurs, de détournement de deniers publics, les infractions à la réglementation de change, trafic des stupéfiants, enrôlement d’enfants soldats, viols et violences sexuelles.

L’amnistie pour « infractions politiques » découle d’une promesse faite mi-octobre 2013 par le président Kabila, mais bon nombre d’opposants politiques ne pourront en bénéficier, car ils sont emprisonnés sous d’autres chefs d’accusation ; une disposition que le législateur n’a pas jugé utile d’intégrer dans le champ d’application de la nouvelle loi.

Kinshasa, 14/02/2014 (Le Potential via Aucongo)

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