Kinshasa - RD Congo : lundi, 30 novembre 2020 -

Information continue en RD Congo et dans le monde

Faune et Flore
Google se réorganise et devient «Alphabet» : 
Ne dites plus Google mais « Alphabet ». Toutes les sociétés du géant des nouvelles technologies seront désormais représentées sous ce nouveau nom. Alphabet devient la « maison-mère » de toutes les activités de l'entreprise américaine. L'objectif affiché de ses dirigeants est d'être plus transparents et plus inventifs. Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio Lorsque Google devient « Alphabet », les fées de la finance se penchent sur le berceau de la nouvelle entité. Ce changement de nom marque une restructuration du géant des nouvelles technologies. Le monde entier connaît le moteur de recherche, la messagerie Gmail ou encore la pateforme de vidéos YouTube. Mais la société se diversifie en permanence avec certains produits que l'on n'associe pas forcément à Google, comme Calico qui travaille sur des médicaments contre le vieillissement ou la recherche contre le cancer. La dernière innovation du géant internet américain, la Google Car, la voiture sans chauffeur, est expérimentée en ce moment aux Etats-Unis. La Bourse salue cette annonce Google est donc une société en permanente évolution, et qui craignait de perdre en visibilité. C'est ainsi, expliquent les fondateurs, que l'idée d'Alphabet est née. L'objectif affiché de la direction en Californie est la transparence, qui doit permettre de rassurer le monde de la finance et d'attirer les investisseurs. C'est manifestement pari gagné. Car si cette annonce-surprise a été faite, comme c'est la tradition, à la fermeture de Wall Street lundi, le titre Google a bondi de plus de 7% après la clôture. Le nouveau Google conservera notamment le moteur de recherche, les activités publicitaires, YouTube, le système d'exploitation mobile Android, les cartes Maps ou encore Gmail. Les activités annexes, plus éloignées de son cœur de métier comme Calico ou Nest (objets connectés), seront elles regroupées au sein d'Alphabet. La holding Alphabet sera dirigée par Larry Page, le co-fondateur et directeur général actuel de Google qui cèdera sa place à l'actuel vice-président du groupe Sundar Pichai. Et elle sera cotée en Bourse en lieu et place de Google. Avec RFI.fr
(mardi 11 aot 2015.)
Le titulaire d'un compte Facebook peut désormais choisir un e-héritier : 
Facebook annonce ce 12 février 2015 le déploiement d'une nouvelle fonction : celle-ci permet aux membres du réseau social de désigner une personne qui sera chargée de gérer leur compte après leur décès.   Cette fonction, Legacy Contact, n'est pour le moment accessible qu'aux Etats-Unis mais Facebook va la déployer petit à petit dans d'autres pays. Elle apparaît dans la partie sécurité des paramètres du compte et permet de choisir un contact qui « héritera » dudit compte. Cette personne peut être un membre de la famille ou un ami, peu importe. Une fois désignée, elle sera avertie par un message et devra donner, ou non, son accord.   Dès que Facebook sera averti du décès d'un de se membres, sa page sera transformée en mémorial et l'expression « Remembering » (en souvenir de) apparaîtra au-dessus du nom du titulaire du compte. Son contact désigné pourra alors y épingler un dernier message en haut de sa Timeline, accepter de nouvelles demandes « d'amis », mettre à jour les photos de profil et de couverture.   Il ne pourra en revanche pas se connecter comme le titulaire de la page et voir ses messages privés. Enfin, si le titulaire du compte l'y autorise, le contact « héritier » pourra aussi récupérer une archive de tout ce qui aura été partagé sur ce compte Facebook (photos, messages et contenu du profil).   Cette nouvelle possibilité s'ajoute à ce que proposait déjà Facebook : à savoir la suppression pure et simple du compte ou sa transformation en mémorial.   @01net.com
(jeudi 26 fvrier 2015.)
Microsoft Word et Powerpoint accessibles gratuitement depuis les mobiles : 
Microsoft a annoncé jeudi la mise à disposition gratuite sur les smartphones et tablettes d'une version allégée de ses produits vedettes, la suite Office regroupant le traitement de texte Word, le tableur Excel et les présentations PowerPoint. L'ouverture d'Office à l'écosystème du grand rival Apple avait été l'une des premières grandes ruptures imposées par le nouveau patron du groupe informatique américain, Satya Nadella: une application Office pour la tablette iPad avait été lancée fin mars. Payer pour des fonctionnalités élargies uniquement Son utilisation nécessitait toutefois jusqu'à présent le paiement d'un abonnement à Office 365, la version dématérialisée en ligne de la suite de bureautique.L'application mobile d'Office sera désormais utilisable gratuitement, même si Microsoft souligne dans l'un de ses blogs officiels que l'abonnement à Office 365 permettra d'accéder à «des fonctionnalités d'édition et de collaboration élargies, un stockage illimité sur OneDrive, une intégration avec (le service de stockage en ligne concurrent) Dropbox et une série d'autres avantages». Une version adaptée à l'iPhone L'abonnement reste également nécessaire pour utiliser les logiciels d'Office sur un ordinateur classique. Outre l'application pour iPad qui, selon Microsoft, a déjà été téléchargée plus de 40 millions de fois, une version adaptée à l'iPhone d'Apple est également lancée jeudi.Microsoft promet aussi pour l'an prochain une autre application Office pour les tablettes de diverses marques utilisant le système d'exploitation Android de Google, ainsi qu'une version optimisée pour son prochain système d'exploitation Windows 10. Plus d'un milliard d'utilisateurs Microsoft revendique plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde pour Office, qu'il vendait traditionnellement sur supports physiques (disquettes, puis CD) mais qu'il s'efforce de plus en plus de proposer sous forme d'abonnement en ligne (Office 365) car cela représente une source de revenus plus régulière (Avec 20minutes.fr)  
(samedi 08 novembre 2014.)
L'ambitieux projet anti-cancer de Google : 
Pour permettre de diagnostiquer le cancer avec précision, le géant internet américain Google a dévoilé mardi un nouveau projet de recherche. Il sera question pour une équipe de scientifiques d'étudier la possibilité d'utiliser les nanoparticules dans la détection de la maladie. "Les nanoparticules pourraient être ingérées sous la forme de comprimés afin de pénétrer dans le sang," explique la firme américaine dans une note de présentation du projet. "Elles seraient conçues pour repérer et se fixer sur un type particulier de cellules, comme les cellules tumorales." L'étape suivante, le diagnostic à proprement parler, consistera à associer les nanoparticules ingérées "à un objet connecté équipé de capteurs spéciaux". Selon les précisions de Google, différentes techniques de transmission non invasives, comme les ondes radio ou lumineuses, sont étudiées dans le cadre de la recherche. "Nous proposerons la technologie sous contrat de licence à des partenaires, afin qu'il développent des produits dont l'efficacité et la sécurité pourront être testés lors d'essais cliniques", indique encore le groupe américain. Le projet est piloté par "Google X", la branche du géant internet travaillant sur des projets futuristes comme les voitures sans chauffeur (Google Car), les lunettes interactives (Google Glass), ou le projet Loon utilisant des montgolfières comme relais internet. (Avec BBC)
(mardi 28 octobre 2014.)
Le nom de domaine "Ebola.com" vendu pour plus de 170 000 euros : 
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. L'épidémie d'Ebola a permis aux propriétaires du nom du site internet Ebola.com de réaliser une belle opération financière en revendant leur nom de domaine pour plus de 200 000 dollars (170 000 euros), vendredi 24 octobre. Le vendeur du nom Ebola.com est l'entreprise Blue String Ventures, basée dans le Nevada, qui se décrit comme une société investissant dans des noms de domaine et de marques sur internet. L'acheteur est une société établie en Russie, appelée WeedGrowthFund, connue auparavant sous le nom de Ovation Research.  Le site Ebola.com contient des articles sur la maladie et des réponses aux questions les plus fréquentes sur la fièvre hémorragique qui a causé la mort de près de 4 900 personnes depuis le début de l'année. La société a déboursé 50 000 dollars (40 000 euros) en liquide, ainsi que 19 192 actions de la société Cannabis Sativa, qui promeut l'usage médical de la marijuana, pour un montant de près de 170 000 dollars (134 000 euros). Les raisons derrière la vente du nom de domaine ne sont pas connues, mais le patron de Cannabis Sativa, l'ancien gouverneur du Nouveau-Mexique GaryJohnson, a déclaré publiquement penser que le cannabis pourrait être utile dans les traitements pour soigner le virus de la fièvre hémorragique. (Avec francetvinfo)
(samedi 25 octobre 2014.)

Cela fait plus de deux mois que l'opposant congolais Etienne Tshisekedi est en convalescence à Bruxelles. Sa famille assure qu'il va bien, mais son absence prolongée de la scène politique alimente les spéculations et a déclenché une véritable bataille pour sa succession à l'intérieur de son parti, l'UDPS. Un parti tiraillé entre les pros et les anti-Félix Tshisekedi, le fils de l'opposant, accusé par certains de profiter de la situation pour écarter de potentiels concurrents.

La bataille n'est pas officiellement déclarée, mais « elle est acharnée », assure un cadre de l'UDPS. Parmi les principaux protagonistes, Felix Tshisekedi, accusé par détracteurs de « séquestrer » son père à Bruxelles, et de profiter de sa maladie pour mieux capter son héritage. En témoigne selon eux cette tournée dans l'intérieur du pays qu'il effectue depuis plusieurs semaines. Une tournée aux allures de « pré campagne électorale », estiment certains.

« L'UDPS a besoin d'être redynamisé », rétorque Félix Tshisekedi. Lui assure ne pas chercher à se positionner comme le dauphin, mais se dit prêt à « servir les intérêts de son parti en cas de besoin ». Reste que ces derniers mois, plusieurs concurrents potentiels ont été écartés. Albert Moleka, ex-directeur de cabinet d'Etienne Tshisekedi. Et également Claude Kiringa, le représentant de l'UDPS au Canada, accusé par Félix Tshisekedi d'avoir fait fuiter un rapport interne dans la presse. Un rapport qui préconisait justement l'organisation d'un congrès anticipé au sein du parti pour préparer la succession.

Claude Kiringa conteste son éviction et accuse Félix d'usurper les pouvoirs de son père. « Personne ne peut usurper les pouvoirs du président », s'insurge Claude Kiringa. Plusieurs représentants de l'UDPS à l'étranger ont prévu de se réunir dans les semaines qui viennent pour organiser leur riposte. « Quand on va en guerre, il faut bien mesurer ses forces », prévient l'un d'entre eux.

Kinshasa, 18/10/2014 (Rfi via Aucongo.cd)

Publié dans Actualités

Les députés ont jugé recevable le projet de loi de finance 2015 au cours de la plénière du mercredi 15 octobre. Ils se sont prononcés après les réponses du Premier ministre à leurs questions soulevées après la présentation du budget.

Matata Ponyo a reconnu des dépassements budgétaires qui, a-t-il déclaré, ternissent l’image de la crédibilité du budget national. Lors de l’examen du projet de loi de reddition des comptes de l’exercice 2013, certains députés avaient déploré des dépassements dans certaines rubriques de ce budget.

Au sujet de la faiblesse dans la mobilisation des recettes publiques que certains députés avaient déplorée, il a affirmé que des efforts sont fournis pour les corriger. « Les multiples reformes que nous avons engagées vont dans ce sens », a-t-il indiqué.

Matata Ponyo a ajouté que pour mobiliser davantage les recettes, son gouvernement comptait également sur les effets d’un certains nombre de textes encore en discussion au Parlement.

Il a notamment cité des projets de loi relatifs aux assurances, aux hydrocarbures, à l’électricité, au partenariat public-privé ainsi qu’aux mines.

Le Premier ministre a dit compter sur l’Assemblée nationale pour leur « finalisation diligente ».

Pour Matata Ponyo, l’élaboration d’un bon budget nécessite l’implication de toutes les institutions politiques.

« En effet, a-t-il expliqué, les questions de fraude et d’évasion fiscale notamment dans la phase d’exportation, la lutte contre l’impunité et l’exercice efficace du contrôle exige que les institutions ad hoc soient renforcées et exercent effectivement leurs missions. Le gouvernement a dons besoin d’être soutenu à ce sujet. »

Le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, propose un budget chiffré à 9,09 milliards de dollars pour l’exercice 2015. Un budget dont les recettes proviennent à 79% des ressources internes et à 21% des ressources extérieures. Le projet a été envoyé à la commission économique et financière de l’Assemblée pour des ajustements avant qu’il ne soit soumis au vote.

Kinshasa, 16/10/2014 (Radiookapi via Aucongo.cd)

Publié dans Actualités

Que le temps passe vite ! Voilà déjà un an depuis la clôture des travaux des Concertations nationales qui semblaient incarner tant d’espoirs pour les partis politiques, tant de la Majorité présidentielle que de l’Opposition politique, qui avaient participé à ce forum politique. Mais, qu’en est-il une année après ? En d’autres termes, que reste-t-il de la cohésion nationale aujourd’hui ? Voilà qui préoccupe bon nombre d’observateurs surpris de constater que, les concertateurs ne parlent plus le même langage alors qu’ils étaient « très unis » il y a seulement un an. Apparemment, beaucoup d’eau a coulé sous le pont depuis la fin des travaux au point que c’est un autre discours, un discours discordant qu’on entend depuis quelques temps. Faut-il parler d’échec par rapport à l’objectif poursuivi ?

Parmi les trois grandes formations politiques de l’Opposition au regard du nombre des députés nationaux enregistrés seul le Mouvement de libération du Congo (MLC) avait pris part aux travaux des Concertations nationales. L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et l’Union pour la nation congolaise (UNC) avaient carrément boycotté les Concertations nationales. L’UDPS exigeait que l’on revienne sur les élections de 2011 au motif qu’on avait volé la victoire d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba tandis que l’UNC de Vital Kamerhe militait pour la tenue, non des Concertations nationales, mais du dialogue. Il ne s’agissait pas du tout d’une guerre de terminologie, mais de la revendication d’un forum regroupant la Majorité et l’Opposition.

LES « CONCERTATEURS » DIVISES UN AN APRES LES TRAVAUX

Que reste-t-il encore des recommandations des travaux des Concertations nationales aujourd’hui ? Dans le camp de l’Opposition politique, la division bat son plein. D’abord, lorsqu’est née la plateforme " Opposition républicaine " (OR), le MLC n’a pas du tout adhéré à cette logique, premier indice. Par la suite, au sein même de l’OR où on avait investi Léon Kengo wa Dondo en qualité d’autorité morale, les divergences sont apparues au grand jour au gré des enjeux. Le coordonnateur Jean-Pierre Lisanga Bonganga et une bonne partie des membres ont fini par claquer la porte et ont, par la suite, embouché la trompette en s’opposant à la révision constitutionnelle. D’autres opposants se sont aussi opposés à la révision constitutionnelle.
En fin de compte, au moment où l’on s’y attendait le moins, Léon Kengo wa Dondo, en sa qualité de président du Sénat, a profité de la rentrée parlementaire pour s’opposer, lui également, à la révision constitutionnelle. Au point que, c’est l’impression qui se dégage, la cohésion nationale est battue en brèche dans les rangs de l’Opposition politique. Surtout que Kengo n’est pas seulement président du Sénat ou autorité morale de l’Opposition républicaine. Il est aussi co-président des Concertations nationales et donc chargé, comme Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale et secrétaire général de la Majorité présidentielle, du suivi des recommandations des assises du palais du peuple. L’union qui prévalait entre les concertateurs a vite cédé la place aux grandes divergences qui semblaient avoir été aplanies lors des Concertations nationales.

DES FISSURES AUSSI AU SEIN DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

Même son de cloche au sein de la Majorité présidentielle. En dehors de quelques membres qui ne semblaient pas du tout soutenir la révision constitutionnelle, la guéguerre Minaku-Matata a aussi révélé au grand jour quelques fissures au sein de la famille politique. Il a même fallu l’intervention personnelle du Rais, en sa qualité d’autorité morale, pour remettre de l’ordre dans la boutique parce que des camps commençaient à se former pour se rentrer dedans. Et cela, sans oublier la guerre des postes au Gouvernement où les chefs des partis politiques réclament leur "droit divin " en exigeant de siéger au sein du Gouvernement plutôt que d’y déléguer d’autres membres du parti. Avec des sons de cloche discordants, la cohésion nationale demeure loin d’unir tous les partenaires de la Majorité.
C’est dire qu’un an après les travaux des Concertations nationales, la cohésion nationale semble connaître des fissures qui exigent quelques réparations. Sinon, la cohésion nationale n’existera plus que de nom. Or, l’initiative était d’abord partie de la Majorité présidentielle pour ensuite s’étendre à l’Opposition politique. Mais, aujourd’hui, cette union s’est effilochée au risque de tout ramener à la case de départ, y compris la centaine des recommandations adoptées ensemble qui n’ont jamais connu un début d’application. Rien qu’à voir les divergences fondamentales entre les deux co-présidents des Concertations nationales chargés, par ailleurs, du suivi des recommandations, on se demande si la cohésion nationale vaut encore la peine d’être proclamée aujourd’hui sur tous les toits comme hier.

UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR SYMBOLISER LA COHESION

Lors de sa réponse, le 23 octobre 2012, aux « Concertateurs » après la clôture, le 05 octobre, des travaux des Concertations nationales, le chef de l’Etat avait déclaré au Palais du peuple : " Je vous ai compris ". La valse d’applaudissements qui avait suivi en disait long sur la plus grande préoccupation des « concertateurs », à savoir la mise sur pied du Gouvernement de cohésion nationale. En fait, la première de toutes les recommandations et celle qui était la plus attendue, c’était le nouvel Exécutif devant symboliser la cohésion attendue. Mais, avec la cacophonie qui s’est installée dans le camp des « concertateurs », on est en droit de se demander ce qui reste encore de la cohésion nationale aujourd’hui. Surtout que la guerre qui sévissait à l’Est de la RDC à l’époque n’existe plus à ce jour.
Or, c’est cette guerre qui avait plaidé pour la cohésion nationale afin de permettre aux Congolais de s’unir et de parler le même langage face à l’ennemi commun qu’était le Mouvement du 23 mars. C’est dire que la cohésion nationale tant recherchée s’est un petit peu éloignée. Dans ces conditions, soutiennent les observateurs, même le Gouvernement risque de ne pas répondre aux attentes des « concertateurs » ou à la volonté originelle des partisantes à la grand-messe du palais du peuple. Certains observateurs mettent toutes les fissures apparues entre les « concertateurs » sur le compte de la longue attente du Gouvernement de cohésion nationale. Si ce Gouvernement avait été mis sur pied dans les meilleurs délais, on en serait peut-être aujourd’hui à voir ce qu’il fallait corriger pour réorienter les étapes de la cohésion.

(Avec Forum des As)

Publié dans Actualités

Les Nations-Unies ont salué jeudi 9 octobre "l'immense travail" réalisé par Kinshasa et ses partenaires dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola qui frappe une zone reculée du Nord-Ouest de la République démocratique du Congo.

"Je tiens à féliciter les agents de l'État, des Nations unies et de l'ONG Médecins sans frontières qui font un travail extraordinaire sur le terrain", déclare le chef de la Mission de l'ONU en RDC, dans un communiqué publié à son retour d'une visite dans la zone de Boende où sévit la maladie, à 800 km au nord-est de Kinshasa. "J'ai été particulièrement impressionné par leur dévouement et leur professionnalisme dans le combat contre cette terrible maladie", ajoute Martin Kobler. "Si tous les acteurs, ainsi que les villageois continuent à être aussi vigilant et sérieux dans cette lutte, la maladie pourra être maîtrisée dans les semaines prochaines", a-t-il ajouté.

Pour l'OMS et le gouvernement congolais, l'épidémie en RDC est distincte de celle qui frappe en Afrique de l'Ouest et qui a fait près de 3.900 morts depuis le début de l'année. Interrogé le 2 octobre, le ministre de la Santé congolais, Félix Kabange Numbi, avait déclaré que l'épidémie était "contrôlée" mais non encore "maîtrisée". Il faut attendre 42 jours sans nouveau cas confirmés pour déclarer la fin de l'épidémie. Celle-ci reste confinée au district de Boende et a fait officiellement 43 morts depuis la fin du mois de juillet.

(Avec Radiookapi)

Publié dans Santé

Cette année encore, depuis le 1er octobre, jour du lancement officiel de la très prisée loterie américaine, au 3 novembre, date de sa clôture, des milliers de Rd Congolais frappent aux portent des Etats-Unis d’Amérique. Ils veulent tenter leur chance, comme des millions d’autres personnes dans le monde qui rêvent d’avoir la nationalité américaine et bénéficier de ses avantages.

A Kinshasa, un tour rapide de quelques quartiers nous fait voir la même image : presque toutes les rues arborent des banderoles annonçant la DV Lottery. Les cybercafés où l’inscription et autres renseignements s’obtiennent ne désemplissent pas non plus. L’effervescence est perceptible. Mais que de pans entiers de la jeunesse d’un pays ne désirent qu’une chose, partir, cela inquiète. Car l’avenir d’un pays, c’est bien sa jeunesse...

Aux quatre coins de la capitale congolaise, Kinshasa, il n’est pas difficile de reconnaître ces cybercafés. Tous ou presque arborent soit les effigies du président américain Barack Obama soit le drapeau américain. Nous nous rendons dans un cybercafé à Masina Petro-Congo, un quartier populaire de Kinshasa. Le préposé nous confie après plusieurs négociations et beaucoup d’insistance qu’il effectue cette activité depuis plusieurs années. Et chaque année, le nombre de personnes qui sollicitent une inscription à la DV Lottery va croissant. Impossible cependant d’avoir un seul chiffre. Tout comme nous ne saurons pas combien de personnes se sont déjà inscrites cette année dans son cybercafé.
On apprend tout de même qu’ici on joue de facilitation et d’encadrement des candidats à la " Green card ". Le gars explique : " Quand nous recevons un client, nous lui expliquons la procédure. Nous lui faisons une photo, nous la traitons selon la norme requise, nous remplissons sa fiche nous mettons toutes ses informations en ligne. Pour ceux qui n’ont pas de boîte postale ou d’adresse électronique, nous mettons la nôtre à contribution. Mais ce qui est déterminant c’est la photo, quand la photo est bonne et remplit les conditions requises on a plus de chance de gagner la loterie américaine."
La loterie DV étant gratuite, le prix du service rendu par ces entreprises varie entre 5 et 10 dollars américains par personne.

LE REVE AMERICAIN SEDUIT TOUJOURS LES CONGOLAIS

Notre reportage nous amène dans un autre Cybercafé, en diagonal de l’ancien siège de l’Eglise Ministère Amen, dans la commune de Limete. Ici, l’accueil est plus chaleureux. Le gérant nous confie qu’une semaine après le début de la campagne d’inscription à la DV Lottery, son cyber café a déjà reçu une centaine de Congolais, tous sexes confondus, qui rêvent de fouler le sol américain. Selon lui, il y a autant d’hommes que de femmes qui viennent tenter leur chance.
Les candidats affirment tous vouloir émigrer aux Etats-Unis pour chercher " une vie meilleure ". " On nous dit que là-bas la vie est facile. C’est pour cela que moi et ma famille voudrions aller aux Etats-Unis pour gagner notre vie ", explique une jeune femme d’une trentaine d’années qu’accompagnaient son mari et leurs trois enfants, assis dans le cybercafé, attendant d’être enregistrés.
Dans la même salle, Aubin Kayombo, 32 ans, titulaire d’une Licence en Relations internationales confie que tous ses efforts pour trouver un emploi au pays après ses études universitaires n’ont pas abouti. " Les conditions de vie ici ne me rassurent plus. Comme chez nous ici le boulot est vraiment difficile, je préfère aller travailler aux Etats-Unis. Là-bas, je pourrai vivre mieux avec mes deux enfants."
Arthur Gulusa, 56 ans, fait aussi partie de nombreux candidats à la nationalité américaine. Il travaille dans le secteur du bois et semble bien gagner sa vie. Il nous livre ses motivations : " C’est juste parce que la vie est trop dure au pays. Il faut chercher ailleurs. " Gulusa a été encouragé dans sa démarche par le succès des personnes de son entourage. " J’ai le petit frère d’un ami qui a gagné cette loterie il y a 2 ans. Il est parti et ça se passe bien pour lui là-bas. J’ai également des amis qui sont partis s’installer aux Etats-Unis grâce à la loterie américaine ", explique-t-il.

OFFRIR DES PERSPECTIVES SUR PLACE AUX JEUNES

Quand on sous-entend que travailler dans le secteur très lucratif du bois et vouloir partir du pays c’est perdre la tête, Arthur Gulusa se défend : " Ce n’est pas principalement pour moi que j’ai joué à la loterie américaine mais pour les enfants. Moi, ça ne me dérange pas de rester ici au pays. "
La loterie DV permet chaque année à plus de 50 000 personnes dans le monde d’émigrer aux Etats-Unis d’Amérique. Pour beaucoup de jeunes Rd congolais, c’est la voie idéale pour gagner l’eldorado. Selon les chiffres fournis par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Kinshasa, environ 2000 Congolais avaient voyagé en 2010 pour les USA grâce à la loterie DV.
Mais cet engouement des Rd congolais désirant aller trouver de l’emploi et du bien-être aux USA inquiète. Car il charrie bien un message. Si des pans entiers de la jeunesse ne rêvent que d’une chose : partir, cela voudrait dire que les jeunes ont perdu confiance en leur pays. Les dirigeants congolais doivent se sentir interpellés. Il appartient au Gouvernement de prendre l’exacte mesure du phénomène et créer des conditions pour que ces jeunes vivent sur place. L’avenir d’un pays, c’est sa jeunesse, dit-on.

(Avec Forum des As)

Publié dans Société

Les Léopards de la RDC se sont regroupés lundi 6 octobre à Kinshasa, en prévision du match de la troisième journée -groupe D des éliminatoires de la Can 2015 prévu samedi contre les Eléphants de la Côte d’Ivoire.


L’entraineur congolais, Florent Ibenge a, à sa possession tous les joueurs évoluant à Kinshasa et ceux de Lubumbashi, excepté Joël Kimwaki blessé.

Ceux évoluant à l’étranger sont également arrivés ce lundi soir. Il s’agit de :

  • Zola Distel
  • Youssouf Mulumbu
  • Yannick Bolasie
  • Jeremy Bokila
  • Chancel Mbemba
  • Herve Kage
  • Cédric Mongungu
  • Junior Kabananga
  • Gabriel Zakuani
  • Nicaise Kudimbana
  • Isama Mpeko
  • Ntela Kalema

Neeskens Kebano est attendu ce mardi dans la soirée, mais avant dans la journée la fédération internationale de football association (Fifa) décidera s’il peut jouer pour la RDC. Ce joueur français d’origine congolaise a déjà livré des matches pour les bleus.
Par ailleurs, la première séance d’entrainement est programmée mardi 7 octobre au stade Tata Raphael, en raison de deux séances par jour jusque vendredi 10 octobre. Le stade sera réservé aux Ivoiriens, le même vendredi (14H30 GMT) pour la connaissance du terrain.

Quant aux Ivoiriens, Hervé Renard a choisi la capitale économique ivoirienne (Abidjan) pour le travail d’avant-match avec un groupe de 28 joueurs au lieu de 29. Le jeune attaquant bordelais Touré Thomas ayant finalement manifesté le désir de se «donner un temps» de réflexion pour revêtir la tunique orange. Il est Franco-ivoirien.

La préparation des Eléphants a débuté ce lundi. Selon le site de la Fédération ivoirienne de football (Fif), les entrainements s’effectueront notamment au Centre technique national de Bingerville, au stade Félix Houphouët-Boigny et au stade Robert Champroux.
Les Ivoiriens sont attendus à Kinshasa le jeudi 9 octobre pour regagner Abidjan le dimanche 12 octobre. La réception des Congolais pour la quatrième journée de ces éliminatoires est programmée pour le mercredi 15 octobre à 17h GMT au stade Félix Houphouët- Boigny.

Kinshasa, 07/10/2014 (Radiookapi Paluku via aucongo.cd)

Publié dans Sports

Aucun nouveau malade d’Ebola n’a été enregistré depuis onze jours dans le territoire de Boende à l’Equateur. «La situation est sous contrôle et  sous la maîtrise des équipes de surveillance entre Boende et Djera», a affirmé samedi 4 octobre le Dr Justus Nsio, expert épidémiologiste et coordonnateur du plan de contingence de l’épidémie dans ce territoire.

Entre-temps, dans les rues de la cité, les avis sont partagés sur les origines de l’épidémie.

Le Dr Justus Nsio a assuré que la situation était bien suivie par les équipes de surveillance mises en place:

«La situation de la riposte contre l’épidémie de la maladie à virus Ebola est sous contrôle. C’est dans le calme, parce que toutes les équipes travaillent correctement. Et maintenant, on est à onze jours sans nouveau cas confirmé. Normalement, nous  regardons cette situation par rapport au nombre de personnes qui se font contaminer et ces personnes-là sont dépistées par les équipes de surveillance.»

D’après lui, il faut attendre 42 jours à partir du 26 septembre pour décréter la fin de l’épidémie, à condition qu’il n’y ait pas un autre nouveau cas pendant cette période.

A la question de savoir combien de personnes ont été guéries de cette maladie, Dr Nsio a réagi: 

«Jusque là, nous sommes à 17 % de guérison ici dans la cité de Boende. Mais, il faut se dire qu’au début, c’est toujours comme ça; lorsque la communauté n’est pas très informée et que les cas trainent longtemps à la maison au lieu de se faire soigner au niveau des formations médicales. Ce sont des cas qui ont été dépistés tard.»

Controverse à la cité

La vie à Boende, chef-lieu du district de Tshuapa dans l’Equateur poursuit son rythme normal, en dépit de ce que les habitants considèrent comme l’«extrapolation de la maladie à virus Ebola.» Certains pensent même que «cette maladie a été inventée et importée à la cité» par des gens qui veulent se faire de l’argent.

«La maladie nous est importée. Nous ne voyons pas les dépouilles des personnes mortes d’Ebola. On apprend seulement les nouvelles de décès et on se protège. Il n’y a pas d’Ebola ici. C’est du mensonge… », a affirmé une vendeuse au marché de Boende.

Une autre frange de la population croit à l’existence de la maladie et insiste plutôt sur l’observance stricte du protocole des mesures préventives. «La maladie existe. Si d’autres personne doutent de cela, c’est par ignorance», a estimé un jeune de la cité. «Nous nous lavons les mains. Nous respectons les conditions hygiéniques », a-t-il poursuivi.

Presque tout le monde évite de se saluer par la main, notamment dans les paroisses où les prêtres se désinfectent les mains avant de donner la communion aux fidèles.

Cependant, certaines personnes se plaignent de la stigmatisation dont font l’objet les malades – même du paludisme – de la part des personnels de la santé. Ces derniers les assimilent tous aux victimes d’Ebola.

«Ici à Boende, lorsque vous tombez malade et vous allez à l’hôpital, c’est la méfiance des personnels de santé qui vous fuient», a témoigné un habitant.

Selon un médecin étranger, on assiste à une «crise sanitaire» en RDC, où «les structures de santé sont déshumanisées.» Il faut bien gérer le stress des malades et des intervenants, a-t-il suggéré.

C’est ainsi que la Monusco a dépêché à Boende une équipe des volontaires pour apporter un appui logistique au système sanitaire et pour la prise en charge psychosociale.

Selon les dernières statistiques du ministère de la Santé, une quarantaine de personnes sont décédées d’Ebola sur les 68 cas enregistrés depuis le mois d’août dernier à Djera, où l’épidémie avait été déclarée.

Kinshasa, 06/10/2014 (Radiookapi via aucongo.cd)

Publié dans Santé

La Cour Suprême de justice a condamné jeudi 11 septembre le député de l’opposition Jean-Bertrand Ewanga à 12 mois de prison ferme pour offense au chef de l’Etat Joseph Kabila mais aussi pour outrage au président des deux chambres du parlement et au Premier ministre Matata Ponyo.

Le secrétaire général de l’UNC avait été arrêté le 5 août dernier au lendemain d’un rassemblement de l’opposition tenu à la place Sainte Thérèse de N’djili dans l’est de Kinshasa. C’est au cours de ce meeting que Jean-Bertrand Ewanga avait tenu les propos qui ont conduit à sa condamnation.

L’UNC et de nombreux partis de l’opposition sont défavorables à une modification de la constitution qui permettrait à Joseph Kabila dont le dernier mandat présidentiel s’achève en 2016 d’en briguer un autre.

Jeudi dans la mi-journée, avant le verdict du procès Ewanga, le président de l’UNC Vital Kamerhe a estimé qu’« il n’existe aucune infraction qualifiée d’offense au chef de l’Etat» dans les lois congolaises, invitant à la même occasion Joseph Kabila à privilégier l’apaisement politique en RDC en «tournant la page».

Kinshasa, 13/09/2014 (Radiookapi via aucongo.cd)

Publié dans Actualités
mercredi, 10 septembre 2014 17:18

RDC : Et si Matata conservait son fauteuil ?

La situation politique évolue de plus en plus dans le sens de la reconduction de Matata Ponyo à la tête du gouvernement de Cohésion nationale. Sa rencontre avec Kabila, des consultations avec les alliés,… sont des signes qui ne trompent pas. Sauf changement de dernière minute, l’on parlera bientôt de Matata II.

Comparé à ses challengers, le choix non encore officieux de Joseph Kabila, l’actuel locataire de la Primature garde une longueur d’avance dans cette bataille de sept prétendants pour un mari

La succession de Matata fait l’objet de moult réactions au sein des états-majors politiques aussi bien du pays que de l’étranger. Kabila, toujours imprévisible, pourrait finalement réaliser sa promesse. Celle faite à la nation le 23 octobre 2013 à la clôture des Concertations nationales : la mise sur pied d’un gouvernement de Cohésion nationale. Mais, peu importe le temps que cela aura pris, il fallait tourner sa langue sept fois, peser aussi longtemps que cela pourrait durer le blé et l’ivraie, séparer le blé et la paille,…

Un gouvernement imminent

L’avènement du gouvernement de cohésion nationale est de plus en plus imminent : une question d’heures ou de jours ? Kabila le sait mieux que quiconque. D’aucuns continuent à croire que tout sera connu avant la rentrée parlementaire de ce lundi 15 septembre, date qualifiée par certains observateurs de ligne rouge à ne pas franchir. Mais en dépit de la nécessité, la loi ne contraint pas Kabila à une date quelconque quant à ce.

Le lundi prochain s’ouvre la session parlementaire. Une session essentiellement budgétaire. D’où, la nécessité d’avoir un gouvernement responsable aux affaires et non celui qui expédie continuellement les affaires courantes, quand bien même le principe de continuité de l’Etat est à rappeler en pareille circonstance. Mais ce qui se conçoit bien, par celui qui doit l’exécuter, s’exécute dans le strict respect de ce qui a été conçu. Et le résultat ? Un bilan positif réel sera dressé en fin de compte.

Joseph Kabila a reçu Matata Ponyo le lundi matin pendant deux heures environ. Que se sont-ils dits ? Rien d’officiel n’a filtré de cet entretien à huis clos. Encore une fois, vive la rumeur et la supputation ! Dans certaines rédactions, dans des salons huppés, les téléviseurs sont restés allumés jusque très tard pour attendre l’irruption sur le petit écran de la presse présidentielle, munie d’une ordonnance de vie pour les uns, de mort pour les autres pour en faire la lecture. Mais encore rien.

Il sied néanmoins de dire que bientôt ça casse ou sa passe. Soit la randonnée avec Matata s’achève, soit la croisière se poursuit. C’est sans nul doute la matière au menu du lundi matin entre le Président de la République et le Premier ministre. Toutefois, voir Matata visiblement requinqué, ragaillardi, rime avec la reconduction à la tête du tout prochain Gouvernement. En plus, voir Matata voyager en Allemagne pendant ce temps qui court, ne peut que rassurer quant à sa reconduction.

Des départs en cascade pressentis

Malgré la conception pro révisionnistes de ceux qui ambitionnaient entre autre la Primature, Matata Ponyo jouit encore et de plus en plus de la faveur des pronostics, de la confiance aussi bien du chef de l’Etat, des partenaires étrangers,… plus essentiellement les boulangers des institutions de Breeton Woods ainsi que de l’opinion nationale en général.

Les ¾ qui tomberaient, c’est à cause d’un bilan pas du tout alléchant. Heureux les méritants, les traditionnels amis de la presse, ceux qui ont produit et vendu leur résultat, pignon sur rue.

Quant aux autres, l’affaire entre dans le suprasensible, aux amulettes, aux feuilles et aux cornes, à défaut de prier le vrai Dieu pour les maintenir dans leurs actuels fauteuils si possible. Ce sont parfois des choses qui paient, pour le temps que ça le peut, pourvu que les ministrables soient tous des hommes et des femmes au moral de guerre pour une bataille tous azimuts pro kabiliste. « Dehors toute la queue traînante du gouvernement Matata I » ! C’est le slogan. Ils sont estimés à 75% des membres du gouvernement.

Quant à l’homme à la cravate rouge, il en ressort visiblement ragaillardi ; qu’a-t-il reçu de Joseph Kabila ? Soit de grandes assurances si jamais il devait sortir ; soit la continuité pure et simple. C’est cette deuxième qui est la plus plausible. Alors qu’à maintes reprises, le nouveau gouvernement a été annoncé, les fruits n’avaient toujours pas tenu la promesse des fleurs.

Les derniers indices en date sont donc plus éloquents. De plus, la population attend de pied ferme l’avènement de ce nouveau gouvernement comme une bouée de sauvetage ; si pas une goutte d’eau qui vient tomber dans une terre aride, altérée et sans eau.

Au regard du bilan

9 mai 2012- 09 septembre 2014, cela fait vingt-huit mois, jour pour jour, que le gouvernement Matata est aux affaires. Au regard des missions lui confiées, le Premier ministre jouit d’un bilan largement positif : stabilité du cadre macroéconomique, amélioration du transport en commun avec la création de l’entreprise publique Transco, construction de logements sociaux à la pépinière de Bandalungwa, la renaissance de DAIPN (le Domaine agroindustriel présidentiel de la N’Sele) et la conception des parcs agro-industriels dont celui de Bukanga Lonzo dans le Bandundu, le taux de croissance à 8,8%, bancarisation des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat, construction des routes, hôpitaux, écoles, aérogare modulaire de N’Djili,...

L’on notera aussi la publication de la liste des bénéficiaires de la loi d’amnistie, tant il était aussi clair qu’une fois les amnisties prononcées, le temps de la nomination du nouveau gouvernement devait venir. Bref, Matata Ponyo n’a pas démérité, les résultats des missions lui dévolues témoignent largement en sa faveur, même s’il est encore des domaines à parfaire.

Si le glas sonne, c’est sans aucune surprise. L’homme à la cravate rouge aurait amorcé certaines consultations avec les alliés depuis plus d’une semaine. En tout cas pas en tant qu’informateur, mais plutôt dans sa cornette de formateur attitré. C’est le premier signe qui ne trompe pas.

Et le deuxième serait, à l’occasion de cette rencontre du matin du 8 septembre, à révéler à qui de droit, en l’occurrence le chef de l’Etat le fruit de ses consultations avec le Palu d’Antoine Gizenga Fundji, qu’il avait reçu en début de week-end ; l’ARC d’Olivier Kamitatu Etsou le matin même,… tout le monde se veut inviter, surtout ceux qui pensent y trouver une mangeoire aménagée.

Pourtant Matata ne voit que ce que dit la bible : « chercher à plaire à celui qui vous a enrôlé ». Il va sans dire qu’il n’est pas seulement question de remplir sa tâche, mais de bien la remplir.

Cela étant, les ministres de la honte seront largués par-dessus la troisième corde. Mais là aussi, il faudra qu’avant la remise et reprise, au lendemain du remaniement, soit passé au crible les avoirs des ministres, sortants, entrants et restants, transparence oblige. Tout compte fait, il sera de bon aloi que soit mise sur pied une équipe de bosseurs sachant concilier aussi bien la technicité et la politique. Le profil robot doit prévaloir. Le temps n’est plus à l’amateurisme.

Matata est aussi une occasion de chute pour beaucoup. Au sein de la MP, tant sa tête a été tant revendiquée, il n’est pas exclu que les mécontents se dessinent ; pourtant tout le monde n’a pas droit au chapitre tant le critérium casse. En plus, ce n’est plus le temps du partage de gâteau où l’on doit nécessairement prendre part à la valse et marquer son pas ; encore moins enfiler son maillot, se jeter à l’eau et jouer au water-polo.

Kinshasa 10/09/2014 (Groupelavenir via aucongo.cd)

Publié dans Actualités
mercredi, 10 septembre 2014 16:54

Can 2015 : la RDC domine la Sierra Leone (2-0)

Après la défaite face au Cameroun, les Léopards de la RDC ont réussi à se relancer dans la course pour la qualification à la Can 2015 face à la Sierra Leone. Les Congolais ont dominé les Sierra léonais ce mercredi 10 septembre à Lubumbashi sur le score de deux buts à zéro. Dominateurs dans le jeu sur l’ensemble du match, les Léopards ont portant mis du temps pour vraiment entrer dans la partie et se montrer dangereux.

Le match : 2-0

Pour affronter la Sierra Leone, Florent Ibenge a quelque peu revu son équipe. Il a remplacé Youssouf Mulumbu, blessé lors du match face au Cameroun. Le technicien congolais a également fait débuter Kasusula et Lusadisu qui n’avait pas joué face aux Lions indomptables.

Sur son couloir gauche, Kasusula a été précieux durant toute la partie. C’est de lui qu’est partie la première frayeur de la défense sierra léonaise. Dans les premières minutes de jeu, il centre fort dans la surface de réparation sierra léonaise mais aucun attaquant congolais ne parvient couper la trajectoire du ballon.

La prochaine journée de ce groupe D opposera la RDC à la Côte d’Ivoire et le Cameroun à la Sierra Leone.

Il en sera ainsi de tous les centres venus des côtés. Il faudra attendre les dernières minutes de la première période pour voir Mubele reprendre un centre-tir de Kasusula. Le portier sierra léonais qui veillait au grain parvient à dévier le ballon.

C’est à peu près tout ce qu’on peut retenir de la première période congolaise.

De leur côté, les Sierra léonais procèdent en contre et passent à deux doigts de surprendre leurs adversaires sur deux contre-attaques menées superbement. Ils pèchent dans le dernier geste.

C’est logiquement que les deux équipes rentrent aux vestiaires sur le score de zéro but partout.

Il fallait attendre la seconde période pour voir les meilleures occasions de ce match partie.

Et ce sont les Congolais qui débutent le mieux cette période. Plus combattifs et plus précis dans les transmissions se trouvent mieux et se montrent véritablement dangereux.

A la 51e minute de jeu, Kasusula, toujours remuant sur son couloir gauche trouve Mubele dans la surface de réparation sierra léonaise. L’attaquant de V.club qui a réussi à se faire oublier dans les deux défenseurs centraux de la Sierra Leone ouvre le score.

Forts de leur avance au score, les Congolais gèrent le match, laissant l’initiative du jeu à leurs adversaires.

Les Sierra léonais visiblement fatigués par une première mi-temps au cours de la quelle ils ont bien organisés et très disciplinés ne parviennent plus à se monter bien dangereux.

C’est dans les dernières minutes de la partie que les Congolais se mettent définitivement à l’abri. Mabwati déborde sur le côté droit et trouve Bokila dans la surface de réparation. L’avant-centre congolais qui a remplacé Mubele marque.

Les Léopards relancés

Après la défaite face au Cameroun, les Congolais savaient que le résultat de cette rencontre face à la Sierra Leone allait être très important dans la suite de la course des Léopards pour la qualification à la Can 2015.

Cette victoire relance les Léopards dans un groupe qui semble très serré et où chaque victoire risque d’être décisive.

Kinshasa, 10/09/2014 (Radiookapi via aucongo.cd)

Publié dans Sports
Page 1 sur 6

Offres d'emploi

Bourses d'études

Kinshasa - RD Congo : 30 novembre 2020.

Restez connecté(e) :




Copyright © AuCongo.net, 2020 - Tous droits réservés. Un produit de NSAT Sprl.
Developped by IT Group

Nous suivre!:)

Cliquer Ici!

Restez informer en 1 clic!